Rechercher
Rechercher

Points de vue - Commentaire

Parier sur Chareh contre le Hezbollah, un risque pour la Syrie et le Liban


Parier sur Chareh contre le Hezbollah, un risque pour la Syrie et le Liban

Des personnes arborent des drapeaux syriens et libanais lors d’une visite du ministre syrien des Affaires étrangères dans la ville de Tripoli, dans le nord du Liban, le 2 juillet 2026. Photo Fathi al-Masri/AFP

Le 16 juin 2026, en marge du sommet du G7 en France, Donald Trump a proposé à l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad al-Thani, que la Syrie « s’occupe du Hezbollah » plutôt qu’Israël. L’objectif américain semble être de soustraire le Liban à l’orbite iranienne, ou du moins de réduire la capacité de Téhéran à en faire un levier stratégique. Or le nouveau régime de Damas n’a pas encore démontré qu’il pouvait stabiliser la Syrie elle-même, après la chute de Bachar el-Assad. Surtout, opposer une Syrie sunnite à un Hezbollah chiite – et, par extension, à l’Iran – risquerait d’exacerber les tensions confessionnelles et de transformer un conflit géopolitique (États-Unis et Israël contre Iran) en affrontement confessionnel concentré au Liban.La proposition n’avait rien d’une simple sortie. Le lendemain, Trump affirmait avoir évoqué le Hezbollah avec...
Le 16 juin 2026, en marge du sommet du G7 en France, Donald Trump a proposé à l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad al-Thani, que la Syrie « s’occupe du Hezbollah » plutôt qu’Israël. L’objectif américain semble être de soustraire le Liban à l’orbite iranienne, ou du moins de réduire la capacité de Téhéran à en faire un levier stratégique. Or le nouveau régime de Damas n’a pas encore démontré qu’il pouvait stabiliser la Syrie elle-même, après la chute de Bachar el-Assad. Surtout, opposer une Syrie sunnite à un Hezbollah chiite – et, par extension, à l’Iran – risquerait d’exacerber les tensions confessionnelles et de transformer un conflit géopolitique (États-Unis et Israël contre Iran) en affrontement confessionnel concentré au Liban.La proposition n’avait rien d’une simple sortie. Le...
commentaires (1)

Ça ne s'est jamais vu dans l'Histoire qu'un pays ou une organisation intervienne pour les beaux yeux d'une autre... et á la demande d'une tierse partie en plus!. Meme les kurdes des differents pays et bien que ethniquement homogenes ne se pretent pas assistance directe et immediate. Donc il n'y a pas de risques que Chareh intervienne en masse. Meme l'armée des Assad est entrée en 76 dans le cadre d'une force arabe multilaterale , par décision de la ligue arabe et á la demande du Liban (d'où par ailleurs la grosse erreur politique qui a compliqué les choses pour se débarasser d'eux).

Moi

13 h 56, le 07 juillet 2026

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Ça ne s'est jamais vu dans l'Histoire qu'un pays ou une organisation intervienne pour les beaux yeux d'une autre... et á la demande d'une tierse partie en plus!. Meme les kurdes des differents pays et bien que ethniquement homogenes ne se pretent pas assistance directe et immediate. Donc il n'y a pas de risques que Chareh intervienne en masse. Meme l'armée des Assad est entrée en 76 dans le cadre d'une force arabe multilaterale , par décision de la ligue arabe et á la demande du Liban (d'où par ailleurs la grosse erreur politique qui a compliqué les choses pour se débarasser d'eux).

    Moi

    13 h 56, le 07 juillet 2026

Retour en haut