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Liban

Lensa, jeune Éthiopienne victime d’employeurs abusifs et d’un système inique

Main-d’œuvre migrante

Après avoir tenté de fuir ses employeurs qui la maltraitaient en sautant du deuxième étage, une jeune ressortissante éthiopienne blessée, hospitalisée et opérée, est ramenée chez ses patrons... dans l’indifférence d’institutions en congé pascal.

30/03/2018

Dans ses yeux tristes, toute la détresse du monde. Sur son corps meurtri, les stigmates du drame qu’elle a vécu, qu’elle continue de vivre. Dans sa voix, à peine audible, une supplication. Étendue sur un sofa, immobile, la tête relevée sur deux gros coussins, Lensa Lelisa Tufa apparaît si frêle dans ce t-shirt et ce cardigan roses qui flottent sur elle, face à sa tante Ganneth qui lui rend visite et qui se confie à L’Orient-Le Jour. La mâchoire, le palais et les dents cassés, le menton et les lèvres encore tuméfiés l’empêchent d’ouvrir la bouche. Sa couverture cache une hanche droite et deux jambes brisées. Les jambes sont plâtrées. La jambe droite bandée jusqu’au bassin. Seules ses mains s’activent, à mesure qu’elle s’exprime, dans sa langue maternelle, en anglais parfois.

La jeune Éthiopienne de 21 ans dont les photos et l’appel au secours par enregistrement vocal ont tellement inquiété sa famille en Éthiopie, et révolté les internautes au Liban et à l’étranger, récupère tout doucement, en ce jeudi saint. Soit presque deux semaines après « l’accident » qui la clouera au lit pour un bon mois et demi encore, au moins. L’employée de maison et ouvrière couturière a été opérée et soignée à l’hôpital Serhal, avant d’être ramenée manu militari à leur domicile par ses employeurs, une maison de couture à Jdeidé, dont nous mentionnerons les initiales, E.C., et sa propriétaire E.A. épouse K., garante de la jeune femme.


(Pour mémoire : Mourir, par désespoir )


Tentatives d’étouffer l’affaire
Pour ce faire, il aura fallu le laisser-faire de tous, celui de l’hôpital, de la gendarmerie, du médecin légiste, du bureau de recrutement dont nous avons uniquement le nom et les coordonnées d’une employée éthiopienne, de l’ambassade d’Éthiopie aussi, qui ont lâché la jeune femme aux mains d’employeurs abusifs, et fermé les yeux sur les dangers qu’elle encourt aujourd’hui. Ils se sont contentés de prendre acte de sa déposition, donnée en présence de ses employeurs et visiblement dictée par ces derniers : « J’ai glissé, en étendant du linge » et « Non, je n’ai pas besoin d’aide ». Même le médecin légiste a certifié qu’il n’y avait pas de contusions, alors que les photos montrent une jeune femme sévèrement blessée, couverte d’ecchymoses. Quant à Caritas, dont l’assistante sociale a interrogé la jeune femme en présence de ses employeurs et s’est basée sur le rapport du médecin légiste pour tirer ses conclusions, son rôle demeure flou. D’une part, des sources de la direction, contactées par L’OLJ, se disent « prêtes à héberger et aider Lensa ». D’autre part, elles regrettent « de ne pas avoir les prérogatives nécessaires pour la sortir du domicile de ses employeurs, le dossier étant clos ».

Lensa a pourtant sauté du deuxième étage de son lieu de travail où elle était enfermée, pour fuir une situation qui lui était devenue intolérable, après huit mois de travail forcé, « six mois de salaire non payé », une alimentation insuffisante, une interdiction de communiquer avec sa famille et son entourage, et de la maltraitance surtout. Dans cet enregistrement audio, pris sur son lit d’hôpital par une compatriote, elle racontait tout, comment sa patronne la menaçait d’envoyer ses cendres à sa mère lorsqu’elle la suppliait d’envoyer son salaire à sa famille, comment le fils de son employeuse « la frappait avec un câble en fer ». Comment il lui « tirait les cheveux ». Comment il la « harcelait parce qu’elle ne cousait pas assez vite ». Comment elle a fini par sauter pour sauver sa peau, parce qu’il l’avait menacée « de la rouer de coups jusqu’au sang, à son retour, une heure plus tard ». Comment une compatriote et collègue de travail, également maltraitée, « n’a pas osé se jeter dans le vide pour échapper à son calvaire », en la voyant par terre, inanimée.



La visite de sa tante
C’est dans une chambre du sous-sol d’un immeuble de standing moyen, quelque part à Baabda-Loueïzé, que Ganneth, la tante maternelle de Lensa, a été autorisée par la famille de l’employeuse à se rendre au chevet de sa nièce, comme elle le relate. La pression des réseaux sociaux était trop forte, menée par l’association « This is Lebanon ». La réputation du clan risquait gros. Celle de l’entreprise qu’il dirige aussi. Accueillie « froidement par les proches de la garante », ses deux filles, son fils et son époux, minutieusement « surveillée » alors qu’elle avait demandé à lui parler en tête à tête, c’est dans une ambiance « particulièrement tendue » que Ganneth a réussi à parler à sa nièce. À la faire parler aussi. Mais la jeune victime répétait sans cesse : « Retire de Facebook cet enregistrement audio de mes propos. Je vais bien. On me traite bien. On prend soin de moi. » Elle était sans aucun doute impressionnée par « les allées et venues incessantes d’un jeune homme de la famille particulièrement agressif » qui n’arrêtait de dire en criant : « Nous n’avons pas que ça à faire. Nous avons notre travail. » Elle craignait aussi qu’une de ses compatriotes, présente depuis cinq ans au service de la famille, et qu’elle considère comme une « espionne », ne rapporte ses propos. Sans oublier la pression exercée par l’une des filles de sa patronne qui dénonçait « tout le tintamarre sur les réseaux sociaux » et lui assurait sans arrêt « qu’elle s’occupait d’elle », « qu’elle l’aimait », qu’elle « faisait partie de la famille » et qu’elle était « prête à faire ce qu’elle voudrait ».

Jusqu’au moment où Lensa a fini par dire, « avec maîtrise », en réponse à une question de Ganneth lui demandant « ce qu’elle voulait vraiment » : « Si je peux marcher de nouveau, une fois guérie, je veux changer d’employeur et travailler au Liban. » Réponse à laquelle la fille de son employeuse a rétorqué : « Je suis prête à la renvoyer chez elle, alors. » Ganneth réussira, malgré tout, au terme de cette « éprouvante rencontre », à se faire prendre « en selfie avec Lensa, pour envoyer le cliché à sa mère ».


(Pour mémoire : Les employées de maison dans la rue, contre le système du garant)


Huit mois d’abus
Le drame de Lensa ne date pas d’hier, soutient sa tante. À son arrivée à Beyrouth, il y a huit mois, la jeune femme a été autorisée à rassurer sa mère « une seule fois ». Elle ne lui a « plus jamais reparlé, ni même réussi à lui donner de ses nouvelles ». Ganneth, qui travaille au Liban depuis une bonne douzaine d’années, n’a pas non plus eu l’autorisation de parler à sa nièce, ou de la voir. C’est pourtant par le biais d’une compatriote éthiopienne, employée d’un bureau de recrutement au Liban, qu’elle « l’avait fait venir ». Mais l’espoir d’une vie meilleure s’est transformé en cauchemar. Car la mère de Lensa ne recevait pas son salaire, comme prévu. Elle était surtout inquiète pour sa fille. 

« Je n’arrêtais pas d’appeler l’agence pour me plaindre, car je n’avais pas le numéro de sa patronne, raconte la femme. Jusqu’au jour où, au bout de six mois, la responsable du bureau m’a répondu que c’était normal, que les deux premiers mois de travail de l’employée de maison sont versés à l’agence, que les deux mois qui suivent, les employeurs doivent s’assurer que “la fille travaille correctement” et que les employeurs doivent de toute façon retenir deux mois pour le cas où… » Preuve à l’appui, Ganneth actionne pour L’OLJ l’enregistrement de la conversation qu’elle a eue avec la responsable du bureau de placement dont l’employée éthiopienne ne divulguera pas le nom. De guerre lasse, la responsable de l’agence finit par lui donner les coordonnées de l’employeuse de sa nièce. « J’ai tellement supplié la patronne de Lensa qu’elle a fini par transférer en Éthiopie l’équivalent de deux mois de salaire, soit 300 dollars. Mais elle n’a même pas pris la peine de prévenir ma sœur. » Trois cents dollars pour huit mois de travail : c’est tout ce que la patronne de Lensa, chef d’une maison de couture, aura réglé à son employée de maison et couturière. Et nul n’a réussi à l’inquiéter jusque-là.


(Pour mémoire : Une Népalaise menacée d’expulsion « probablement » en raison de son engagement syndical)


La Sûreté générale notifiée
L’acte désespéré de Lensa a changé la donne. Alors qu’elle était sur son lit d’hôpital, une compatriote qui accompagnait un vieux malade, prise de pitié, a contacté sa mère en Éthiopie, laquelle a appelé sa sœur à Beyrouth. C’est ainsi que Ganneth, qui n’avait aucune nouvelle de sa nièce depuis huit mois, s’est précipitée à l’hôpital, samedi dernier. Les photos et enregistrements audio ont aussitôt été envoyés à la famille de la jeune femme, en Éthiopie. C’est là où entre en jeu l’association This is Lebanon, basée au Canada, qui a alerté les réseaux sociaux et la presse, nommant l’entreprise de couture et chaque membre de la famille, photos à l’appui. Ganneth ne réussira pas à voir sa nièce à l’hôpital une seconde fois. Mardi dernier, elle a été interdite d’entrer dans sa chambre. Les patrons de Lensa ne la quittaient plus d’une semelle, se relayant auprès d’elle matin et soir.

Sans aucun doute, Lensa souffre de maltraitance de la part d’employeurs abusifs et inhumains. Si certains faits étaient avérés, on pourrait qualifier ces méthodes d’esclavage moderne et de trafic d’êtres humains. La jeune Éthiopienne est aussi victime d’un système abusif institutionnalisé baptisé le système du garant ou kafala, qui met les employées de maison migrantes à la merci d’un employeur légalement responsable d’elles, permettant ainsi toutes formes de maltraitances. Car le travail domestique n’est pas couvert par le code du travail. Il n’est réglementé par aucune loi. Rien ne protège donc les femmes migrantes qui tombent sur de mauvais employeurs, mis à part quelques bonnes volontés ici ou là, quelques prises de conscience, quelques associations militant pour les droits de l’homme.

Outre le désir évident de certaines parties d’étouffer l’affaire, les autorités tardent à réagir en cette période pascale. Malgré l’émotion suscitée par le drame que vit Lensa, une poignée de personnes seulement ont manifesté hier à Jdeidé, devant l’entreprise de couture d’E.C. Il y a deux jours, L’OLJ notifiait par écrit la Direction générale de la Sûreté générale, faisant part de ses craintes que Lensa et sa collègue ne soient victimes de trafic humain, pour toutes les raisons citées plus haut. En réponse, la SG a promis d’ouvrir une enquête au plus vite, tout en rappelant que nous sommes… en pleine période de fêtes.



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Tony BASSILA

C'est loin d'être un cas isolé malheureusement.. Dans les pays du Golfe il y a constamment de tels abus. On se croirait au Moyen-Age quand l'esclavage était très répandu.

SERHAL M.

Ce qui est honteux c'est d'incriminer l'hôpital qui a soigné cette patiente dans le laisser faire de cette histoire. Les hôpitaux soignent les malades et ne sont en aucun cas ni impliqués légalement entre les employeurs et leurs employés ni responsables de la tentative d'étouffement de ce genre d'abus.

Wlek Sanferlou

Quelle honte pour les libanais, leur conscience, leurs principes et leur humanité...

Eleni Caridopoulou

Ici en Europe nous savons tout sur la maltraitance au Liban c'est une honte, il faut une main de fer de la part de la SG et prendre la fille de ses bourreaux et la protéger, si quelque chose de pareil arrivait ils payaient une amende et aller en prison , je parle de l'Europe. C'est comme au Quatar les ouvriers qui viennent de l'Asie ils ne sont pas payés et maltraité, vous êtes au courant de tout ca?

Irene Said

N'avons-nous pas dans notre gouvernement:
1) un ministre de l'intérieur
2) un ministre de la justice
3) un ministre d'Etat aux droits de la femme
4) un ministre d'Etat pour les droits de l'homme
5) un ministre des affaires sociales
6) un ministre contre la corruption

cela fait à peu près 6 ou 7 ministres en incluant la seule femme-ministre de notre gouvernement, Mme Inaya Ezzeddine,
donc 6-7 ministres plus ou moins concernés par le problème des "employées de maison" étrangères régulièrement victimes d'horreurs de toutes sortes de la part de certains de leurs "employeurs"...et qui n'ont jamais essayé d'y trouver une solution, sans compter tous les ministres et responsables dans les précédents gouvernements ?!
Irène Saïd

Le Faucon Pèlerin

L'esclavage est définitivement aboli le 27 avril 1848, il est pratiqué encore au Liban en 2018 soit après 170 ans. Tous les politicards qui gouvernent ce pays sont coupables et doivent être traduits en justice pour "haute trahison" envers l'humanité et la non-assistance d'une personne en danger de mort... Un pays où l'on caresse un chien et où on massacre une jeune employée de maison de 21 ans venue au Liban pour nourrir sa famille dans son pays d'origine. On ne compte plus celles qui se jettent du 8ème, 7ème, 6ème étage etc. Un pays d'esclavagistes ne devrait pas exister.

LIBRE DE PARLER

Nos politiciens sont trop occuppes a se faire reelir
pour s'occupper d'une pauvre etrangere qui ne vote pas evidement
Mais la Surete ne devrait pas faire revenir a ses employeurs cette malheureuse surtout que c'est evident qu'ils ne veulent pas la laisser libre de parler a qui que ce soit. C est telelment evident qu'elle est maltraitee que la justice devrait ouvrir un dossier elle meme puisse qu'elle a le temps de faire des proces a des journalists et des comediens qui veulent nous faire rire in peu au lieu de pleurer sur le sort du Liban

Sarkis Serge Tateossian

En effet, le fameux "kafala" sans lequel un employé étranger ne peut travailler ou séjourner au Liban, est au coeur du scandale, car c'est bien ce point précis qui "autorise" des gens farfelus et de moralité douteuse à employer des étrangers dans des conditions inacceptables.

Dans un tel vide juridique dans notre pays qui sera "kafil" garant du respect des droits élémentaires de ces pauvres salaries venus de pays lointains dans l'espoir des jours meilleurs ?

Certainement pas ces crapuleux employeurs qui salissent limage de notre pays.

Oui et heureusement qu'il y a également chez nous d'excellents employeurs, respectueux, généreux et intégrés. J'en connais ... Qui, le bonheur et la gratitude de leurs employés de maison on le lit sur leur visage, leur sourire et leur fierté.

Tueni Myriam

Encore une fois on protège l’identité des criminels aux dépends des victimes !! Et on remet la victime aux mains de ses abuseurs ?? M’enfin ??? Où est la logique et l’humanité dans ce pays sans foi ni loi??
W BLEID ....

Beauchard Jacques

Au Liban le "kafala" protège l'esclavagisme qui n'a fait que se durcir j'espère que ce scandale finira par être dénoncé en particulier par la France....

Hamed Adel

RACISTES ET ESCLAVAGISTES !!! quelle honte et quelle tristesse.
adel

rene n malek

Quelle honte. Période de fête ou non, ou est la police, les procureurs ? L'ambassade d'Ethiopie? Le Vendredi Saint n'est pas un jour chômé. Tous ces gens devraient être au commissariat ou en prison. Cette jeune fille devrait être sous la protection de la Police. Ses employeurs ou plutôt ses geôliers ne devraient pas être autorisés à s'approcher d'elle.

Soeur Yvette

Horreur quelle tristesse....La justice ou est elle??? l'etat ????quelle honte.....

Irene Said

"...Employeurs abusifs..." ?
Pourquoi ne pas écrire: esclavagistes criminels ?
"...la Sûreté générale notifiée..." est en pleine période de fêtes..."
Magnifique, rien à ajouter...
Irène Saïd

Georges Zehil Daniele

C'est juste un crime de la laisser avec des gens qui l'utilise comme esclave et dont on a peur de donner leur noms. Pourquoi ne pas citer le nom de ces personnes qui font honte au Liban et aux Libanais???
Ils doivent aller en prison c'est ce qu'il faut faire

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LA HONTE ! ON A REMIS LA VICTIME AUX MAINS DE SES PREDATEURS... LE DROIT, OU EST-IL ? LA JUSTICE OU EST-ELLE ? L,ETAT, OU EST-IL ?

Sarkis Serge Tateossian

Crime abominable, crime abominable, crime abominable.
L'horreur. Quelle tristesse.

Au vu de cet article si l'État, la justice libanaise ne se saisissent pas du dossier pour punir ses employés, avec la plus grande sévérité et rigueur, se cachant derrière un "nous n'avons pas enregistré une plainte" alors notre payé est sans espoir il sera condamné pour la fin des temps de rester un pays sans âme, sans justice.
Liban, réveille-toi

TYAN Georges

Un drame qui s’ajoute à tant d’autres, l’esclavage persiste partout dans le monde.
Il y a des humains qui sont inhumains, qui pourtant vont à l’église ou à la mosquée pensant qu’un petit murmure, une génuflexion, lavera leur péché.

Danielle Sara

Quelle honte pour tous les libanais !!!

Saliba Nouhad

Incroyable, ces histoires de maltraitance des travailleuses étrangères...
Tout le monde est choqué comme si c’est la première fois qu’on découvre l’énormité du problème alors que celui-ci perdure depuis des décennies au Liban...
Chaque quelques mois, on rapporte des cas similaires, tout le monde est scandalisé révolté, on dénonce, on veut aider, et, au bout de quelques jours on n’en parle plus!
Ceci n’est que le sommet de l’iceberg.
Oui, c’est carrément de l’esclavage moderne et trafic de l’être humain!
Ça fait l’affaire de la majorité des classes sociales d’avoir cette main d’œuvre bon marché en se donnant bonne conscience qu’au fond, on les tire de leur misère crasse, on leur offre presqu’une vie de château dans nos maisons et qu’on ne comprend pas de quoi elles se plaignent, les ingrates!
Que de fois, j’ai entendu des Dames de la bonne société raconter qu’elles les traitent très bien, les nourrissent grassement mais reconnaissent qu’elles ne peuvent pas leur donner entière liberté car elles pourraient mal finir et s’enfuiraient de chez elles...
Il faut avouer qu’il y’a des maisons où elles sont vraiment traitées de manière adéquate alors qu’il y en a d’autres où c’est vraiment inhumain!
Une hypocrisie crasse et un racisme camouflé, et le pire, c’est que le gouvernement ne fera rien pour changer les choses et que ce drame humain va perdurer encore longtemps dans un pays où le statut de la femme n’est même pas bien défini encore!

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