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Économie - Restrictions Bancaires

La Banque du Liban prolonge l’application des circulaires 158 et 166, avec quelques ajustements

Les déposants qui ont déjà activé la circulaire n° 158 pendant cinq ans pourront le faire à nouveau pour un montant de 54 200 dollars.

La Banque du Liban prolonge l’application des circulaires 158 et 166, avec quelques ajustements

Une reproduction grand format d'un ancien billet de mille livres libanaises, exposée dans le hall d'entrée de la Banque du Liban, le 22 août 2025. Photo Philippe HAGE BOUTROS

La Banque du Liban (BDL) a prolongé d’un an la durée d’application des circulaires n° 158 et n° 166, respectivement en place depuis 2021 et 2024, pour restituer au compte-gouttes une partie des dépôts en devises dont l’accès a été restreint par les banques établies au Liban au début de la crise de 2019.

Ces mécanismes ont été mis en place comme un substitut imparfait aux dispositions prévues par le Code de la monnaie et du crédit pour gérer la défaillance des banques, ou à une véritable loi de résolution bancaire conforme aux standards internationaux, qui aurait dû organiser la restructuration du secteur et la restitution des dépôts.

La prolongation des durées d’application de ces textes a été entérinée par les circulaires intermédiaires n° 768 et n° 769, datées du 4 juin et disponibles sur le site de la Banque du Liban. Malgré certaines modifications de forme, les plafonds restent inchangés : 1 000 dollars par mois (dont 800 en espèces et 200 accessibles uniquement via une carte bancaire) pour la circulaire n° 158, et 500 dollars par mois (dont 400 en espèces et 100 par carte) pour la circulaire n° 166.

Ce fractionnement des plafonds – dont l’objectif était alors de pouvoir augmenter les montants de retrait sans injecter plus de liquidités en dollars sur le marché – avait été introduit en novembre dernier dans le sillage de la visite d’une délégation du Trésor américain au Liban visant à resserrer l’étau financier sur le Hezbollah, de nouveau en guerre avec Israël depuis le 2 mars 2026. La BDL avait alors précisé que les montants accessibles par carte pouvaient être modifiés par la banque centrale en fonction des impératifs de sa politique monétaire.

Autre modification : les déposants qui ont déjà activé la circulaire n° 158 – dont le mécanisme organisait le retrait de plus de 50 000 dollars en un peu plus de cinq ans – pourront le faire à nouveau pour un montant de 54 200 dollars. Les déposants éligibles pour activer la circulaire n° 166 peuvent, eux, bénéficier d’un montant supplémentaire de 15 200 dollars dont le retrait sera fractionné.

Les personnes physiques ayant effectué des transactions pour un montant équivalent ou supérieur à 100 000 dollars sur l’ancienne plateforme électronique Sayrafa de la BDL – un temps mise en place sous le mandat de l’ancien gouverneur Riad Salamé et qui fixait un taux de change évoluant de façon arbitraire entre l’ancienne parité de 1 507,5 LL pour un dollar et le taux réel du marché – sont exclues du bénéfice du mécanisme de la circulaire n° 166, sauf si elles s’acquittent de la taxe exceptionnelle mise en place par le gouvernement sur les profits réalisés via ces transactions. Cette taxe avait été instaurée par le budget pour 2024 adopté par le Parlement le 24 janvier de cette même année, et a été reconduite dans la loi de finances de 2026.

Les modalités mises à jour du mécanisme de la circulaire n° 158 rappellent enfin que les banques peuvent puiser la liquidité en devises nécessaire pour couvrir les retraits, à partir du ratio de 3 % de liquidités du montant total des dépôts en devises de la banque, qu’elles devront reconstituer avant le 31 décembre 2027.

Le gouvernement a approuvé en avril un projet de loi amendant, de manière à la rendre compatible avec les attentes du Fonds monétaire international, la loi de résolution bancaire adoptée en 2025 par le Parlement. Pour rappel, le Liban tente de souscrire auprès du FMI à un programme d’assistance subordonné à la mise en œuvre de réformes.

La Banque du Liban (BDL) a prolongé d’un an la durée d’application des circulaires n° 158 et n° 166, respectivement en place depuis 2021 et 2024, pour restituer au compte-gouttes une partie des dépôts en devises dont l’accès a été restreint par les banques établies au Liban au début de la crise de 2019. Ces mécanismes ont été mis en place comme un substitut imparfait aux dispositions prévues par le Code de la monnaie et du crédit pour gérer la défaillance des banques, ou à une véritable loi de résolution bancaire conforme aux standards internationaux, qui aurait dû organiser la restructuration du secteur et la restitution des dépôts.La prolongation des durées d’application de ces textes a été entérinée par les circulaires intermédiaires n° 768 et n° 769, datées du 4 juin et disponibles sur le site...
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