Le président Joseph Aoun arrivant au Parlement, à Beyrouth, le 9 janvier 2025. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Le président Joseph Aoun a défendu dimanche, au cours d'une discussion avec des journalistes, ses prises de position en faveur de l'arrêt de la guerre avec Israël, notamment la signature de l'accord-cadre le 26 juin à Washington. « Je ne suis pas favorable à Israël, mais proposez-moi une autre solution, quelle qu'elle soit, et je la mettrai en œuvre », a-t-il lancé, à l'adresse de ceux qui rejettent l'accord, notamment le Hezbollah et le mouvement Amal.
« Certains me critiquent pour cet accord-cadre. Je pourrais bien rester au palais de Baabda sans me soucier d'un quelconque accord, mais dois-je laisser mon peuple mourir ? Dois-je rester les bras croisés et assister à ces guerres, au soutien qu'elles reçoivent, et à toute cette destruction et cette dévastation ? », s'est demandé le chef de l’État, tout en insistant sur le fait qu'il ne s'agissait pas d'un « accord définitif ». « À ceux qui s'opposent à cet accord, je suis preneur de toute solution ou tout accord qui nous permette de sortir de la guerre », a-t-il ajouté.
Joseph Aoun a par ailleurs affirmé avec insistance que le Liban « n'acceptera jamais la présence continue de troupes israéliennes sur son territoire », appelant à donner une chance au dialogue. « Essayons de parvenir à un résultat, et nous pourrons ensuite agir en conséquence. Mais m'opposer sans proposer d'alternative, alors que les guerres se poursuivent, je ne l'accepterai pas », a-t-il dit.
Le Liban et Israël ont conclu un accord-cadre visant à mettre fin à la guerre entre le Hezbollah et l'État hébreu, qui continue d'occuper une « zone tampon » de plus de 600 km2 au Liban-Sud, s'étendant jusqu'à dix kilomètres de profondeur. Le texte prévoit aussi le retrait des troupes israéliennes de deux « zones pilotes » au Liban-Sud. Cet accord a été salué par les opposants au Hezbollah, tandis que le tandem chiite appelle à suivre les négociations entre l'Iran et les États-Unis à Islamabad.
« La situation est différente aujourd'hui de celle du 17 mai (1983) », a par ailleurs expliqué le président de la République, en référence à l’accord mort-né du 17 mai 1983 signé entre les gouvernements libanais et israéliens de l'époque, en pleine guerre civile et invasion israélienne du Liban. Il a par ailleurs dit avoir rencontré au cours d'une visite à Notre-Dame de Harissa une femme venue de Nabatiyé qui lui avait raconté que sa maison avait été entièrement détruite. « Nous ne voulons pas la guerre, nous voulons la paix », lui a confié cette femme. « Je travaillerai pour tous les Libanais, et je les chéris tous. Je ne ferai aucune discrimination entre les Libanais. », a déclaré le chef de l’État.
L'armée garante de la paix civile
Interrogé sur l'armée libanaise, Joseph Aoun a insisté sur la cohésion de la troupe et assuré que personne ne pouvait miser sur sa division. Il a affirmé que l'armée remplissait ses missions de lutte contre la drogue, de maintien de la sécurité dans le sud et à Beyrouth, et de garantie de la stabilité malgré les circonstances difficiles. « Personne ne peut parier sur une division de l'armée. L'armée appartient à tous les Libanais, elle assure la sécurité et la stabilité, et elle le restera », a-t-il indiqué. Et d'ajouter : « Personne ne peut faire ressurgir la guerre civile. L'armée libanaise est la garante de la paix civile. »
Concernant sa visite prévue aux États-Unis, le chef de l’État a fait savoir qu'elle était maintenue, mais qu'il attendait de rencontrer l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, pour aborder les détails de ce déplacement à Washington. Selon le journal israélien Maariv, Donald Trump pourrait tenter, au cours de sa prochaine rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, de promouvoir une visite du président libanais ainsi qu’une réunion tripartite. La Maison-Blanche souhaite lier les contacts avec M. Netanyahu à une démarche régionale plus large autour du Liban, de l’Iran et d’éventuels arrangements à la frontière nord, souligne Maariv.
Joseph Aoun a enfin salué le rôle du président du Parlement Nabih Berry dans la prévention des conflits, et lui a réaffirmé son soutien dans cette entreprise. Il a aussi félicité les délégations diplomatiques et de sécurité pour leur performance pendant les négociations à Washington, la qualifiant d'« excellente » et soulignant leur « fermeté face aux négociateurs israéliens ».



Que ceux qui applaudissent l’accord entre l’Iran et les USA aillent le faire en Iran. Là bas, ils auront la totale liberté de parole, leurs femmes pourront circuler librement les cheveux en l’air, elles pourront se baigner en bikini dans des plages où le champagne coule à flots. L’Iran est le pays le plus libéral et les plus démocratiques pour tous les aveugles et les aveuglés
16 h 17, le 07 juillet 2026