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Liban

Gemayel : La responsabilité incombe à ceux qui sont au pouvoir

Déchets

L’Inspection centrale a ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités dans le scandale survenu dimanche sur le littoral du Kesrouan.

OLJ
25/01/2018

Le scandale des immondices noyant le littoral du Kesrouan, qui a éclaté lundi, faisait encore des remous hier. Le ministre de l’Environnement, Tarek el-Khatib, a violemment répondu au leader des Kataëb, Samy Gemayel, qui l’avait accusé la veille de « mentir aux Libanais », alors que ce dernier se refusait hier de tout commentaire, estimant qu’il s’était « longuement penché sur l’affaire ».

Toutefois, aux questions qui lui ont été posées par les médias à ce sujet, M. Gemayel a répondu que « la responsabilité du dossier incombe à ceux qui sont au pouvoir ». « En tant que député, ma mission est de contrôler et de demander des comptes », a-t-il ajouté, à l’issue d’une rencontre avec le métropolite de Beyrouth Élias Audi.

M. Gemayel a rappelé que les ministres des Kataëb avaient démissionné du gouvernement Tammam Salam, en 2016, parce qu’ils s’opposaient aux décharges côtières. « Au lieu de se focaliser sur la position qu’avait alors adoptée le parti, qu’ils trouvent des solutions à ce dossier, alors qu’ils sont aujourd’hui au pouvoir, qu’ils ont un chef de l’État et tout un gouvernement », a encore insisté M. Gemayel. Il a rappelé que, depuis son entrée à l’hémicycle, « il a présenté trente-trois propositions de loi ». « Nous avons réclamé la formation d’une commission d’enquête parlementaire et nous avons présenté une proposition complète pour traiter ce dossier, a-t-il affirmé. Mais nous ne sommes pas au pouvoir pour appliquer ce dont nous sommes convaincus. Si nos propositions ne les convainquent pas, nous ne pouvons pas les appliquer par la force. »


(Lire aussi : Déchets : Bras de fer très politique entre Gemayel et le gouvernement)


Le chef des Kataëb a en outre affirmé qu’« il n’y a plus de place au compromis, aux solutions médianes et au rafistolage ». « À chaque fois qu’on essayait de rafistoler, la situation dans le pays empirait, a-t-il poursuivi. Nous avons besoin de trouver des alternatives (…). Il faudrait que les prochaines législatives (fixées au 6 mai) soient une étape primordiale pour le peuple libanais afin qu’il puisse décider du prototype de responsables qu’il veut et de la performance politique qu’il souhaite. »
M. Gemayel a en outre expliqué que sa mission « est de surveiller le travail du pouvoir, qui, lui, doit trouver des solutions à ces crises ». « Nous souhaitons que la République libanaise redevienne souveraine, libre, indépendante, loin de la corruption et des intérêts personnels », a-t-il insisté.

Il convient de signaler à ce stade que, dans une interview accordée à la MTV, le président de l’Inspection centrale, le magistrat Georges Attié, a déclaré qu’une enquête est ouverte pour déterminer les responsabilités dans le scandale survenu dimanche sur le littoral du Kesrouan.


(Lire aussi : Retour de bâton, l'éditorial de Issa Goraieb)


« Les immondices proviennent de Nahr el-Kalb »…
Entre-temps, la réponse à la conférence de presse virulente tenue par Samy Gemayel mardi, dans laquelle il a violemment critiqué les responsables pour la mauvaise gestion du dossier des déchets, ne s’est pas fait attendre. Le ministre Tarek Khatib a confirmé dans un long communiqué que « les déchets provenaient du fleuve de Nahr el-Kalb et des municipalités du Metn-Nord proches sur le plan politique » du député Gemayel.

« Prendre pour prétexte le communiqué du Haut Comité de secours (HCS) sur le nettoyage de la plage allant de Zalka à Zouk Mosbeh pour appuyer son argumentation est déplacé, parce que le HCS (…) s’est montré soucieux de nettoyer tout le littoral », a insisté M. Khatib.

Le ministre a rejeté l’appel que lui a lancé M. Gemayel pour « rechercher les 940 dépotoirs sauvages », indiquant que « c’est le ministère de l’Environnement qui a découvert les dépotoirs sauvages dispersés tout au long du littoral ». Dans sa conférence de presse, le leader des Kataëb s’était basé sur un rapport récent de Human Rights Watch (HRW) sur l’incinération au Liban, selon lequel le Liban compte 941 dépotoirs sauvages. Il a félicité M. Khatib d’en avoir trouvé un (celui de Beit Chabab) et l’a invité à rechercher les 940 autres.

« Il est surprenant que le député Gemayel se soit basé sur le rapport de HRW (…), mais qu’il ait ignoré le fait que l’ONG s’est elle-même basée sur les chiffres du ministère de l’Environnement selon lesquels le nombre des dépotoirs sauvages est passé de 617 à 941 après la fermeture de la décharge de Bourj Hammoud », a poursuivi M. Khatib.


(Lire aussi : Les déchets se déversent sur les plages libanaises et... les réseaux sociaux)



« Les déchets… ne sont pas la seule cause du cancer »
Commentant la polémique autour du dossier des déchets, Nabil Nicolas, député du bloc parlementaire de la Réforme et du Changement, a affirmé dans une interview accordée à Sawt el-Mada que « le fait de faire du spectacle » dans cette affaire « nuit à l’image du Liban », notant que le problème des déchets est ancien et remonte à trente ans.

Venant à la rescousse du ministre de l’Environnement, M. Nicolas a déclaré à l’agence al-Markaziya que « les déchets causaient le cancer s’ils étaient laissés à l’air libre et s’ils se dégradaient ». « Mais ils ne sont pas la seule cause du cancer, parce que le chauffage central installé dans une grande majorité des habitations libanaises peut aussi provoquer la maladie », a-t-il insisté.

Le ministre des Affaire sociales, Pierre Bou Assi, a pour sa part déclaré que « tout le monde est responsable » de la crise des déchets, c’est-à-dire « le citoyen, les autorités politiques et les municipalités ». Dans une interview à la radio al-Chark, il a mis l’accent sur la nécessité de développer « une stratégie nationale globale, de rétablir le prestige de l’État et de sanctionner tous ceux qui sortent du contexte légal et qui cherchent à occulter le dossier ».

De son côté, le président de la Fondation maronite dans le monde, Neemat Frem, a insisté dans une déclaration sur la nécessité de « lancer des initiatives fondées sur la décentralisation pour résoudre le problème des déchets ».
Quant à Ali Osseirane, député du bloc du Hezbollah, il a souligné que « la polémique qui se poursuit autour du dossier des déchets est une atteinte à la crédibilité du système politique et de l’État », soulignant la nécessité de « transporter les immondices dans l’Anti-Liban ».
Enfin, la Coalition pour la gestion des déchets a affirmé que « la volonté d’agrandir les décharges côtières, à commencer par celle de Costa Brava, est une confirmation du clientélisme sectaire et politique ».



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Wlek Sanferlou

De nouveau et avec brio les ministres libanais ont réussi la où tout les pays du monde ont échoué : créer pour le Liban une nouvelle classe de pays bien en deçà du "tiers monde". Si en deçà qu'il faudra une perceuse de puit de pétrole pour y arriver. Mais ils ont quand même réussi...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DIS-MOI QUI TE GOUVERNE, JE TE DIRAI QUI TU ES ! A QUAND LE BON ET ULTIME DEBARRAS ?

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LE CHAUFFAGE CENTRAL POROVOQUE LE CANCER... QUE D,AUTRES INEPTIES N,ENTENDRONS-NOUS ENCORE DE TOUS CES INCAPABLES IGNORANTS ! DEGAGEZ !

Irene Said

"...parce que le chauffage central installé dans une grande majorité des habitations libanaises peut aussi provoquer la maladie..."
Ce qui veut dire, Monsieur Nabil Nicolas, que presque tous les habitants des pays du Nord où il fait très froid et où le chauffage central est généralisé devraient souffrir de maladies ou de cancers ?

Heureusement que le ridicule ne tue pas...

Pauvre Liban, quand serons-nous enfin délivrés de ces incapables ignorants qui prétendent gérer ce pays ?
Irène Saïd

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

NON SEULEMENT ! MAIS AUSSI ET AVANT TOUT AU PEUPLE QUI LES ELIT ET QUI LES ACCEPTE ET LES SOUFFRE...

Bery tus

Mais ils ne sont pas la seule cause du cancer, parce que le chauffage central installé dans une grande majorité des habitations libanaises peut aussi provoquer la maladie

Hien ?!

Le ministre des Affaire sociales, Pierre Bou Assi, a pour sa part déclaré que « tout le monde est responsable » de la crise des déchets, c’est-à-dire « le citoyen, les autorités politiques et les municipalités

Bravo ça c’est très vrai !

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