Rechercher
Rechercher

Politique - guerre au liban 2026

Plus de marche arrière possible pour les négociations entre le Liban et Israël, affirme Issa à Aoun

Les zones pilotes proposées dans le cadre de l'accord signé la semaine dernière « seraient ouvertes au retour de leurs habitants », assure l'ambassadeur US.

Plus de marche arrière possible pour les négociations entre le Liban et Israël, affirme Issa à Aoun

Rencontre entre le président libanais Joseph Aoun (à gauche) et l’ambassadeur des États-Unis au Liban Michel Issa au palais de Baabda le 8 juin 2026. Photo fournie par la présidence libanaise

L'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa a estimé lundi que la frappe israélienne de la veille sur la banlieue sud de Beyrouth était un « message politique », après une semaine de tensions entre le Hezbollah et Tel-Aviv, et que les Etats-Unis ne veulent pas que la confrontation Iran-Israël, déclenchée par ce bombardement, « s'étende. » Après une réunion avec le président libanais, Joseph Aoun, au palais de Baabda lundi, l’ambassadeur a encore assuré que les négociations directes entre le Liban et Israël devraient reprendre normalement, malgré la poussée de fièvre entre Tel-Aviv et Téhéran.

« Ce qui s’est produit hier est un message politique », a déclaré M. Issa, selon des propos rapportés par la présidence libanaise. Il a assuré que les États-Unis, « ont décidé d’empêcher toute extension de la confrontation » entre Israël et l'Iran, après que le bombardement sur la banlieue sud a provoqué une riposte de Téhéran, elle-même suivi de frappes israéliennes visant notamment des sites de l'industrie pétrochimique iranienne.

Les négociations avec Israël se poursuivront

M. Issa a précisé qu’il avait discuté avec M. Aoun du « cours des négociations libano-américano-israéliennes », pour lesquelles il n'est « plus possible de faire marche arrière ». « Les discussions vont reprendre » malgré l’escalade, a-t-il ajouté, insistant sur le fait que la poursuite des négociations « a un impact positif sur la trajectoire générale au Liban et dans la région ». « Nous pensons être sur la bonne voie », a-t-il assuré. Les négociations, qui avaient abouti à un « cessez-le-feu » le 3 juin, jamais mis en œuvre ni par Israël ni par le Hezbollah, doivent reprendre le 22 juin.

« Nous accordons une grande importance au dossier libanais, et le président (américain) Donald Trump évoque toujours le Liban. C’est quelque chose dont les Libanais doivent tenir compte, car le président américain suit quotidiennement la situation libanaise – d’autant plus que le président Aoun a choisi la voie des négociations, une voie que nous soutenons et qui nous aidera à mettre fin aux souffrances des Libanais », a précisé M. Issa. Il a ajouté que « les négociations peuvent prendre du temps, puisqu’il n’est pas prévu que toutes les questions soient réglées en une seule rencontre ». « Nous sommes arrivés à un point de non-retour – la glace est brisée – et nous continuerons à aider le Liban à sortir de sa crise », a-t-il martelé.

Le diplomate a également rendu hommage à l’équipe libanaise de négociations, qui comprend l’ancien ambassadeur aux États-Unis Simon Karam et l’actuelle ambassadrice du Liban à Washington Nada Moawad, soulignant, selon un communiqué de la présidence libanaise, que l’équipe « fait preuve d’un grand professionnalisme et d’une efficacité remarquable ». « Ses membres s’expriment avec clarté et franchise sur le dossier libanais », a-t-il insisté.

Seul l'Etat libanais négocie

M. Issa a également indiqué avoir exprimé au président Aoun l’appréciation de son pays pour les positions qu’il a exprimées lors d'une interview qu’il a accordée il y a quelques jours. Dans une interview donnée vendredi à CNN, le chef de l'Etat a notamment accusé l’Iran d’utiliser le Liban comme une « monnaie d’échange » dans son bras de fer avec Washington, exhortant Téhéran, parrain du Hezbollah, à mettre fin à son ingérence dans les affaires intérieures du Liban. « Ce pays n’est pas le vôtre, c’est le nôtre », avait-il lancé. « Il est très important pour un responsable de choisir ce qu’il veut et d’aller de l’avant dans la voie qu'il s'est tracée, surtout si celle-ci est la seule option pour sortir d’une situation douloureuse et difficile comme la période que traverse actuellement le Liban », a salué M. Issa.

Le diplomate américain s’est également entretenu lundi avec le Premier ministre Nawaf Salam au Grand Sérail et a discuté avec lui des « dangers de l’escalade dans la région et de ses répercussions sur le Liban, ainsi que des préparatifs pour la prochaine phase des négociations à Washington ». Selon un communiqué publié par le Grand Sérail, M. Salam a réitéré à M. Issa que « personne ne négocie au nom du Liban si ce n’est l’État libanais ».

L’ambassadeur des États-Unis a en outre indiqué, selon des médias locaux, avoir profité de sa rencontre avec le président du Parlement, Nabih Berry, pour « clarifier certaines notions qui n’étaient pas claires dans l’accord de cessez-le-feu » décrété lors du quatrième round de négociations israélo-libano-américaines à Washington, les 2 et 3 juin derniers. Le président du Parlement, tout comme son allié le Hezbollah, ont rejeté cet accord, le qualifiant « d’injuste ». « La frappe sur la banlieue sud hier (dimanche) a été provoquée par les frappes du Hezbollah sur Israël », a également dit M. Issa. « Celui-ci avait dit qu’il frapperait s’il était attaqué, et qu’il suspendrait ses frappes si le Hezbollah en fait autant », a-t-il poursuivi.

Le diplomate a enfin souligné que « les zones-pilotes proposées dans le cadre de cet accord, seraient ouvertes au retour de leurs habitants, sous la protection de l’armée libanaise et à l’abri des frappes israéliennes ». Selon l'accord, l'armée israélienne et le Hezbollah devront se retirer de ces zones, parallèlement à un déploiement de l'armée libanaise.

L'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa a estimé lundi que la frappe israélienne de la veille sur la banlieue sud de Beyrouth était un « message politique », après une semaine de tensions entre le Hezbollah et Tel-Aviv, et que les Etats-Unis ne veulent pas que la confrontation Iran-Israël, déclenchée par ce bombardement, « s'étende. » Après une réunion avec le président libanais, Joseph Aoun, au palais de Baabda lundi, l’ambassadeur a encore assuré que les négociations directes entre le Liban et Israël devraient reprendre normalement, malgré la poussée de fièvre entre Tel-Aviv et Téhéran. « Ce qui s’est produit hier est un message politique », a déclaré M. Issa, selon des propos rapportés par la présidence libanaise. Il a assuré que les États-Unis, « ont décidé d’empêcher toute...
commentaires (16)

Le seul moyen de faire la paix avec les autres est d’abord d’être en paix avec soi-même. La paix commence en chacun de nous. Ceux qui sont prêts la reconnaîtront ; les autres la comprendront peut-être lorsque leurs certitudes et leur ego laisseront enfin un peu de place à la paix.

Yann Amar

15 h 38, le 09 juin 2026

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (16)

  • Le seul moyen de faire la paix avec les autres est d’abord d’être en paix avec soi-même. La paix commence en chacun de nous. Ceux qui sont prêts la reconnaîtront ; les autres la comprendront peut-être lorsque leurs certitudes et leur ego laisseront enfin un peu de place à la paix.

    Yann Amar

    15 h 38, le 09 juin 2026

  • Le seul pays qui agresse le notre et défie nos autorités est l’Iran. La récente déclaration en dit long sur l’ amitié et la volonté de voir notre pays pacifié. Que veulent les défenseurs de ces sanguinaires comme preuves supplémentaires pour reconnaître que les ennemis de notre souveraineté ne sont pas ceux qu’ils croient. Se sont ils jamais poser la question à savoir pourquoi les mollahs veulent mènent ces guerres sinon pour dominer la région et conserver leur main mise sur la richesse de leur pays qui ne profitent qu’à eux et à leur entourage corrompu? Voyez donc comme ils tuent leur propre

    Sissi zayyat

    11 h 23, le 09 juin 2026

  • Nous n’avons entendu aucune réponse de notre état concernant les déclarations des mollahs de relier notre pays au leur en osant afficher leurs deux drapeaux des pays ennemis côte à côte. Ça vous rappelle quelqu’un? Oui Poutine a fait la même chose avec l’Ukraine qu’il considère comme sa propriété et ne compte pas renoncer à sa guerre dévastatrice avant de voir ce pays complètement anéanti. Les mollahs suivent son plan point par point pendant que notre état est là à compter les coups en attendant la grande déclaration d’annexion par la force et qu’on perde notre pays à jamais. Vite un accord

    Sissi zayyat

    11 h 17, le 09 juin 2026

  • Notre pays a été attaqué suite à l’attaque déclenchée par des vendus qui ont répondu aux ordres de leurs maîtres étrangers pour leur sauver la peau. Arrêtez de vous raconter des histoires, notre pays sans les vendus ne courait aucun risque d’annexion ni d’usurpation sauf par ceux qui déclarent déjà notre pays comme leur propriété attitrée à cause de leurs armes et des vendus qui sont à leur service sur notre sol. Personne n’a oublié la cause du déclenchement de cette guerre voulue par les seuls usurpateurs de notre pays, les vendus traîtres qui ne cessent de nous montrer leur loyauté à des ass

    Sissi zayyat

    11 h 12, le 09 juin 2026

  • Le bombardement de DAHIEH a declenche la reponse militaire de l,Iran contre Israel ? Pourquoi ? N,est-ce peut-etre pas que les PASDARANS qui dirigent le tandem hezo-berry et les operations hezbiques contre les voisins, sont TOUS LOGES A DAHIEH, car aux HOTELS ILS SONT REPERES VITE, et donc l,Iran veut les proteger ? PLUS QUE CERTAIN !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 24, le 09 juin 2026

  • Un ambasseur Libanais des EU, qui aurait souhaité mieux ! Pour être réaliste , qui d’autre que Trump peut arrêter ce fou furieux de natenyahu, surtout lorsqu’on l’attaque ? Compter sur la milice ou sur les barbus persans pour pouvoir le faire est bien risqué ! Si Trump, qui cite le Liban presque tous les jours, peut nous mener à la fin des guerres avec Israël quel être sensé irait se plaindre ? Des guerres lancées contre notre gré en plus, et toujours perdues. D’ailleurs le train est en marche et le Liban officiel veut la paix, et tant pis pour les autres.

    NG

    07 h 01, le 09 juin 2026

  • Toujours mettre la faute aux autres ne va pas mettre fin à nos malheurs. La résistance est justifiée lorsqu’un pays est attaqué et conquis. Le Liban ne l’était pas avant les guerres stupides de la milice iranienne. On le sait tous qu’Israël est un Etat voyou et qu’il est plus fort que tous les autres de la région réunis. Alors il ne fallait pas l’attaquer nous-mêmes et celà non pour “libérer” , puisqu’il n’y avait rien à libérer, mais bien pour appuyer le hamas ou les barbus persans. Aucune excuse pour cette milice vendue et bien stupide. Et pour invoquer la morale il faut d’abord en avoir.

    NG

    06 h 20, le 09 juin 2026

  • Prônant le face-à-face et les accords directs, L'ambassadeur Issa déploie sa diplomatie, Pendant qu'au cœur de Baabda, sous un jour suspect, Le président Joseph Aoun voit sa confiance investie. Derrière les pourparlers et les promesses de paix, Se profile en écho la vieille ombre de Gourion : Un jeu de dupes habile où le Liban, trompé, Risque de voir l'histoire rejouer sa partition.

    Falpes04

    22 h 03, le 08 juin 2026

  • En 1954, Moshe Sharett rejetait l’« aventure folle » de Ben Gourion, qui voulait occuper le Sud-Liban jusqu’au Litani pour y imposer un régime satellite. Aujourd’hui, alors que l’histoire bega, ces écrits résonnent cruellement avec l'actualité de 2026. L'armée israélienne vient de franchir ce même fleuve Litani lors d'une offensive d'envergure contre le Hezbollah. Au-delà des décennies et des prétextes sécuritaires, la géographie des combats actuels démontre la tragique permanence des ambitions territoriales et des dynamiques d'ingérence qui déstabilisent durablement le Liban.

    Falpes04

    21 h 39, le 08 juin 2026

  • Selon trump, des frappes "chirurgicales" contre le hzb seraient permises sauf que le hzb (ni l'armée) ne pourra répondre à ces frappes. Selon quelle logique, on se laisse taper dessus et nous n'avons pas le droit de répondre ? La résistance contre l'occupation est un principe universel, un droit et un devoir. Ce genre d'accord est inacceptable, a non-starter.

    MeK

    20 h 48, le 08 juin 2026

  • Nous ne pourrons jamais faire la paix avec israel car Israel ne nous laissera jamais en paix. Elle trouvera toujours un prétexte pour nous détruire et nous annihiler. ça ne date pas d'hier ni du hzb. Bien avant le hzb, elle occupait déjà le sud-liban et avait occupé jusqu'à Beyrouth en 1982. on ne peut pas compter sur le parrain américain, non plus, pour avoir la paix, car l'Amérique a toujours défendu et soutenu israel inconditionnellement. nous tous sommes considérés et traités par eux comme ennemis à abattre, détruire et vassaliser.

    MeK

    20 h 43, le 08 juin 2026

  • En espérant que le système mafieux des barbus si organisé depuis longtemps ne fasse ce qu'il faut pour nous maintenir sous leur domination délétère asphyxiante et destructrice. S'il y arrivent nous pouvons tout simplement dire adieu au Liban qui deviendra une province Iranienne obscurantiste et arriérée.

    Zeidan

    17 h 49, le 08 juin 2026

  • PT TG

    Jules Lola

    17 h 48, le 08 juin 2026

  • Au vu des progrès remarquables que ce tandem d’amateur, Il serait dommage d’arrêter en si bon chemin. Sérieusement, on ne peut rien attendre de ces deux-là, soit ils n’ont pas compris à qui ils ont affaire, soit leur but est l’abandon du sud en espérant (quelle naïveté) que l’agression se limitera à cette région dont ils n’ont rien à faire…

    EL RIZ Mohamed

    17 h 46, le 08 juin 2026

  • Ben oui, il faut choisir son camp: entre le diktat d’Israel et des américains et celui du HB et des iraniens, je préfère le premier car entre 2 maux, on choisit le moindre et, en tous cas, notre drame national avait débuté depuis plus de 50 ans lorsqu’on avait permis aux palestiniens de soit-disant libérer la Palestine à partir du Liban, suivis par le HB…Combat asymétrique qui a totalement détruit notre pays alors que la majorité des autres pays limitrophes vivent en paix avec Israël: mettons notre orgueil et fierté de côté et pensons à l’avenir de nos enfants et du Liban!

    Saliba Nouhad

    17 h 19, le 08 juin 2026

  • En d’autres termes il n’ya plus d’autre choix que de se plier aux diktats d’Israel et des Américains.

    PT

    16 h 35, le 08 juin 2026

Retour en haut