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Saleh, un redoutable tacticien qui voulait conserver son emprise sur le Yémen

PORTRAIT

Militaire de carrière ayant gravi tous les échelons, il a été élu président du Yémen du Nord en 1978 et fut l'un des artisans en 1990 de l'unification avec le sud, longtemps socialiste.

OLJ/AFP
04/12/2017

L'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, dont la mort a été annoncée lundi, était un redoutable tacticien qui a gouverné le Yémen pendant 33 ans et avait tenté inlassablement de prendre sa revanche depuis son éviction du pouvoir en 2012.

Sa dernière alliance lui a été fatale, celle scellée en 2014 avec les rebelles houthis pour saper l'autorité de son successeur, Abd Rabbo Mansour Hadi, qui s'est vu contraint de fuir le Yémen pour se réfugier en Arabie saoudite. Ironie de l'histoire, Ali Abdallah Saleh, 75 ans, membre de la minorité zaïdite de laquelle sont issus les houthis, avait combattu ces derniers pendant plus de six ans, de 2004 à 2010, lorsqu'il était président.

La prise de la capitale Sanaa en septembre 2014 et les avancées ultérieures des houthis dans le reste du Yémen n'auraient pas été possibles sans la participation active d'unités militaires restées fidèles à Ali Abdallah Saleh, qui disposait en outre de puissants relais dans l'administration, estiment des experts.
Mais, après trois ans de coopération, ses partisans et les houthis ont ouvert de violentes hostilités la semaine dernière dans la capitale. La crise pour le contrôle des finances et le partage du pouvoir, aggravée par des soupçons de contacts secrets entre l'ex-président et Riyad, est à l'origine du conflit.

(Repère : Ali Abdallah Saleh en quelques dates)

 

"Confiance en personne"
Dans un coup de théâtre, Ali Abdallah Saleh s'était dit prêt samedi dernier à ouvrir "une nouvelle page" avec les Saoudiens, qui étaient devenus ses ennemis ces dernières années. L'Arabie saoudite intervient depuis 2015 au Yémen à la tête d'une coalition militaire arabe pour soutenir le président Hadi contre les rebelles. Les combats se sont alors intensifiés entre les pro-Saleh et les houthis, qui ont déclaré lundi que l'ex-président avait été tué.

Véritable "survivant", Saleh a traversé une à une toutes les épreuves ayant émaillé ses années à la tête d'un pays instable, aux structures tribales et souvent violent.
Pendant la guerre, l'ex-président n'avait pas bougé de la région de Sanaa, se déplaçant discrètement d'un endroit à un autre et assurant sa propre sécurité, affirmait un expert en 2016. "Il n'a confiance en personne". "Je ne quitterai jamais Sanaa", avait-il dit.

L'instinct de survie politique de M. Saleh était légendaire. Il a régné longtemps en comparant l'exercice du pouvoir au Yémen à une "danse sur la tête de serpents".
Militaire de carrière ayant gravi tous les échelons, il a été élu président du Yémen du Nord en 1978 et fut l'un des artisans en 1990 de l'unification avec le sud, longtemps socialiste.
Un document déclassifié de la CIA datant du 18 juin 1990 affirme que, même si l'union entre le nord et le sud du Yémen échoue, "Saleh conservera probablement son emprise sur le pouvoir".
En 1994, il a écrasé une tentative de sécession sudiste.

Sa longévité exceptionnelle a pris fin en février 2012 lorsqu'il céda le pouvoir à contrecœur au vice-président Hadi, après une année de contestation populaire, dans le sillage du Printemps arabe.
Dans l'accord ayant permis son départ et élaboré difficilement par les monarchies arabes du Golfe, M. Saleh a joui de l'immunité pour sa personne et les membres de sa famille. Il avait auparavant été grièvement blessé en juin 2011 lors d'un mystérieux attentat dans son palais et avait passé plusieurs mois en Arabie saoudite pour y être soigné.

 

 

Refus de l'exil
Après 2012, l'ex-président a refusé de s'exiler et est resté à la tête de son parti, le Congrès populaire général (CPG), auquel appartient aussi son successeur.
Selon Laurent Bonnefoy, chercheur CNRS au Ceri/Sciences Po à Paris, M. Saleh avait notamment pour objectif "de préserver sa capacité de nuisance et son pouvoir, en particulier la possibilité pour son fils Ahmed Ali, résidant aux Emirats arabes unis, d'émerger en tant qu'alternative politique".

Trapu, au regard perçant et à la moustache fine, Ali Abdallah Saleh a été un partenaire très proche des Etats-Unis dans la lutte contre el-Qaëda dans la Péninsule arabique (Aqpa), considérée par Washington comme la branche la plus dangereuse du réseau jihadiste.

Des câbles diplomatiques publiés par WikiLeaks ont révélé un homme de plus en plus autoritaire.
Un conseiller du président Hadi qualifiait Ali Abdallah Saleh de "tyran". Les houthis "sont des marionnettes aux mains de Saleh, qu'il utilise comme il utilise el-Qaëda", avait affirmé ce conseiller, Yassine Makkawi.

Un rapport d'experts remis en février 2015 au Conseil de sécurité de l'ONU a affirmé que Saleh avait accumulé, grâce à la corruption, une fortune estimée entre 32 et 60 milliards de dollars, alors que le Yémen est l'un des pays les plus pauvres du monde arabe. Il faisait l'objet de sanctions ciblées des Nations unies (gel d'avoirs et interdiction de voyage).
L'ex-président était le père de quatorze enfants: cinq garçons et neuf filles.

 

 

Repère

Le Yémen depuis le départ du pouvoir d'Ali Abdallah Saleh

 

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Bery tus

si vous me permettez un petit éclairage ... je n'irai pas jusqu'à dire que l'on est fâches ou content d'un décès par respect a celui qui est mort et a ses survivant surtout !!


L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

SA MORT VA SOUDER LES FORCES YEMENITES CONTRE LES HOUTIS VENDUS A L,IRAN ET QUI NE FONT QUE 6PCT DU PEUPLE YEMENITE !

ACE-AN-NAS

C'était la seule façon de mourir qui pouvait lui arriver.

Me dites pas que certains le pleureraient chez nous au Liban quand même ! !!@@

Bery tus

et maintenant que vont dire les moumana3istes sur cette assassinats lâche et traitre !?!?

moi je vais vous dire ce qu'ils vont dire que c'est Israel qui l'a assassiner ...

ou encore ils vont parader en médiatisant cette assassinat comme un accomplissement positif !!

heureusement que le monde n'est pas dupe, et qu'il reste encore des hommes qui n'ont jamais chercher a être protéger par les armes en ce considérant des dhimmis, qui n'a jamais voulu quitter son pays, et qui SEUL a fait de la prison pendant 11 ans NON A LA HAYE ...MAIS DETENU PAR CES PROPRES ENNEMIS (encore plus dure) ..

vous savez tous de qui je parle LE HAKIM

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

SI SALEH EST MORT LE YEMEN VA VERS LA PARTITION OU L,ESCALADE MAJEURE DE LA GUERRE !

Fredy Hakim

Comment fait-on pour reboucher une bouteille de champagne que l'on vient d'ouvrir?

Demandez à Geagea!!!!!

Antoine Sabbagha

Dans ce monde arabe on se croirait vraiment dans une jungle ou le crime est Roi . Triste .

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