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L'activiste Wadih el-Asmar convoqué pour "des opinions exprimées sur les réseaux sociaux"

Liban

"Je viens juste de recevoir un appel WhatsApp du bureau de cybercriminalité des @LebISF m'avisant d'une convocation à un interrogatoire lié à mes opinions sur les médias sociaux !!!", a annoncé le président du CLDH sur sa page Facebook.

OLJ
16/08/2018

La liste des personnes convoquées par le bureau de lutte contre la cybercriminalité des Forces de sécurité intérieure pour avoir exprimé leurs opinions sur les réseaux sociaux n'en finit plus de s'allonger : Wadih el-Asmar, président du Centre libanais pour les Droits de l'Homme, a annoncé avoir été appelé à comparaître devant cette instance le le 31 août. 

"Je viens juste de recevoir un appel WhatsApp du bureau de cybercriminalité des @LebISF m'avisant d'une convocation à un interrogatoire lié à mes opinions sur les médias sociaux !!!", a annoncé M. el-Asmar sur sa page Facebook. Il conseille ensuite aux FSI de "lire attentivement l'Article 47 du code de procédure pénale", qui régit les mesures de la police judiciaire en dehors des infractions flagrantes, et stipule notamment que "les personnes refusant de faire des déclarations ou choisissant de garder le silence" ne peuvent pas être "contraintes à parler ou être interrogées, sous peine de nullité des déclarations recueillies". Cet article stipule également que "les officiers de police judiciaire ne peuvent placer un suspect en garde à vue au poste que sur décision du ministère public et pour une durée ne dépassant pas quarante-huit heures (...). 

Le CLDH, une ONG basée à Beyrouth et s'occupant notamment de la surveillance des cas de détention arbitraire, de torture et de disparitions forcées, a rappelé sur sa page Facebook que "la liberté d'expression est un pilier essentiel des droits de l'Homme, tel que cela est mentionné à l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme". 


La convocation de Wadih el-Asmar par les autorités a été confirmée par le centre de défense de la liberté de la presse au Liban, l'organisation SKeyes. 

Ces dernières semaines, les convocations par les autorités se sont multipliées, au Liban, pour des écrits sur les réseaux sociaux critiquant des responsables politiques ou tournant en dérision des symboles religieux. Le 24 juillet, des centaines de personnes s'étaient rassemblées place Samir Kassir, dans le centre-ville de Beyrouth, sous une seule bannière : "Contre la répression et le recul de la liberté d’expression au Liban".


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Sarkis Serge Tateossian

Very grave ...
Notre pays prend de plus en plus un chemin qui n'est pas le sien, (son chemin est celui de la liberté d'expression et de la pensée!)

Eleni Caridopoulou

Pauvre Liban ou il est arrivé

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

CONVOQUE POUR DES OPINIONS ! HONTE ET MILLE FOIS HONTE !

Le pont

L'OLJ aurait dû prendre le temps et les colonnes pour nous expliquer de quoi il s'agit au juste.

Laisser à l'agence nationale de l'information de faire des dépêches et à vous de les développer.

Merci quand même de nous donner la chance d'écrire des commentaires librement.

Irene Said

Parce que maintenant, dans notre respectable pays, le Liban...les convocations, dans le cas présent de la part de: @LebISF se font...par WatsApp ?
Mais où en sommes-nous arrivés ???

Ceux qui sont derrière ces convocations, ont-ils si peur pour leurs postes ?
Les pauvres, ils doivent en passer des nuits blanches peuplées de cauchemars !
Irène Saïd

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