X

Campus

Les Rastas du cœur, pour aider les plus démunis...

Concert

Une soirée de musique reggae, où l’entrée est fixée à 5 kilos de denrées alimentaires non périssables, est prévue le jeudi 29 mars au Radio Beirut, à Mar Mikhaël.

24/03/2018

« Le titre de la soirée musicale, Rastas du cœur, est inspiré des Restos du cœur et renvoie à l’aspect caritatif de ce concert solidaire qui vise à collecter des denrées alimentaires pour les personnes démunies », précise d’emblée Akram Moussa, étudiant au master en événementiel à l’USJ, l’un des organisateurs de cet événement, le premier en son genre au Liban. « Le chanteur reggae français Naaman a soufflé l’idée de cette soirée à Kaalam, chanteur du groupe libanais Rasta Beirut. Ce dernier m’a confié la responsabilité de l’organiser », explique-t-il. Il contacte alors Taleb Abdelrahman, président de l’association française Chap’Asso, organisatrice de concerts solidaires avec des artistes et des techniciens qui y participent bénévolement, qui a aidé à mettre en place cette édition beyrouthine. C’est Foodblessed, association qui lutte contre le gaspillage alimentaire et la faim au Liban, qui va bénéficier de la récolte et distribuer les vivres à des familles démunies.
Le programme de ce concert est riche et varié : plusieurs artistes et groupes reggae et hip-hop animeront la soirée, parmi lesquels Kaalam, Fly B Selekta (un sound system traditionnel jamaïcain), Chyno, Taxi 404, Earthstrong, Dahlia Nemlich, Peter Chouchani, Mad Prophet et Padawan. Pour les personnes qui ne pourront pas apporter 5 kilogrammes de denrées alimentaires, l’entrée est fixée à 10 000 LL, mais « ces derniers ne pourront pas participer à la tombola réservée aux personnes qui acquittent leurs droits d’entrée avec des denrées non périssables ». « Des artistes et des organisateurs de festivals locaux et internationaux qui soutiennent ce projet nous ont envoyé des albums musicaux, des t-shirts, des habits et des accessoires africains ainsi que d’autres cadeaux. L’illustrateur Ivan Debs offrira aussi quelques-uns de ses posters signés », poursuit le jeune étudiant.

Changer les préjugés
Depuis novembre dernier, Akram Moussa et Kaalam travaillent passionnément pour que l’édition beyrouthine des Rastas du Cœur se concrétise. Les deux jeunes hommes, nés en Côte d’Ivoire, où tout le monde se rassemble autour du reggae, partagent la même passion pour cette musique jamaïcaine, populaire par le grand Bob Marley. « J’ai passé trois mois à chercher des sponsors pour pouvoir amener des artistes de France, mais je n’ai pas réussi », regrette Akram Moussa, avant d’ajouter : « J’ai remarqué que les gens ont peur de sponsoriser un événement en rapport avec le reggae et l’Afrique. »
Face à cette réalité, les deux jeunes hommes décident de travailler sans financement, en se servant uniquement de leurs contacts. « J’ai appelé le propriétaire de Radio Beirut pour pouvoir réserver la salle gratuitement, mais aussi des amis artistes reggae et hip-hop, dont certains sont connus, comme Chyno. Ils ont accepté de soutenir notre projet puisqu’ils partagent nos valeurs », raconte Kaalam.
Ayant déjà organisé des événements se rapportant au reggae et à la culture africaine, peu répandus au Liban, Akram Moussa travaille avec passion et enthousiasme pour déconstruire les préjugés qu’ont les jeunes sur cette culture et cette musique. Kaalam, qui chante depuis 4 ans au Liban avec Rasta Beirut et qui se bat pour faire connaître le reggae, commence à remarquer un changement positif dans la perception des jeunes vis-à-vis de cette musique.
Leur message aux jeunes Libanais est simple : « Venez rejoindre notre danse du cœur. Venez vous amuser, tout en aidant les autres. »


Lire aussi

Le patrimoine et l’identité sous la loupe d’un atelier organisé à l’USEK

Le tour du monde en 75 débatteurs

À la une

Retour à la page "Campus"

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué