Aéroport de Beyrouth

« Une foule encore plus dense à l'aéroport de Beyrouth pour les deux semaines à venir »

Des files d’attente interminables à l’AIB. Photo Facebook/Joumana Ghostine

« Il faut s’attendre à plus de monde au départ de l’aéroport de Beyrouth à la fin du congé de la fête d’al-Adha et jusqu’à la fin de la première semaine de septembre. Ce sera le grand retour des Libanais de la diaspora qui rentrent avec leurs familles dans leurs pays d’accueil. » C’est ce qu’a annoncé, dans un entretien téléphonique avec L’Orient-Le Jour, Darwiche Ammar, le responsable presse de l’AIB. Le responsable était interrogé au sujet de l’interminable attente des voyageurs et des solutions prises pour les éviter dans un pays qui se veut touristique.

Reconnaissant que la situation est bien chaotique, M. Ammar a souligné que « l’aéroport a été construit en 1992 et a une capacité de six millions de voyageurs. Il en accueille depuis quelques années huit millions.. Pour 2018, à la fin du mois de juillet, le nombre de cinq millions de voyageurs a été atteint. On s’attend à ce que ce chiffre frise les six millions à la fin du mois d’août ». « Il est impératif que l’aéroport soit agrandi. Un plan existe dans ce sens. Mais la somme nécessaire au projet et qui s’élève à 18 millions de dollars n’a été approuvée que lors du dernier Conseil des ministres. Les travaux devraient être entamés à la fin du mois de septembre », a-t-il dit.

Justement, la fin du mois de septembre constitue une période bien calme à l’aéroport de Beyrouth. La climatisation devrait fonctionner également à fond. Ce qui n’est pas le cas actuellement. En effet, la climatisation est en panne dans toute l’aile est de l’aéroport depuis le mois de juillet.

« Les mois de juillet et d’août sont les mois de grande affluence à l’aéroport », reconnaît M. Ammar, énumérant les raisons du nombre élevé des voyageurs : « Août est le mois du pèlerinage à La Mecque (pour la fête d’al-Adha), des voyageurs se rendent également dans les lieux saints musulmans d’Irak. L’aéroport reçoit depuis la guerre en Syrie un grand nombre de voyageurs syriens qui quittent leur pays pour l’Europe et l’Amérique à partir de l’AIB (à cause de l’embargo occidental sur l’aéroport de Damas). Il faut aussi compter les vacanciers libanais, les membres de la diaspora éparpillés aux quatre coins du monde qui viennent passer l’été au Liban », a-t-il expliqué.

Il convient de signaler que depuis des années, l’attente devient interminable à l’aéroport de Beyrouth, que ce soit pour les arrivées ou les départs, durant les mois de juillet et d’août, et lors des fêtes de fin d’année. Le manque d’organisation fait que de nombreux voyageurs ratent leurs vols alors qu’ils sont sur les prémisses de l’aéroport, mais qu’il leur est difficile de franchir les files d’attente chaotiques qui se forment devant les portiques d’entrée menant aux halls de départ.

Nos conseils pour ceux qui arrivent au Liban ou qui quittent le pays : armez-vous de patience, souriez, prenez des boules quiès pour éviter d’entendre la musique lancinante en sourdine ou la voix dans les haut-parleurs de l’hôtesse qui vous accueille, et pensez à autre chose alors que vous êtes témoin du chaos. Bref, voyagez dans votre tête. Et surtout habillez-vous léger : la climatisation est en panne et la présence de centaines de personnes sur une petite surface durant l’été moite de Beyrouth est tout sauf rafraîchissante.



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« Il faut s’attendre à plus de monde au départ de l’aéroport de Beyrouth à la fin du congé de la fête d’al-Adha et jusqu’à la fin de la première semaine de septembre. Ce sera le grand retour des Libanais de la diaspora qui rentrent avec leurs familles dans leurs pays d’accueil. » C’est ce qu’a annoncé, dans un entretien téléphonique avec L’Orient-Le...

commentaires (8)

Il est aussi vain de penser qu’un agrandissement de l’aéroport est nécessaire que de croire que le tourisme de masse existe encore au Liban… L’augmentation du trafic est liée aux escales pour La Mecque et aux migrations qui ne passent plus par Damas et qui devraient finir avec la paix en Syrie. Par ailleurs, réparer la clim’ sous 2 mois est déjà un défi impossible… Il faut poursuivre l’optimisation de l’organisation et la montée en compétence des personnels. Cette année déjà, on a vu au contrôle des passeports, le remplacement des files indiennes linéaires non gérées, par des files d’attente mutualisées pour plusieurs guichets (Call forward). Chez Air France, la méthode d’embarquement a été modifiée en créant 5 groupes, pour éviter la confrontation désorganisée et brutale avec des individus se revendiquant VIP en classe économique. Il reste à ouvrir tous les guichets en période de pointe et à ajouter des dispatcheurs chargés de la gestion de la file d'attente (en orientant les voyageurs) mais surtout de s’assurer de son respect… Aussi, les contrôles peuvent être plus rapides (accélération du temps de réponse de la base de données des passeports, suppression de la fiche papier, contrôle d’empreintes, reconnaissance faciale, etc.).

Georges Lebon

12 h 43, le 21 août 2018

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Commentaires (8)

  • Il est aussi vain de penser qu’un agrandissement de l’aéroport est nécessaire que de croire que le tourisme de masse existe encore au Liban… L’augmentation du trafic est liée aux escales pour La Mecque et aux migrations qui ne passent plus par Damas et qui devraient finir avec la paix en Syrie. Par ailleurs, réparer la clim’ sous 2 mois est déjà un défi impossible… Il faut poursuivre l’optimisation de l’organisation et la montée en compétence des personnels. Cette année déjà, on a vu au contrôle des passeports, le remplacement des files indiennes linéaires non gérées, par des files d’attente mutualisées pour plusieurs guichets (Call forward). Chez Air France, la méthode d’embarquement a été modifiée en créant 5 groupes, pour éviter la confrontation désorganisée et brutale avec des individus se revendiquant VIP en classe économique. Il reste à ouvrir tous les guichets en période de pointe et à ajouter des dispatcheurs chargés de la gestion de la file d'attente (en orientant les voyageurs) mais surtout de s’assurer de son respect… Aussi, les contrôles peuvent être plus rapides (accélération du temps de réponse de la base de données des passeports, suppression de la fiche papier, contrôle d’empreintes, reconnaissance faciale, etc.).

    Georges Lebon

    12 h 43, le 21 août 2018

  • Mais pourquoi Diantre et qu attendons nous à mettre en place des Aéroport de secours tel que KLEATE ... RAYAK ... Ou autres pistes existantes ...

    Menassa Antoine

    10 h 54, le 21 août 2018

  • Il ne faut oublier qu'il y a aussi du tourisme étrangers , de l'Italie ( Brescia ) nord il y a aussi des Italiens qu'ils veulent visiter notre pays

    Eleni Caridopoulou

    00 h 38, le 21 août 2018

  • Il ne faut oublier qu'il y a aussi du tourisme étrangers , de l'Italie ( Brescia ) nord il y a aussi des Italiens qu'ils veulent visiter notre pays

    Eleni Caridopoulou

    00 h 36, le 21 août 2018

  • C'est INADMISSIBLE. Non seulement l'aéroport doit être agrandi mais les procédures de contrôle doivent être modernisées. Il est ridicule de passer par 2 portiques de sécurité et montrer son passeport 5 fois pour pouvoir monter dans l'avion. Only in Lebanon !!!

    Liberté de Penser

    19 h 10, le 20 août 2018

  • LE CHAOS COMME PARTOUT ET EN TOUT DANS L,ATOLL LIBAN !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    15 h 43, le 20 août 2018

  • Mais pourquoi voulez-vous, Mme Khoder, que l'aéroport soit en meilleure condition que toutes les institutions de l’état? Juste l’histoire d’une climatisation en panne qu’on n’est pas capable de réparer vous donne une idée de l'incompétence, de manque de responsabilité et du m’enfoutisme des politiciens tant qu’il n’y a pas de grosse magouille pour se remplir les poches! Pensez-vous, ces Messieurs, quant ils voyagent passent par les salons VIP, ne subissent aucun désagrément et vous diraient que vous exagérez! Bref, comme vous le dites, rien à faire, on n’en est plus à attirer quelques touristes de plus dans cette atmosphère morbide!

    Saliba Nouhad

    14 h 55, le 20 août 2018

  • C 'est désolant de voir la pagaille à l' aeroport de Beyrouth en comparaison avec l'aeroport de Larnaca. Ce dernier n'a qu'une seule piste,une superficie de 50% moindre que celle de l'aeroport de Beyrouth et a acceulli en 2017 7.5 millions de passagers. Tout est question d'organisation et d'optimization à moins que ce cafouillage ne soit voulu dans l'optique de contrats juteux non necessaires dans l 'immediats

    Tchopourian Serge

    08 h 48, le 20 août 2018