X

À La Une

Les dates-clés du pouvoir d'Erdogan

CHRONOLOGIE

Les élections présidentielle et législatives doivent se dérouler le 24 juin. 


OLJ/AFP
23/06/2018

Rappel des principales dates depuis l'arrivée au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan en Turquie, où des élections présidentielle et législatives doivent se dérouler le 24 juin. 


- Les premières années -

En 2002, le Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) cofondé par Recep Tayyip Erdogan, remporte une écrasante victoire aux législatives. En 2003, M. Erdogan est nommé Premier ministre.

En 2005, les autorités obtiennent l'ouverture de négociations d'adhésion à l'Union Européenne. De 2002 à 2004, Ankara a adopté des réformes politiques et économiques, voté l'abolition de la peine de mort et autorisé la langue kurde à la télévision publique. Mais les négociations sont enlisées depuis des années.

En août 2007, le Parlement élit président Abdullah Gül, premier responsable de la mouvance islamiste à accéder à la magistrature suprême dans la Turquie laïque fondée par Mustafa Kemal Atatürk.


- Place Taksim -

Le 31 mai 2013, les forces de l'ordre délogent à l'aide de canons à eau et de gaz lacrymogène plusieurs centaines de personnes campant près de la place Taksim d'Istanbul contre un projet d'aménagement urbain.

Pendant trois semaines, quelque 2,5 millions de personnes manifestent pour exiger la démission de M. Erdogan, accusé de dérive autoritaire et de vouloir "islamiser" la société turque.





- Erdogan asseoit son règne -

Le 10 août 2014, M. Erdogan est élu chef de l'Etat dès le premier tour de la présidentielle, qui se déroule pour la première fois au suffrage universel direct.

Aux législatives du 7 juin 2015, l'AKP arrive en tête, mais est pour la première fois privé de sa majorité absolue au Parlement. Le président Erdogan convoque des nouvelles élections le 1er novembre, remportées haut la main par l'AKP.


- Guérilla kurde -

En juillet 2015, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et l'armée rompent un fragile cessez-le-feu et reprennent les hostilités (plus de 40.000 morts depuis 1984). Le pays va être visé par plusieurs attentats meurtriers, attribués ou revendiqués par la guérilla kurde ou le groupe Etat islamique (EI).


- Accord migratoire -

Fin 2015, un rapprochement s'opère entre Ankara et l'UE, à la faveur de la crise des réfugiés qui fuient la Syrie, la Turquie occupant une position géographique clé.

En mars 2016, Ankara et l'UE concluent un accord qui permettra de réduire considérablement les arrivées de migrants en Europe.



(Lire aussi : Erdogan peine à mobiliser sa base électorale)



- Coup d'Etat raté - Purges -

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, une tentative de coup d'Etat par une faction de l'armée fait 250 morts et bouleverse la situation politique en Turquie. Elle est imputée par Ankara au prédicateur Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis, qui nie toute implication.

Des purges d'une ampleur inédite visent les partisans de Gülen, puis la mouvance prokurde et les médias. Plus de 140.000 personnes ont été limogées ou suspendues et plus de 50.000 arrêtées. Depuis le putsch manqué, de graves tensions opposent la Turquie à des pays européens, notamment l'Allemagne.


- Rapprochement avec Moscou -

Le 9 août 2016, M. Erdogan se réconcilie avec son homologue russe Vladimir Poutine, après une crise consécutive à la destruction d'un avion russe par la Turquie à la frontière syrienne fin 2015.

Deux semaines plus tard, la Turquie déclenche une offensive terrestre dans le Nord syrien contre l'EI, mais aussi contre les Unités de protection du peuple (YPG). Cette milice kurde, alliée de Washington dans la lutte contre les jihadistes, est considérée par Ankara comme l'extension du PKK.

Turquie et Russie vont s'impliquer, avec l'Iran, dans la recherche d'une trêve en Syrie, bien qu'Ankara appuie l'opposition au régime de Bachar el-Assad.


- Victoire étroite d'Erdogan -

Le 16 avril 2017, M. Erdogan remporte une courte victoire au référendum sur une réforme constitutionnelle renforçant considérablement ses pouvoirs. L'opposition conteste le résultat, dénonçant des "manipulations" pendant le scrutin.


- L'armée turque à Afrine -

Le 20 janvier 2018, la Turquie lance une offensive terrestre et aérienne contre les YPG dans la région syrienne d'Afrine. Le 18 mars, l'armée turque et ses supplétifs rebelles syriens prennent le contrôle de la ville après en avoir délogé la milice kurde.


Lire aussi

Pour Erdogan, ça passe ou ça casse

Ibrahim Kaboğlu : Le scrutin du 24 juin est un « combat démocratique »

Passer entre les gouttes, le combat des intellectuels turcs

A Diyarbakir, le vote kurde suscite la convoitise

 "Je serai tout le contraire" d'Erdogan, dit son principal opposant

Elections en Turquie : Erdogan face à une concurrence inattendue

La difficile campagne, de sa prison, du candidat Demirtas

Le difficile défi d'une rivale d'Erdogan au passé encombrant

Le vote kurde : l’inconnue des élections turques de 2018

Erdogan place sa campagne électorale sous le signe d’une Turquie conquérante

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Sarkis Serge Tateossian

Tout est manipulation dans ce pays. Manipuler l'occident et tirer maximum de profit de ce dernier, la Turquie sait parfaitement le faire !

La religion est au service de la diplomatie turque et la diplomatie est un formidable instrument pour tirer de profits et garantir l'expansion agressive des intérêts turcs dans le monde, ceci date depuis le criminel empire ottoman, et cela n'a jamais cessé....

Pire, Erdogan a su magistralement jouer de cette diplomatie de dupe pour endormir l'occident particulierement les europeens d'où le lancement du programme de pré-adhésion à l'Europe et les milliards encaissés depuis !
Alors que le pays est aux antipodes de l'Europe et de sa culture !

Tout le monde s'est trompé a son egard.
Plutôt le dictateur a trompé tous !

Chammas frederico

Performances indiscublles
Anyway
Qui dit mieux...
Parmi les grands de ce monde
Et si la Turquie, à défaut de Calife, avait besoin d'un "Sulta"

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Le Liban invité à Astana : une reconnaissance de la priorité du dossier des réfugiés syriens

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants