L'ancien chef du PSP, Walid Joumblatt. Photo AFP
Le leader druze Walid Joumblatt s'est rendu à la tête d'une délégation du Parti socialiste progressiste (PSP) au Qatar, pour y rencontrer le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, le cheikh Mohammad ben Abdel Rahman al-Thani, avec qui il a abordé « les derniers développements au Liban et dans la région », selon un communiqué du parti.
L'ancien chef du PSP a ainsi salué « le soutien du Qatar au Liban et sa solidarité en diverses circonstances et à tous les niveaux », ainsi que « le rôle assumé par l'émirat dans la réduction des tensions dans la région et les efforts déployés pour trouver des solutions diplomatiques aux crises ». Son fils Teymour Joumblatt ainsi que le secrétaire du groupe parlementaire du parti Hadi Abou el-Hosn assistaient à cette réunion.
Un nouvel accord de « cessez-le-feu » conclu le 3 juin entre le Liban et Israël sous l’égide des États-Unis avait été annoncé à Washington, sans être pour l'heure suivi d'effets, à l'image de celui du 17 avril. Face à cette situation, Walid Joumblatt a jugé nécessaire de « définir un cadre final clair pour les négociations », tout en mettant en garde contre « des négociations menées juste pour négocier ». Le chef druze établissait un parallèle avec les accords d’Oslo entre l'Autorité Palestinienne et Israël dans les années 1990, qui n'avait jamais abouti à la création d'un État palestinien. « Ces négociations pourraient aboutir à la perte d’une partie de l’héritage, de l’histoire et de la population du Liban-Sud », a-t-il estimé.
Le Qatar, qui a été touché par plusieurs attaques iraniennes pendant la guerre entre les États-Unis et l’Iran, fait partie des pays ayant facilité les négociations entre le Liban et l’État hébreu, bien qu’il ne soit pas le médiateur officiel. L'émirat est également membre du « quintette » pour le Liban aux côtés des États-Unis, de la France, de l’Égypte et de l’Arabie saoudite. Celui-ci coordonne les efforts diplomatiques internationaux afin de soutenir l'État libanais.


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