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Promotion 1994 : Aoun appelle à nouveau à trancher l'affaire devant la justice

Liban

Réagissant aux propos du chef de l'Etat, le président du Parlement, Nabih Berry, a dénoncé une "violation flagrante de la Constitution".

OLJ
08/01/2018

Le président libanais, Michel Aoun, a appelé une nouvelle fois lundi à mettre un terme à la polémique autour du décret de la "promotion 1994", en appelant à porter l'affaire devant la justice.

"Le président Aoun assure qu'il respectera la décision des autorités judiciaires compétentes sur la question du décret de la promotion 1994. La justice est l'autorité compétente pour régler les litiges concernant la légalité des décrets et les décisions émanant du pouvoir exécutif", peut-on lire sur le compte Twitter officiel de la présidence de la République.

"Le président Aoun estime que la polémique autour du décret a pris une tournure contraire aux principes, qui n'est pas dans l'intérêt national", peut-on également lire.

 

(Pour mémoire : Abbas Ibrahim : La réalité exige que le compromis politique perdure)

 

Des tensions politiques sont réapparues ces dernières semaines autour de la signature du décret accordant une année d'avancement aux officiers de la promotion 1994. Le chef de l’État, Michel Aoun, et le président du Parlement, Nabih Berry, sont à couteaux tirés au sujet de la signature de ce décret. M. Aoun considère que ce décret, adopté en Conseil des ministres puis signé par lui-même, par le Premier ministre Saad Hariri et par le ministre de la Défense Yaacoub Sarraf, ne requiert pas la signature du ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, alors que M. Berry (dont M. Khalil est un proche collaborateur) oriente la querelle sur le terrain constitutionnel.

La promotion 1994 concerne des officiers entrés à l'École militaire quelques années plus tôt, à l'époque où le chef de l'État était à la tête d'un gouvernement militaire de transition (1988-1990). Les officiers concernés par ce décret, connus sous le label de "promotion Aoun", avaient subi des préjudices liés au fait qu'ils n'avaient pas été promus comme leurs camarades au sein de l'armée.

Réagissant aux propos du chef de l'Etat, le président du Parlement, Nabih Berry, a une nouvelle fois dénoncé une "violation flagrante de la Constitution".

" Ce qui s'est passé ne constitue pas uniquement une problématique juridique susceptible de faire l'objet d'un recours devant le Conseil d'Etat. Il s'agit d'une violation flagrante (...) de la Constitution", affirme un communiqué publié par le bureau de presse de M. Berry. "S'il s'agit d'apporter une interprétation quelconque, cette compétence relève exclusivement du Parlement", poursuit le communiqué.

"S'il est impossible de revenir sur une erreur, la corriger reste une vertu", conclut la présidence du Parlement.

Pour sa part, le député Ammar Houri (Courant du Futur), dans un entretien à Radio Orient, a rappelé que le président Aoun avait estimé que la polémique autour du décret était "politique", et non seulement juridique ou constitutionnelle, et que le chef du Législatif avait confirmé ces propos.

M. Houri a en outre souligné que le Premier ministre déployait ses efforts en vue d'une médiation entre le président Aoun et M. Berry.

 

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Sarkis Serge Tateossian

En toute amitié je dirai deux mots concernant cette affaire qui ne fait que durer inutilement.

- On prétend inconstitutionnalité de cette promotion (la signature en question). Que l'on nous dise quel article de la constitution libanaise invalide cette décision prise par Aoun en son temps.

Nous citoyens, on aimerait quand même le savoir.

- Ce qui me chagrine un peu est le fait que la contestation vient de la part du président de l’assemblée nationale .... est-il vraiment dans son rôle Monsieur Berry ?
Je m'étonne !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

SI POUR TOUTES LES QUESTIONS IL FAUT L,ACCORD A LA FIN GOUPILIOTE GOUPIL SEAIT DE FACTO LE CHEF DE L,ATOLL...

Georges MELKI

" alors M. Berry (dont M. Khalil est un proche collaborateur) oriente la querelle sur le terrain constitutionnel."
Il me semble qu'il y a un "que" qui manque après "alors"...

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