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Culture - Reportage

« On a choisi d'exister » : au-dessus des nuages, Gaza continue de créer

Artistes et chercheurs palestiniens en exil se sont retrouvés au festival Sahab, à la Gaîté-Lyrique de Paris, les 5 et 6 juin. Dans un musée virtuel en plein ciel, leurs œuvres témoignent d’un mouvement culturel qui se reconstitue en Europe.

« On a choisi d'exister » : au-dessus des nuages, Gaza continue de créer

Des visiteurs dans une salle immersive affichant des œuvres du musée virtuel Sahab, à la Gaîté Lyrique, le 5 juin 2026, à Paris. Photo Joseph Jabbour

La voix d’Ahmad Achour se teinte d’émotion lorsqu’il s’adresse au public. Sur l’écran géant, il fait défiler les images de la galerie Chababik, incontournable tremplin pour les artistes gazaouis et symbole d’une scène culturelle prolifique avant octobre 2023. Elle a été emportée par un bombardement israélien avec ses 20 000 œuvres un an plus tard. Puis il montre cette série photo de jeunes Palestiniens sous un ciel bleu, rêvant de voyage au milieu des ruines de l’aéroport de Gaza, détruit en 2002. Le vestige d’une vie d’avant le blocus et les six opérations militaires israéliennes, dont la guerre génocidaire toujours en cours. « Notre passé, tout ce qu’on a construit, c’est effacé, rasé, détruit. Donc on fait quoi ? Il y a deux choix : disparaître ou exister. Et on a choisi d’exister », pose cette figure de la culture à Gaza dans...
La voix d’Ahmad Achour se teinte d’émotion lorsqu’il s’adresse au public. Sur l’écran géant, il fait défiler les images de la galerie Chababik, incontournable tremplin pour les artistes gazaouis et symbole d’une scène culturelle prolifique avant octobre 2023. Elle a été emportée par un bombardement israélien avec ses 20 000 œuvres un an plus tard. Puis il montre cette série photo de jeunes Palestiniens sous un ciel bleu, rêvant de voyage au milieu des ruines de l’aéroport de Gaza, détruit en 2002. Le vestige d’une vie d’avant le blocus et les six opérations militaires israéliennes, dont la guerre génocidaire toujours en cours. « Notre passé, tout ce qu’on a construit, c’est effacé, rasé, détruit. Donc on fait quoi ? Il y a deux choix : disparaître ou exister. Et on a choisi d’exister »,...
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