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Liban

Contacts intensifs de Macron en faveur de la stabilité au Liban

Dans les coulisses de la diplomatie
22/11/2017

Depuis samedi, date à laquelle il a reçu le Premier ministre Saad Hariri à Paris, le président français Emmanuel Macron a effectué un réel marathon diplomatique de contacts avec les leaders mondiaux tels que le président américain Donald Trump ou encore iranien, Hassan Rohani. Des sources diplomatiques occidentales indiquent à L'Orient-Le Jour que « l'objectif de ces contacts est d'aider le Liban à franchir le cap de la crise enclenchée par l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe, qui demandent un retrait des armes du Hezbollah de Syrie et de tout autre nation où le parti serait en train de combattre ».

Hier, le président Macron a dit au président iranien, Hassan Rohani, et au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, la nécessité à ses yeux de « préserver la stabilité et la souveraineté du Liban », ainsi que l'a annoncé hier la présidence française. Lors de ces entretiens téléphoniques, il a également « souligné l'importance pour les pays de la région de travailler collectivement à une baisse des tensions », poursuit le communiqué de l'Élysée.

Selon les sources interrogées par L'OLJ, M. Macron a cherché, dans ses entretiens, à « convaincre l'Iran de ne plus s'ingérer dans les affaires de certains pays arabes comme la Syrie, l'Irak ou le Yémen, et plus particulièrement le Liban, tout en gelant les armes du Hezbollah, afin de paver la voie à des règlements politiques au Moyen-Orient ». Selon ces mêmes sources, M. Rohani a refusé de faire suite à cette demande, estimant que les armes doivent rester aux mains du Hezbollah parce qu'elles sont « destinées à la résistance contre Israël », et que celui-ci « n'a jamais cessé ses agressions contre le Liban, occupant toujours une partie de son territoire ».

 

(Lire aussi : La dignité, mais ensuite ?, l'éditorial de Issa GORAIEB)

 

Toutefois, le président français poursuit ses contacts, malgré le refus iranien, estimant que les victoires contre l'État islamique en Syrie et en Irak pourraient être le prélude d'un retrait du Hezbollah de Syrie. Sans compter que le résultat des contacts franco-russes et américano-russes demeure une inconnue.

C'est dans ce contexte que le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil a reçu hier une lettre de son homologue iranien Mohammad Jawad Zarif, dans laquelle celui-ci insiste sur « la nécessité de préserver la stabilité au Liban », tout comme il l'a assuré du « soutien de l'intégralité des parties intérieures, régionales et internationales à cette stabilité ». Il a également assuré « qu'il n'y a de solution militaire à aucune crise dans la région et qu'il faut rester attaché à la diplomatie respectueuse des droits et des intérêts des différentes parties, la seule solution possible à tous les problèmes de la région ».

Par ailleurs, ce que les sources interrogées par L'OLJ n'ont pu déterminer, c'est de savoir si les efforts diplomatiques de la France arriveront à convaincre le Premier ministre Hariri de revenir sur sa démission. Certaines informations ont fait état du fait que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi aurait tenu à recevoir M. Hariri avant son retour au Liban afin de le convaincre de rester à la tête du gouvernement, puisque le trio américain, français et saoudien travaille dorénavant sur le dossier des armes du Hezbollah hors du Liban.

 

 

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Sarkis Serge Tateossian

France-Liban une histoire commune

Henrik Yowakim

Contacts intensifs de Macron en faveur de la stabilité au Liban

ET DIRE QUE DE GAULLE A BIZARREMENT PRÉFÉRÉ L'INSTABILITÉ DE LA RÉSISTANCE A LA STABILITÉ DE LA COOPERATION AVEC L'OCCUPANT NAZI

Henrik Yowakim

Contacts intensifs de Macron en faveur de la stabilité au Liban

ALLONS ENFANTS DE LA PATRIE APLATIE ?????

QUAND LA "STABILITÉ" DEVIENT LA FEUILLE DE VIGNE QUI CACHE TOUTES LES TURPITUDES,TOUTES LES LÂCHETÉS, TOUTES LES SOUMISSIONS, TOUTES LES CAPITULATIONS, TOUTES LES DÉMISSIONS FACE A L'ARBITRAIRE ET A LA TYRANNIE ?????

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