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Culture

Carla Bruni : Vous allez voir, je vais finir comme Lady Gaga...

Grand entretien

Depuis son union avec un ancien président de la République, que tout le monde reconnaîtra, l’ex-mannequin squatte les médias. On l’aime ou pas; on l’encense ou on la critique ; on l’adore ou on la trouve agaçante... Et elle s’en accommode avec une sorte de désinvolture policée. « Tout sauf l’indifférence » pourrait être la devise de Carla Bruni. Et pour cela, la belle sait y faire. Car au-delà de son physique de top model, ce qui rend cette femme unique, spéciale, ce qui en fait une ensorceleuse, c’est sa redoutable et lucide intelligence. C’est là que se niche le secret de sa (très grande) séduction. Autant le dire tout de suite : n’est pas Carla Bruni qui veut. La chanteuse qui se produit le 30 juillet au Festival de Beiteddine a accordé une entrevue exclusive à « L’Orient-Le Jour ». Rencontre à son domicile parisien un petit mois avant son arrivée à Beyrouth, où elle sera accompagnée de son époux. Un entretien qui confirme, s’il le faut, qu’« avec Carla, c’est du sérieux » et des chansons, pour paraphraser un énoncé devenu culte !

14/07/2018

Au bout d’une impasse embaumant le jasmin se cache la somptueuse résidence parisienne de Carla Bruni. En ce lundi d’été, le soleil est au beau fixe. L’humeur de la star aussi. Allure de grande liane élégante, même en simple tee-shirt sur jeans et boots, le visage nu, sans une once de maquillage, elle revient d’un déjeuner entre amis, pile à l’heure fixée. Il est 15 heures et c’est idéalement le temps de la sieste. Elle a un peu sommeil, « comme toujours après le déjeuner », confie-t-elle en s’étirant, et pour se revigorer, elle va se servir un Coca et allumer une cigarette… électronique.
Direction son studio-bureau aux murs entièrement tapissés de coupures de presse, de dessins humoristiques et de photos de ses proches : amis, famille et icônes. Étonnamment, on y retrouve assez peu de clichés d’elle de la période glamour. Elle préfère afficher Gainsbourg en une de Libération ; un dessin de Geluck sur les top models ; un article élogieux sur l’un des films de sa sœur Valeria Bruni-Tedeschi ; des portraits de ses copines Farida Khelfa, Naomi Campbell et d’autres moins célèbres ; la frimousse de son fils Aurélien ; sa fille Giulia bébé dans ses bras ; des photos d’elle avec sa mère, sa sœur, son frère… Et, bien sûr, avec « son homme » Nicolas Sarkozy. On le voit complice avec Angela Merkel, avec elle en compagnie de Nelson Mandela, et évidement, tous les deux enlacés amoureusement…

Voici donc la tribu de cœur de Carla Bruni. Et puis, il y a, en vrac, cette une de Charlie Hebdo (qui l’amuse tant !) la caricaturant en gauchisante traînant sa guitare et fumant un joint, écopant d’un tonitruant « Et toi retourne chez ta mère! » lancé par son président de mari alors en plein remaniement gouvernemental, des pochettes de disque encadrées, des livres, des CD, des cahiers sur lesquels elle écrit les textes des chansons de son prochain album en français (qu’elle nous montre spontanément) et, last but not least, ses guitares adorées. « C’est un instrument pour lequel j’ai eu un coup de foudre à 9 ans, alors que je faisais déjà du piano et du violon. Il était plus accessible et m’offrait un tel sentiment de liberté », dit-elle de sa voix chantante.

Liberté. Voilà un mot qui sied bien à cette féline. À cette femme dont le parcours imprévisible, le magnétisme, l’attitude, la gestuelle et certains regards font irrémédiablement penser aux chats. Comme eux, elle semble avoir sept vies. Comme eux, elle fascine. Comme eux, elle surprend. Comme eux, elle énerve. Ex-top model à l’aura d’intello croqueuse d’hommes, reconvertie à 40 ans en auteure-compositrice et interprète, grande séductrice et épouse rangée d’un ex-président de la République, la belle Carla n’est pas madame Tout-le-Monde. En tout cas, elle n’en a pas le destin.
Une voix feutrée, sensuelle et modulée… Une (apparente) aisance en toute circonstance qui lui vient autant de son ancien métier de top model que de sa naissance au sein d’une famille de la haute bourgeoisie italienne, industrielle, cultivée et libérale. Un art certain de la conversation et des mots, poétiques, tout en finesse. Une lucidité à toute épreuve. Et surtout, une politesse exquise mâtinée d’une sorte de détachement indolent arborée comme une cuirasse… Autant de caractéristiques qui la rendent insaisissable, déroutante et certainement beaucoup plus émouvante et attachante que ne le laisserait supposer son image sur papier glacé ! Il suffit d’ailleurs de voir la douceur et la tendresse maternelle dont elle enveloppe sa petite Giulia (Sarkozy), adorable blonde qui déboule en pleine interview se plaignant d’un petit bobo, pour en être pleinement convaincu.

Pour résumer, il y a quelque chose d’insondable en Carla Bruni. Un mystère inné contre lequel se sont fracassées tant de vagues de curiosité médiatique et qu’une heure d’un très plaisant entretien avec elle ne suffira évidemment pas à percer. Même si on a l’impression d’avoir entraperçu des failles soigneusement calfeutrées et des fragilités élégamment tues. Morceaux choisis d’une conversation à bâtons rompus.

Vous venez pour la première fois au Liban, au Festival de Beiteddine, dans le cadre de la tournée de promotion de votre dernier album. Quelle image avez-vous de ce pays ?
J’ai l’image que m’en a donné mon mari qui est un grand amoureux du Liban. Pour moi, c’est un exemple de diversité et de richesse dans la différence,  le tout dans un même pays. Je suis très, très contente d’y aller. Je suis même assez impatiente.

Vous allez y interpréter les chansons de « French Touch » (réalisé avec le célèbre David Foster et qui lui a valu un disque d’or) qui compile une sélection d’une dizaine de covers de standards anglo-saxons parmi vos préférés (« Miss You » des Stones, « Moon River » du film « Breakfast at Tiffany’s » qui avait été interprété par Audrey Hepburn...). Pourquoi cet album de reprises et comment s’est faite la sélection ?
En fait, French Touch est une parenthèse. Je l’ai faite pour travailler avec David Foster, très grand producteur américano-canadien. Il était venu à mon concert à Los Angeles et m’avait proposé de faire un disque avec lui, mais en anglais. Je n’allais pas refuser! Comme je n’arrive à écrire des textes qu’en français, on a choisi de piocher dans le répertoire de mes quelque 200 chansons préférées. Celles que j’avais beaucoup jouées sur ma guitare avant même d’entamer une carrière de chanteuse. J’ai donc commencé par enregistrer spontanément une vingtaine de maquettes. Puis, avec David Foster, on en a sélectionné 17, et finalement on en a gardé 11. Celles qui nous semblaient les plus réussies. On peut avoir des préférées qu’on ne réussit pas.

Après une carrière de top model, vous vous êtes d’abord reconvertie dans l’écriture de textes de chanson pour les autres (Clerc, Bertignac, Boulay, Wilhem…). Puis, à un moment, vous avez pris votre guitare, vous êtes montée sur scène et on vous a découverte auteure, compositrice et chanteuse. Comment s’est produit le virage ?
 J’ai toujours écrit des chansons et je les enregistrais en maquettes. J’en ai montré quelques-unes à un producteur qui m’a suggéré d’en composer pour Julien Clerc. Je lui ai écrit Si j’étais elle. Il en a été ravi et m’a encouragée à sortir, en 2002, mon premier album Quelqu’un m’a dit. Au départ, je ne pensais pas me produire en live, parce que j’étais assez timide… malgré les apparences (ajoute-t-elle dans un murmure). Mais Quelqu’un m’a dit a eu un tel succès qu’il fallait que j’aille à la rencontre des gens…

 Écrire, composer et chanter, n’est-ce pas finalement s’exposer, se dévoiler, plus qu’en défilant ou en faisant des photos même à moitié dénudée ?
L’exposition est différente. C’est celle de l’âme alors que les photos, c’est celle du corps. Chanter est très émouvant, même pour soi-même. Alors, bien sûr, ça peut nous échapper beaucoup plus que poser devant une caméra ou marcher au milieu de 30 autres filles. Il n’y a pas le même enjeu. Au pire, on peut tomber…

Est-ce que, pour vous, c’est très physique de chanter ? Parce qu’on a l’impression que cela coule de source, que vous fredonnez vos petites ballades « smooth », gentiment accompagnée de votre guitare…
C’est ce que je faisais jusqu’à la tournée précédente. Maintenant, je suis débout. Je n’ai plus de guitare. Je danse. Je suis beaucoup plus en mouvement. Au bout de 10 ans, j’ai, en fait, pris goût à la scène. Il était temps à 50 ans. Vous allez voir, je vais finir comme Lady Gaga, tout habillée en brillants (grand rire malicieux).

Vous évoquez très souvent votre âge. Est-ce que le temps qui passe vous obsède ? 
Pas particulièrement. Cela obsède tout le monde au final. Moi j’en parle, parce que je trouve que c’est utile de mettre les mots sur les choses.

Qu’est-ce qui vous fait le plus peur : vieillir ou mourir ?
C’est plutôt que les autres meurent.

Vous y avez été confrontée (elle a perdu son père et son frère, mort du sida, NDLR). Est-ce que la musique, la chanson ont été une forme de thérapie, de réconfort ?
Bien sûr, il doit y avoir de cela. Chanter, c’est un peu comme une prière. Mais ça ne règle pas les problèmes du temps, de la mort… En vérité, la chanson a toujours été pour moi un moyen d’expression. Profond et intime. Quand j’étais mannequin, je prenais ma guitare et je fredonnais les refrains des autres. Et comme je n’étais pas du tout mondaine, le soir dans les chambres d’hôtel, j’écrivais des chansons.


(Pour mémoire : La « French Touch » de Carla Bruni)


Cette description de solitaire ne colle pas du tout à l’image rock’n’roll que vous aviez à l’époque !
Mais je n’ai jamais été rock’n’roll et encore moins mondaine ! D’ailleurs, je viens de retrouver sur Instagram une vidéo d’une petite soirée que j’avais faite chez moi à l’époque. On y voit Naomi (Campbell) et Christy (Turlington) danser. Je me suis souvenue qu’elles étaient parties à 21h pour aller danser ailleurs en me disant « Bye, boring Carla ». Et moi, j’étais rentrée me coucher.

Vous vous exprimez souvent dans les médias et pourtant vous restez au final très mystérieuse. Quel rapport avez-vous avec l’image que vous projetez ?
 Je pense qu’il y a des gens mystérieux et d’autres non. Et quel que soit le déballage qu’ils font, ils restent mystérieux et d’autres jamais. C’est ainsi avec l’image. Au fond, quelque chose nous échappe complètement. Surtout à partir du moment où on devient connu, l’image se déforme. La mienne ne reflète pas ce que je suis. Je suis bien plus timide et émotive que ce que les gens pensent. Quand j’étais petite, j’en étais malade d’ailleurs.

Vous aimez écrire. Vous pourriez aller au-delà des textes de chansons, écrire un roman, par exemple ?
J’adore écrire. Mais un roman, je ne m’en sens pas tellement capable. Moi, c’est la rime qui me vient, pas tellement la prose. Peut-être qu’un jour… Mais il y a une composante dans l’écriture qui me plaît beaucoup : c’est la solitude.

Vous aimez vraiment autant la solitude ?
Oui, beaucoup. En même temps, c’est facile à dire. Je suis quand même très entourée. C’est comme les gens qui disent ne jamais penser à l’argent, et qui en ont. Alors que quand on n’en a pas, on pense autrement… En fait, je pense qu’être solitaire, c’est extrêmement dangereux, le goût de l’isolement, c’est autre chose… Mais moi, ça me procure un sentiment de confort, alors qu’être confrontée aux autres (petite moue et hésitation), disons qu’il faut se battre

Parce que vous envisagez les autres comme un danger potentiel ?
C’est le cas, non (petit rire) ?

Avez-vous souffert d’être jalousée ? Trop belle, trop riche...
Oh non ! On n’est jamais trop riche, ni trop belle (rires). D’abord, je n’ai jamais été trop belle. Je suis devenue assez jolie assez tard. Et ensuite, je n’ai souffert de rien. Sauf un peu durant mon enfance de l’absence de mes parents. Mais comme j’étais avec ma sœur, mon frère et ma grand-mère maternelle, on était assez heureux...

Vous avez enregistré 5 albums, lequel est celui qui vous ressemble le plus ?
Ceux que j’écris me ressemblent. Parce que les paroles et la musique viennent quand même du fond de soi. Le dernier album me ressemble aussi par le choix des chansons que j’aime évidement. Mais ce ne sont pas des textes que j’ai moi-même écrits.

« J’arrive à toi après l’enfance grisâtre et la jeunesse endiablée », chantez-vous dans un de vos albums (« Little French Songs »). Est-ce une des chansons qui se rapprochent le plus de la vérité de votre vie, de votre parcours ?
Elles sont toutes très proches de ce que je suis, mes chansons. Je les écris en espérant qu’elles touchent d’autres personnes, mais elles partent malheureusement de moi…

Qu’est-ce qui déclenche l’envie d’écriture d’un texte ? Finalement, n’y mettez-vous pas vos obsessions : une certaine appréhension du temps qui passe, des interrogations sur le bonheur, l’amour et ses turbulences, ses jeux aussi…
Le texte naît chez moi d’un sentiment, d’une émotion. Ensuite vient la musique. C’est elle qui fait la chanson, sinon, c’est de la poésie. Quant aux thèmes, je trouve qu’il est plus facile d’écrire les choses un peu inachevées que la satisfaction, la plénitude et la sérénité…

Vous en avez certaines quand même dans ce registre !  « Mon Raymond » par exemple. Pourquoi d’ailleurs avoir ainsi rebaptisé votre homme ? Est-ce parce que Nicolas, c’était déjà pris en chanson par Sylvie Vartan ?
Exactement ! Je n’allais pas refaire Nicolas ! Et puis il venait d’être président de la République et je trouvais cela cocasse de lui donner un autre prénom. D’ailleurs, il y a plein de gens qui se sont mis à l’appeler Raymond…
 
Justement, est-ce que « votre Raymond » va vous accompagner au Liban ? 
Oui, il va m’accompagner. Il aime trop le Liban.

Julien Clerc, l’un de vos amis, dit que vous êtes meilleure chanteuse aujourd’hui qu’à vos débuts. Qu’est-ce qui s’est bonifié selon vous : la voix, le choix des musiques, des rythmes, la confiance en soi ? 
Peut-être un peu l’ensemble. Mais j’ai beaucoup, beaucoup travaillé ma voix. Il le fallait, car je partais de trop loin ! Parce que moi, je fais partie des gens qui ont un assez petit talent. Et c’est un avantage, car pour le faire grandir, on est obligé de le faire travailler. Et là, on a accès à quelque chose de merveilleux qui est le progrès. Progresser, je ne connais rien de plus satisfaisant dans la vie ! Il vaut mieux partir d’en bas et progresser qu’être tout en haut et ne jamais bouger.

Vous êtes italo-française, parfaitement anglophone, mais vous n’avez écrit ni en italien ni vraiment en anglais. Pourquoi ? Pensez-vous que la langue française est la plus propice aux chansons à texte ?
J’essaie d’écrire en italien. Mais je n’y arrive pas. Et pourtant, c’est ma langue maternelle. Je pense que ça vient du fait que j’ai moins lu en italien qu’en français. Idem pour l’anglais. Quant à la langue française, elle est d’une richesse et d’une beauté prodigieuses, mais elle ne chante pas forcément. Par rapport au rythme des chansons anglaises et à la vocalité des chansons italiennes, le français n’est pas simple à musicaliser. Mais quand on y parvient, c’est merveilleux.

Vous dites aimer beaucoup lire. Quels sont les livres ou les auteurs qui vous ont marquée ?
Difficile d’en faire une liste. Pour moi, les poètes les plus importants sont Verlaine et Rimbaud. Sinon, j’aime beaucoup Camus, dont j’ai les œuvres complètes. Mais il y en a tant d’autres…

Vous avez fait quelques apparitions dans des films (« Paparazzi » de Danielle Thompson ou encore « I Love Paris » de Woody Allen). Vous auriez voulu devenir actrice ?
Pas du tout ! C’est vraiment un métier qui m’est étranger, même s’il a des facettes très agréables. D’ailleurs, je ne me sens pas si bonne actrice. Et puis, je suis très indépendante, alors je préfère écrire, composer et chanter toute seule plutôt que d’être sous la direction d’un réalisateur…

Vous avez tenu votre rôle de Première dame sans fausse note durant le mandat présidentiel de votre mari. Avez-vous attrapé le virus de la politique ? 
Non. Je ne suis pas du tout politisée. Vous savez, moi, j’ai voté pour la première fois en 2009.

Pourtant, la presse a souvent parlé de votre cœur à gauche, ou encore de votre sensibilité de gauche ?
Les gens des journaux m’avaient estampillée de gauche, alors que je ne le suis pas du tout. Et encore moins de cette gauche-là. Je n’aime pas du tout non plus l’extrême droite, ni l’extrême gauche d’ailleurs. Et puis, c’est quoi une sensibilité de gauche ?

C’est peut-être avoir plus d’empathie pour les gens moins favorisés ? 
Mon mari n’est pas franchement de gauche et il a beaucoup, beaucoup d’empathie pour les moins favorisés. Mais, en vérité, je trouve qu’il n’y a pas une grande différence entre gauche et droite. En tout cas, moi, ce que j’aime, c’est la modération et la modernité. Comme lorsque mon mari avait donné des ministères régaliens à des personnalités de gauche ou encore issues de l’émigration…

Que vous êtes-vous apporté mutuellement, Nicolas Sarkozy et vous ?
Qu’est-ce qu’on s’est apporté ? (Elle réfléchit). Déjà l’amour, et c’est beaucoup. J’ai eu beaucoup de chance. Et je touche du bois pour qu’elle ne s’envole pas (dit-elle, geste à l’appui). Sinon, on s’apporte surtout nos différences : lui a toujours chaud, moi j’ai toujours froid ; il est rapide, moi je suis lente ; il aime manger, moi non ; j’aime boire et lui pas du tout…
 
Quelle est l’image la plus fausse que les gens ont de vous ?
Les gens, je ne sais pas. Mais les médias, je dirais : tout. Ce qu’ils racontent est quand même très décalé par rapport à ce que je suis. Mais voilà, on passe toujours par le prisme de quelqu’un. En fait, je crois que les gens parlent toujours d’eux-mêmes, journalistes inclus. Donc, il y a de la subjectivité dans le portrait qu’ils font de moi. Il y a beaucoup d’eux-mêmes. Et c’est normal. Si j’étais journaliste, je raconterais sans doute mon ressenti de quelqu’un plutôt que son exacte personnalité.

Êtes-vous blindée contre la critique ?
J’aime assez la critique. Elle ne me gêne pas plus que cela. Au fond, c’est une sorte d’intérêt. Ce que je n’aime pas du tout par contre, c’est l’indifférence.

Toute dernière question : quelqu’un vous a-t-il dit que « L’Orient-Le Jour » a emprunté le titre de l’une de vos chansons pour sa rubrique mondaine?
Ah non, laquelle ?

Quelqu’un m’a dit...
Ah, c’est cool ! Vous savez, c’est une phrase intéressante. C’est après coup que je m’en suis rendu compte. Parce que cette formulation efface l’individualité de la personne qui raconte pour mettre l’accent sur la nouvelle rapportée…

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