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Économie

Abi Khalil lance les négociations avec les compagnies pétrolières

Hydrocarbures offshore

S'il peut négocier avec les compagnies pétrolières sans l'aval du Conseil des ministres, le ministère de l'Énergie ne pourra toutefois pas signer de contrats sans son autorisation.

11/11/2017

Face au risque de voir de nouveau bloquer le dossier des hydrocarbures offshore suite à la démission samedi du Premier ministre Saad Hariri, le ministre de l'Énergie et de l'Eau César Abi Khalil tente d'accélérer la procédure. Dans un communiqué publié hier, il a invité les compagnies pétrolières ayant participé à l'appel d'offres pour l'attribution des licences d'exploration et de production des hydrocarbures offshore à entamer les négociations sur leurs offres techniques.

Le 12 octobre, un consortium composé de deux opérateurs, le géant français Total et l'italien ENI, et d'un non-opérateur, la compagnie russe Novatek, avait soumis à l'Autorité de l'énergie (LPA) deux offres distinctes pour deux des blocs de la zone économique exclusive (ZEE) libanaise. La LPA avait déjà envoyé, il y a plus de trois semaines, son évaluation et ses recommandations sur les deux offres au ministre de l'Énergie. Ce dernier les avait approuvées et était sur le point de les transmettre au Conseil des ministres, afin d'obtenir un accord préalable du gouvernement avant de commencer les négociations avec le consortium. Mais, suite à la démission de Saad Hariri et le flou entourant l'avenir de l'actuel gouvernement, M. Abi Khalil a donc décidé de passer outre à cet accord préalable du Conseil des ministres, qui était destiné à obtenir un consensus politique à ce sujet.

 

(Lire aussi : Vers un nouveau blocage du dossier des hydrocarbures offshore au Liban ?)

 

Conseil des ministres
Le ministre a justifié sa décision « au regard des répercussions dangereuses pouvant résulter d'un blocage du processus d'exploration et en vue de protéger les droits des générations futures et la souveraineté de l'État », avant de préciser qu'elle était « conforme au décret 43 » approuvé en janvier par le gouvernement, qui inclut notamment le protocole de l'appel d'offres.

Cependant, si le protocole de l'appel d'offres (décret 43/2017) n'oblige pas légalement M. Abi Khalil à obtenir cet accord préalable, il devra toutefois demander au Conseil des ministres l'autorisation de signer les contrats d'exploration et de production avec le consortium, une fois les négociations abouties.

 

(Lire aussi : Démission de Hariri : quelles conséquences pour l’économie ?)

 

 

Selon une source proche du dossier, ces négociations sur les offres techniques ne devraient pas prendre plus de trois jours. « Les points qui seront soulevés avec le consortium sont très peu nombreux, et les discussions sont en cours avec les représentants des trois compagnies pour fixer la date de leur venue à Beyrouth pour entamer ces négociations », a précisé la source précitée. « Le consortium aura ensuite un mois pour faire parvenir à la LPA l'ensemble des documents requis », a-t-il ajouté.

Selon le protocole de l'appel d'offres, la durée de validité des offres est fixée à 180 jours (six mois) à compter de leur date de dépôt, soit le 12 octobre. Quinze jours avant la fin de ce délai, le ministre de l'Énergie peut également rallonger de trois mois leur durée de validité. Ensuite, toute autre prolongation ne peut être effectuée que d'un commun accord avec le consortium.

 

 

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