Liban

Le Hezbollah va-t-il se faire l’intermédiaire d’un retour massif des réfugiés syriens ?

Dans les coulisses de la diplomatie
04/10/2017

L'invitation à rentrer chez eux adressée par le secrétaire général du Hezbollah aux réfugiés syriens a retenu l'attention des milieux politiques et diplomatiques. C'est la première fois que nous entendons Hassan Nasrallah tenir ce discours, ont relevé les représentants de grandes puissances accréditées au Liban, qui se demandent si ces propos seraient suivis d'effet, ou bien s'ils donneraient lieu à une stratégie collective de retour, dans le cas où les réfugiés demeurent passifs.

Dans son discours, le secrétaire général du Hezbollah a dit être conscient des craintes éprouvées par les opposants au régime, affirmant qu'elles ne sont pas insurmontables et qu'il est possible d'en parler ; mais il s'est également étonné de ce que les déplacés venus de zones pacifiées et contrôlées par l'armée syrienne n'aient pas encore pris l'initiative de songer à un retour.
On peut se demander pour quelle raison le secrétaire général du Hezbollah soulève la question des déplacés en ce moment même.

Selon un responsable politique, le secrétaire général du Hezbollah aurait reçu des informations confidentielles au sujet d'un plan visant à fixer les déplacés dans les pays où ils ont trouvé refuge, dans le cadre d'une redistribution démographique et d'un réarrangement des frontières des pays de la région. Pour cet observateur, ces données confidentielles confirment indirectement la réticence des Nations unies à mettre au point un plan de retour cohérent pour ces populations. Elles rejoignent aussi la récente déclaration du président américain qui, enfonçant des portes ouvertes, vient d'affirmer que les déplacés doivent être « réinstallés » dans les pays limitrophes de leur patrie d'origine, sans préciser ce que le mot « réinstallation » signifie, ni sa durée hypothétique.

 

(Lire aussi : Nasrallah invite « les juifs non sionistes » à quitter la région)

 

L'autre signe de convergence, sinon de connivence, est la mauvaise grâce dont les pays donateurs font preuve, dans l'arrivée des aides multiformes aux déplacés. Des réticences que le chef de l'État n'a pas hésité à signaler dans son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU.
Une chose est sûre, toutefois, c'est que le discours de Hassan Nasrallah s'inscrit franchement dans le cadre de la politique tracée par le chef de l'État de programmer le retour des réfugiés aussi rapidement que possible et de lui fixer même un calendrier. Et les sources diplomatiques de souligner que les paroles du chef du Hezbollah sont généralement étudiées et crédibles, et qu'elles cachent très souvent un plan concret d'exécution. Certes, il n'aura pas recours à la force, estiment ces sources, mais il pourrait bien coordonner ce retour et s'en faire l'intermédiaire auprès des autorités libanaises et syriennes, comme cela s'est déjà fait une première fois.

Par ailleurs, les sources diplomatiques citées se demandent ce que cache la fermeté dont le secrétaire général du Hezbollah a fait preuve en ce qui concerne les caméras cachées et parfois piégées que placent les Israéliens en territoire libanais. Elles s'interrogent sur la possibilité de mesures libanaises réciproques en territoire israélien, pour mette en garde toutefois contre leur gravité, en cas d'incident violent.
Enfin, la mise en garde contre la partition de certains pays a certainement retenu l'attention des milieux diplomatiques, ainsi que l'avertissement lancé à certains pays, comme l'Arabie saoudite, de jouer le jeu de la partition ou de l'indépendance de certains États de la région, avec le risque de voir les apprentis sorciers – tous les apprentis sorciers – pris à leur propre jeu.

 

Lire aussi

« Notre pays ne sera pas sous mandat saoudien », martèle Nawwaf Moussaoui

En réponse à Fadlallah, Souhaid affirme que le Grand Liban est un symbole de l'identité nationale

Huit combattants du Hezbollah tués par un drone en Syrie

À la une

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Le Faucon Pèlerin

Nonobstant toutes autres considérations, si Hassan Nasrallah respecte sa parole qui est de coopérer pour le retour de tous les déplacés syriens chez eux, cela sera une bonne nouvelle pour tous les Libanais ainsi qu'à toutes les composantes politiques de notre pays.

LA TABLE RONDE

Pendant que les uns discutent sans effet 3al blatt, le hezb libanais de la résistance LIBANAISE agit dans le sens des intérêts du Liban et ceci dans tous les domaines .

Juste MIND qu'il ne tire aucun profit matériel, bien au contraire il perd des hommes de valeurs , des martyrs .

gaby sioufi

NASRALLAH aurait bien parle a propos des refugies syriens, sans hypocrisie, et SI il compte vraiment intervenir aupres des syriens pour renvoyer chez eux / je dirais plutot pour faire accepter leur retour chez eux les refugies, et nonobstant ses raisons ,
eh bien il aurait au moins l'avantage d'agir autrement qu'en paroles, comme les politiques anti hezb .
ne leur en deplaise il aura fait beaucoup plus qu'eux,comme d'habitude .
il aura REUSSI encore son coup,et - faudra l'avouer POUR LE BIEN DU LIBAN( une fois n'est pas coutume)
CONTRAIREMENT aux autres qui ne font qu'echouer eux leurs coups... mais quels coups au fait ? quels plans ? je n'en vois meme pas un soupcon de plan !

pas etonnant n'est ce pas qu'il n'y ait plus de 14 mars -meme plus en discours-
pas etonnant que nasrallah soit le faiseur de roi, en fait que nasrallah soit LE SEUL chef inconteste au liban - du liban

Pierre Hadjigeorgiou

Le Hezbollah est, avec le régime Bachar, le principal responsable de leur présence au Liban ou partout ailleurs. Ce n’était pas prévu puisqu'il croyait gagner la guerre en quelques jours. Raté, et si ce n’était l'intervention russe, Hassouna balancerait au bout d'une corde depuis belle lurette!
Aujourd'hui, il y a des plans de partage pour tous les pays de la région et Monsieur commence a sentir que si le Liban en fait parti ce sera lui le dindon de la farce! Avec 1,5 millions de Syriens a 90% Sunnites, 700.000 Palestiniens a 90% Sunnites + 27% de Libanais Sunnites, malgré toutes les armes qu'il a, il ne tiendra pas le coup affaibli comme il l'est après la guerre en Syrie. Il a besoin de les voir partir et vite. Nous aussi d'ailleurs, mais seulement les Syriens, mais aussi les Palestiniens et Hassouna & Cie de même puisqu'il a choisi d’être impérialiste Iranien au lieu de Libanais. Le prochain conflit sera dur et sans merci, l'exploitation du gaz et du pétrole l'exige! Le Liban va malheureusement encore payer la facture des c.....s des uns et des autres...

Soeur Yvette

les deplaces syrient doivent quitter et tout de suite...ca suffit on ne peut plus...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

IL S,EST ETONNE QUE LES DEPLACES VENUS DE REGIONS PACIFIEES ET CONTROLEES PAR L,ARMEE SYRIENNE ETC...
MAIS C,EST LA RAISON DE LA FUITE DES CES GENS QUE LA CRAINTE GARDE LOIN DE CHEZ EUX...
SI LE SAYYED H.N. REUSSIT A COMVAINCRE ET RAPATRIER UNE PARTIE DES SYRIENS... SI CE N,EST TOUS... TOUS LES LIBANAIS LUI SERAIENT GRE POUR CET ACTE... ET UNIQUEMENT POUR CET ACTE...

Bery tus

Mais je ne comprend pas .... attaquez les puisque vous dites étre plus fort que jamais et que vous avez même invités tous les moudjahidine a venir... alors yalla qu’on en finisse avec eux une fois pour toute non pas d’accords ?

Dernières infos

Les articles les plus

Impact Journalism Day 2018
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué