Rechercher
Rechercher

À La Une - Liban

Les responsables libanais rendent hommage à l'imam Moussa Sadr, disparu il y a 40 ans

 "Comme nous aurions besoin aujourd'hui de la présence de l'imam Moussa Sadr sur la scène nationale, afin qu'il constitue une source d'inspiration pour la vie politique", a tweeté Michel Aoun.    

L’imam Moussa Sadr à Beyrouth au milieu des années 1970. Photo d'archives AFP

Plusieurs responsables libanais, dont le président de la République, ont rendu hommage vendredi  à l'imam Moussa Sadr, quarante ans jour pour jour après sa disparition, avec ses deux compagnons, le cheikh Hassan Yaacoub et le journaliste Abbas Badreddine, en Libye. 


"Comme nous aurions besoin aujourd'hui de la présence de l'imam Moussa Sadr sur la scène nationale, afin qu'il constitue une source d'inspiration pour la vie politique, et un exemple de convergence, d'ouverture et de préservation des intérêts du peuple", a tweeté le chef de l'Etat, Michel Aoun.    


De son côté, le ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a estimé que l'imam Sadr et ses compagnons "restent la voix de la conscience qui défend le Liban et la force de la résistance, le Liban qui se révolte contre l'injustice et les privations, le Liban-message du vivre-ensemble qui traite tous ses habitants avec égalité". 


Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a, lui, rendu hommage à "la spiritualité et de l'humanité de Moussa Sadr", affirmant qu'il s'était employé "à défendre le Liban et le vivre-ensemble". "La disparition de l'imam Sadr est la cause de tous les Libanais", a-t-il affirmé. 


De son côté, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a affirmé que "ceux qui ont fait disparaître l'imam Moussa Sadr, tout comme ils ont fait disparaître Bachir Gemayel, Kamal Joumblat et Rafic Hariri (assassinés au Liban, respectivement en 1982, 1977 et 2005, ndlr), ne veulent pas la résurrection du Liban". Et d'ajouter : "Ils ont échoué mais ils continuent à essayer". 


Le chef du bloc parlementaire de la "Rencontre démocratique" (composé principalement de membres du Parti socialiste progressiste), le député druze Teymour Joumblatt, a rendu hommage à "la noblesse et l'humanité" de l'imam Moussa Sadr. Il a souligné que Kamal Joumblatt", fondateur du PSP, partageait avec l'imam disparu "les valeurs humanistes et la croyance en l'importance de réformes et le rétablissement de la justice sociale". "Le Liban a grand besoin de tels discours constructifs, qui permettent la fondation d'un véritable Etat", a-t-il ajouté.

De son côté, le député Michel Moawad a salué "un chef et un leader qui transcendait les confessions pour le bien du Liban et qui n'acceptait pas que le pays soit inféodé à de projets extérieurs".

L'ancien député Wi'am Wahhab a, de son côté, cité un extrait d'un discours de l'imam, dans lequel ce dernier décrivait les politiciens libanais comme "le fléau du Liban et sa maladie". "C'est vous qui êtes la crise. Quittez le Liban", a-t-il poursuivi, citant le dignitaire.


L'imam Moussa Sadr, président du Conseil supérieur chiite au Liban, et ses deux compagnons ont disparu le 30 août 1978 lors d'une visite à Tripoli, en Libye, où ils devaient rencontrer le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Au Liban, la thèse de l'enlèvement, voire de l'élimination, des trois hommes est privilégiée.    

Une cérémonie de commémoration de la disparition de l'imam chiite est organisée à Baalbeck, à 17h30, par le mouvement Amal, que Moussa Sadr avait créé en janvier 1975. L'année dernière, lors d'une cérémonie similaire, le président du Parlement libanais et chef du mouvement Amal, Nabih Berry, avait affirmé que l'imam était "toujours en vie". 


Lire aussi
Le bloc Amal s’engage à « mettre en œuvre tous les moyens pour libérer l’imam »


Pour mémoire
Disparition de Moussa Sadr : retour sur une affaire non résolue, 39 ans plus tard


Plusieurs responsables libanais, dont le président de la République, ont rendu hommage vendredi  à l'imam Moussa Sadr, quarante ans jour pour jour après sa disparition, avec ses deux compagnons, le cheikh Hassan Yaacoub et le journaliste Abbas Badreddine, en Libye.  "Comme nous aurions besoin aujourd'hui de la présence de l'imam Moussa Sadr sur la scène nationale, afin qu'il...

commentaires (2)

IL ETAIT UN HOMME MODERE ET DU DIALOGUE !

ZERO PLAINTE. CENSURE PLAIT. SOUTENONS DONC L,OLJ.

15 h 03, le 31 août 2018

Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • IL ETAIT UN HOMME MODERE ET DU DIALOGUE !

    ZERO PLAINTE. CENSURE PLAIT. SOUTENONS DONC L,OLJ.

    15 h 03, le 31 août 2018

  • Les pleurnicheurs qui cherchent à savoir qui a assassiné l'imam Moussa Sadre il y 40 ans. Ils sont les mêmes qui ne veulent pas savoir qui a assassiné Rafic Hariri et ses compagnons le 14/2/2005 !

    Honneur et Patrie

    11 h 45, le 31 août 2018

Retour en haut