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« Les insurrections paysannes du Mont-Liban » enfin sur le petit écran

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22/09/2018

Depuis 2017, le feuilleton Thawrat el-fallahine (Les insurrections paysannes) était impatiemment attendu par les téléspectateurs souvent invités, via les réseaux sociaux, dans les coulisses du tournage de cette mégaproduction signée Jamal Sanan et sa boîte de production, Eagle Films. Les acteurs et producteurs avaient même organisé une conférence de presse en octobre 2016 au cours de laquelle les acteurs et l’équipe de tournage furent présentés aux journalistes. Mais les négociations entre diverses chaînes et la boîte de production ont toujours échoué jusqu’à présent. La LBCI, elle, semble avoir enfin décroché le gros lot en achetant le droit de diffuser l’œuvre tant attendue. Depuis une dizaine de jours, les différents acteurs, la chaîne et les différents collaborateurs s’activent sur les différents réseaux sociaux afin de médiatiser Thawrat el-fallahine et faire la promotion du feuilleton.

La LBCI réserve par ailleurs à son public deux autres surprises sous forme de feuilletons dramatiques, à savoir Habibi el-ladoud avec pour vedette Yorgo Chalhoub et Sawani.

Thawrat el-fallahine est un grand projet qui a rassemblé des stars devenues célèbres sur le petit écran et d’autres moins connues, mais tout aussi douées et attachantes. Tanguant sur un scénario de la très célèbre Claudia Marchalian et sur le rythme de la baguette de Philippe Asmar, les stars Carlos Azar, Bassem Moughniyeh, Ward el-Khal, Takla Chamoun, Aimée Sayah, Wissam Hanna, Sarah Abi Kanaan, Viviane Antonios, Wissam Sabbagh et beaucoup d’autres vous donnent rendez-vous avec le sang sur fond de révolte et de patriotisme, sur la LBCI et la LDC vers la fin du mois de septembre. L’œuvre dramatique reprend un épisode historique qui a marqué l’histoire libanaise, notamment celle du Mont-Liban. Il s’agit des insurrections paysannes qui ont secoué le Mont-Liban entre 1858 et 1861.

Selon les archives de la congrégation de Propaganda Fide conservées à Rome et citées par Élias Kattar dans son œuvre Mélanges de l’école française de Rome, le Mont-Liban avait été le théâtre d’une série d’insurrections de paysans dirigés par le bas clergé maronite.

Les insurgés qui s’étaient organisés en communes populaires avaient secoué la société rurale et son organisation traditionnelle par une série de mouvements et par un courant d’idées nouvelles.

Ces mouvements, appelés Ammiya, se proposaient de réaliser l’égalité des droits entre chrétiens et musulmans, surtout druzes, et revendiquaient une certaine autonomie dans la gestion de l’administration locale sur laquelle se fondait le consensus général entre les divers groupes sociaux qui peuplaient la Montagne libanaise.

Les druzes qui refusaient le principe de l’égalité entre le seigneur druze et le paysan maronite voyaient d’un mauvais œil le mouvement de revendications, craignant que l’unité de leur nation soit menacée et que les notables, défenseurs de l’unité et de la souveraineté druze, soient affaiblis.

Les divergences d’intérêts et de sentiments entre maronites et druzes conduisent alors à un clivage qui exaspère les esprits et constitue une des principales causes des événements sanglants de 1840-1860. Entre 1858 et 1861, la grande révolution paysanne de Kesrouan voit les paysans, appuyés par une grande partie du clergé maronite, chasser du Kesrouan les notables maronites dont les biens sont confisqués. Les paysans se constituent alors en force politique.


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