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Lavrov : Moscou va aider le Liban à mettre en œuvre le retour des réfugiés syriens

Liban

"Le Liban est en faveur d'un retour rapide, par étapes, sécurisé et non lié à une solution politique du conflit en Syrie", a déclaré Gebran Bassil lors d'une conférence de presse avec son homologue russe.

OLJ/Agences
20/08/2018

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé lundi à l'issue d'un entretien avec le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, que Moscou allait aider Beyrouth à mettre en œuvre le retour dans leur pays d'origine des réfugiés syriens installés au Liban. Les deux pays vont entamer "des contacts directs", a indiqué le chef de la diplomatie libanaise, au moment où le régime de Damas, avec l'appui de Moscou, appelle les réfugiés syriens à retourner dans leur pays.

"Le Liban est en faveur d'un retour rapide, par étapes, sécurisé et non lié à une solution politique du conflit en Syrie des réfugiés syriens", a déclaré M. Bassil lors de cet entretien. "Nous avons évoqué l'ouverture de contacts directs entre les ministères étrangères des deux pays afin de mettre en application l'initiative russe", a-t-il ajouté. "Les conditions en Syrie ont changé, il existe de plus en plus de zones où la stabilité et la sécurité ont été rétablies" pour permettre le retour des réfugiés syriens, a-t-il ajouté, dans des propos rapportés par l'agence de presse russe TASS et traduits du russe.

"Nous n'acceptons pas les déclarations qui encouragent les Syriens à rester", a encore déclaré M. Bassil, en référence notamment aux propos du Haut commissaire des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) Filippo Grandi qui s'oppose au retour des réfugiés en Syrie "dans les conditions actuelles".

"Je veux remercier la Russie pour avoir proposé une initiative destinée à résoudre la crise des réfugiés", a encore dit M. Bassil. "La position de la Russie sur ce dossier confirme sa volonté de résoudre la crise dans la région", a-t-il ajouté, estimant que la crise des réfugiés "aggrave" la situation. "Nous sommes intéressés par le succès de cette initiative et nous la soutenons", a-t-il affirmé. "Nous sommes animés par les principes de la lutte contre le terrorisme et du pluralisme. Ce que fait la Russie souligne son rôle historique dans la région et confirme que Moscou suit ses principes, non seulement dans les paroles, mais aussi dans les actes", a ajouté M. Bassil.

De son côté, M. Lavrov, cité par les médias locaux, a souligné lors d'une conférence de presse commune que la Russie œuvrait pour une "solution rapide du problème des réfugiés syriens". "Au cours du dernier mois, près de 7.000 réfugiés ont quitté le Liban pour la Syrie. Nous continuons nos efforts dans cette direction", a déclaré M. Lavrov. Il a également déclaré que "les problèmes du Liban doivent être réglés sans ingérence extérieure".


(Lire aussi : Merhebi : Le retour massif des réfugiés syriens est dans l’intérêt des Russes)


Reconstruction de la Syrie
Lors de la conférence de presse, le ministre russe a accusé l'ONU d'entraver la reconstruction de la Syrie. "Le département politique du secrétariat de l'ONU a publié et diffusé via le système de l'ONU une directive secrète qui interdit à des organisations appartenant à ce système de participer à tout projet visant à rétablir l'économie syrienne", a dénoncé M. Lavrov. Les organisations onusiennes concernées s'occupent "uniquement" d'"aide humanitaire", a-t-il précisé. M. Lavrov a demandé au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres "pourquoi le Conseil de sécurité, qui gère directement la résolution (du conflit) syrien, n'était pas au courant et pourquoi ce genre de décisions étaient prises sans une analyse transparente, objective de la situation sur le terrain", a-t-il tempêté.
"J'espère qu'il va mettre ça au clair", a ajouté le ministre russe.

Il a ajouté que le refus des Etats-Unis à prendre part à la reconstruction de la Syrie a pour but de retarder le retour des réfugiés syriens dans leur pays, estimant que les réfugiés syriens n'avaient aucune raison de rester sur le territoire libanais. 

M. Bassil a de son côté affirmé que le Liban devait devenir "une plateforme pour la reconstruction de la Syrie".
En outre, le ministre libanais a encouragé les entreprises russes à participer aux prochains d'appels d'offre pour l'exploration des ressources d'hydrocarbures offshore au large des côtes libanaises.

Le mois dernier, Moscou, qui soutient militairement Damas dans la guerre qui ravage la Syrie, avait lancé une initiative pour le retour des réfugiés installés au Liban et en Jordanie. Dans ce contexte, Beyrouth a annoncé le 6 août la création de centres chargés d'enregistrer les demandes de Syriens souhaitant retourner chez eux. Damas a également dévoilé la création d'un comité chargé d'organiser le retour de millions de réfugiés. La visite de M. Bassil dans la capitale russe est la première d'un membre du gouvernement libanais en Russie depuis l'annonce russe.

Fin juillet, une délégation présidée par l’émissaire russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev, avait présenté le plan de Moscou aux plus hauts représentants de l'Etat libanais, réunis au palais présidentiel de Baabda, dans le cadre de l’initiative présentée par la Russie à l’issue du sommet avec les États-Unis à Helsinki.

Le Liban accueille sur son sol 1,5 million de réfugiés - soit près du tiers de sa population -, dont moins d'un million inscrits auprès du HCR.

Au Liban, les appels se font plus pressants en faveur d'un retour des réfugiés dans leur pays, depuis que le régime de Damas a enchaîné les victoires face aux rebelles et aux jihadistes et a repris le contrôle de vastes régions du pays en guerre. Quelques centaines de réfugiés sont retournés en Syrie au cours des derniers à la faveur d'une opération de la Sûreté générale libanaise en coordination avec le régime syrien.


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LE RUSSE PROMET CE QU,IL NE PEUT PAS FAIRE SEUL ET DEMANDE LA NEGOCIATION AVEC LES USA ET L,ONU SUR CETTE AFFAIRE. SEULS CERTAINS REVENT CHEZ NOUS...

Le Faucon Pèlerin

Filippo Grandi, diplomate italien, Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, s'oppose au retour des déplacés syriens chez eux "dans l'état actuel".
Son pays l'Italie refuse de recevoir des réfugiés en provenance de ses anciennes colonies la Libye, l'Ethiopie et la Somalie, pourquoi veut-il imposer au Liban le présence d'un million et demi de réfugiés syriens indéfiniment jusqu'au rétablissement de la paix totale en Syrie sachant que la paix ne fut jamais totale en Syrie depuis le départ de Chucri Kouatly ? Personne ne décide à la place du Liban.

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