Le président de la République libanaise Michel Aoun (g) et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, lors d'une réunion au palais de Baabda, le 3 octobre 2018. Photo Dalati et Nohra
Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a affirmé mercredi qu'il était "optimiste quant à la formation du futur gouvernement", à l'issue d'une rencontre avec le chef de l’État, Michel Aoun, la première depuis le 3 septembre quand il avait présenté une nouvelle mouture gouvernementale.
"Nous nous sommes mis d'accord avec le président de la République sur l'importance d'accélérer le processus de formation du gouvernement", a déclaré M. Hariri, qui a souligné "l'impact économique" sur le pays du retard dans l'établissement d'un nouveau cabinet. Il a affirmé que sa rencontre avec Michel Aoun avait été "positive" et qu'il était "optimiste" quant à un règlement prochain de la crise, annonçant qu'une nouvelle réunion aura lieu "très prochainement".
D'après des sources citées par notre correspondante à Baabda, Hoda Chedid, MM. Aoun et Hariri ont examiné lors de leur entretien "différentes versions possibles de la structure du gouvernement" et se sont mis d'accord sur une nouvelle rencontre, qui aurait lieu dans le courant de la semaine prochaine, après des concertations avec les différentes parties".
"Ils n'ont pas discuté de noms mais de versions alternatives", ont précisé ces sources, qui mentionnent "une réunion secrète" ayant eu lieu entre les deux hommes la veille du départ de M. Aoun à New York. "Après la paralysie du dossier de la formation du gouvernement, nous pouvons dire qu'il y a désormais un mouvement sérieux, même si nous ne pouvons pas encore définir de date précise pour la naissance du cabinet", ont ajouté ces sources, soulignant que cette naissance "reste liée aux facteurs et aux contacts établis sur les scènes locale et régionale".
Début septembre, lors de son dernier entretien avec le président Aoun, M. Hariri lui avait soumis une nouvelle proposition de gouvernement. Celui-ci avait rejeté la mouture présentée et affirmé que le gouvernement serait formé une fois que le Premier ministre désigné aurait présenté une formule "équilibrée".
Fin mai, le président Aoun avait confié à M. Hariri la mission de former le nouveau gouvernement, mais ce dernier bute sur de nombreux obstacles, liés notamment au nombre de portefeuilles attribués à chaque formation politique et à leur répartition. Les blocages se situent notamment au niveau des formations chrétiennes et druzes. Au niveau chrétien, le Courant patriotique libre (aouniste) estime que les exigences posées par les Forces libanaises sont trop élevées au regard de leurs résultats aux dernières élections législatives. Au niveau des formations druzes, le chef du Parti démocratique libanais, Talal Arslane, exige un siège pour sa formation dans le futur cabinet, ce qui est catégoriquement rejeté par son opposant politique, le leader druze Walid Joumblatt. Les revendications des députés sunnites non-affiliés au Courant du Futur (de Saad Hariri) posent également problème, M. Hariri refusant de leur attribuer un portefeuille.
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On se demande vraiment pourquoi ils se rencontrent...ils s'ennuient ? Et on est glacé par la froideur qui se dégage de cette photo...ces deux-là ne sont vraiment pas faits pour s'entendre ni se comprendre. Pauvre Liban dont l'avenir, en ce moment, dépend d'eux ! Irène Saïd
21 h 52, le 03 octobre 2018