Un panneau publicitaire montrant un montage du maire de New York, Zohran Mamdani, aux côtés de dirigeants iraniens et du Hezbollah. Photo partagée sur le compte X de Benjamin Netanyahu
À l’approche des élections prévues en Israël le 27 octobre 2026 — les premières depuis les attaques menées par le Hamas le 7 octobre 2023 —, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est fait remarquer par la presse locale et internationale en publiant une affiche de campagne associant le maire de New York, Zohran Mamdani, aux dirigeants de l’Iran et du Hezbollah, mais aussi de la Turquie.
L’affiche, qui porte le logo du Likoud, le parti de droite dirigé par Netanyahu, a été installée dans le centre de Tel-Aviv. Elle représente ainsi Zohran Mamdani, élu en janvier 2026 et qui s’est notamment distingué par ses critiques très dures à l’égard du gouvernement israélien et de la guerre à Gaza, tranchant avec la position traditionnellement adoptée par les maires de New York, aux côtés du président turc Recep Tayyip Erdoğan, du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei et même du chef du Hezbollah, Naïm Kassem. Le slogan de l’affiche est sans équivoque : « Ils veulent que Netanyahu perde… Ne les laissez pas gagner. » Benjamin Netanyahu a publié dimanche sur ses réseaux sociaux une photo de l’affiche, accompagnée d’une vidéo reprenant les déclarations de Mamdani le qualifiant de « « criminel de guerre ».
Mamdani plus populaire
Le ton est récemment monté entre le Premier ministre israélien, qui tente de maintenir au pouvoir sa coalition avec les partis d’extrême droite de Bezalel Smotrich, son ministre des Finances, et d’Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité nationale, et Zohran Mamdani, premier maire de confession musulmane de New York, métropole où la communauté juive américaine est très implantée. À l’approche de la dernière visite à Washington de Benjamin Netanyahu, au cours de laquelle il avait notamment rencontré Donald Trump, Zohran Mamdani avait affirmé mener des discussions sur la possibilité légale d’arrêter le Premier ministre israélien lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. Benjamin Netanyahu, qui est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale depuis novembre 2024, avait répliqué en accusant le maire de New York de tenir un « discours de haine ».
Un sondage de l’Associated Press-NORC Center for Public Affairs Research, publié le 7 juillet, donne par ailleurs à Mamdani une opinion plus favorable qu’à Netanyahu auprès des juifs américains : 44 % contre 32 %.
Bien qu’Israël ne soit pas en guerre avec la Turquie — contrairement à l’Iran ou au Hezbollah —, le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne cache pas son hostilité envers Recep Tayyip Erdogan, qui a condamné à plusieurs reprises les massacres et les destructions d’infrastructures civiles par l’armée israélienne à Gaza depuis le 7 octobre.
Il a également exprimé sa crainte de voir menacé le soutien politique traditionnellement bipartisan à Israël aux États-Unis par les démocrates progressistes proches de Mamdani. De récents sondages aux États-Unis montrent que Mamdani est plus populaire que Netanyahu auprès des juifs américains.

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Si les Israéliens sont crétins au point d'être séduits par cette propagande primaire, tomber dans ce procédé primaire, ... mais le reste du monde doit malheureusement les subir aussi
20 h 48, le 18 août 2026