La Dernière

Une semaine entre hommages et nostalgie

Quelqu’un m’a dit
06/06/2017

Huguette, impériale en sa demeure
Il était temps ! Huguette Caland (85 ans) a reçu la médaille universitaire de l'AUB, une des plus hautes distinctions décernées par l'établissement. D'autant plus précieuse qu'elle n'a été distribuée qu'à une quinzaine de personnes, dont Ethel Adnan, récemment. Le président de l'Université américaine de Beyrouth, Fadlo R. Khuri, s'est déplacé au domicile de l'artiste pour la lui remettre, en présence de sa fille, Brigitte Caland, évidemment, et de Nadine Begdache, la galeriste de l'artiste et amie de la famille. Il était accompagné de Philippe Khoury (chairman of the AUB Board of Trustees), du professeur de sociologie Samir Khalaf, de la doyenne de la faculté des arts, Nadia el-Cheikh, de Rico Franses, professeur associé au département d'histoire de l'art, et de la critique d'art Kaelen W. Goldie. Présents également : Nagib Begdache, Waddah Faris, Saleh Barakat et Amira Solh.

Cette distinction récompense l'ensemble de la carrière d'Huguette Caland, dont le pinceau libre et enlevé a peint aux couleurs de ses envies le corps féminin, l'érotisme, ou ses propres objets, obscurs ou lumineux, de désir... Surfant sur les styles et les matériaux, elle a joué avec brio sur la figure humaine, avec un regard qui n'appartient qu'à elle. Ses œuvres sont un pur délice. Une sorte de roman-photo, narrant avec pétulance, humour et cynisme les rapports entre les humains. Géniale, notre artiste... En 2016, la Hammer's Made in LA, biennale locale que Hammer Museum organise à Los Angeles, lui a consacré une minirétrospective. En plus, elle a été sélectionnée cette année pour le pavillon dionysiaque à Venise, par la commissaire de la Biennale et conservatrice en chef du centre Pompidou, Christine Macel, bien connue du monde de l'art, pour son intransigeance et ses choix audacieux.

 

Il a 100 ans, que cela continue le plus longtemps possible !
Les années ont beau passer, Cecil Fadlo Hourani impressionne par son physique : toujours bon pied bon œil, toujours bon vivant, avec une capacité de mémoire phénoménale... Et un siècle au compteur ! Une longévité extraordinaire que Carlos et Hélène Eddé ont voulu célébrer en réunissant famille et amis autour de lui. Aussi, pour l'ex-conseiller du président Habib Bourguiba et fondateur du Festival international de Hammamet, la villa Eddé et son jardin s'étaient-ils parés de bleu et blanc aux couleurs de la Tunisie. Entouré de sa fille Zelfa Hourani Keynes et de son petit-fils Alexander Keynes, il était sur son trente et un, à recevoir les 128 invités et à poser avec chacun d'eux pour une photo. Même son petit-fils, le beau gosse Alexander (Skandar) Keynes, alias Edmund dans la série de films Le Monde de Narnia, n'a pas pu lui voler la vedette. Descendant d'une longue lignée de grands hommes, parmi lesquels son quadrisaïeul Charles Darwin, lord Edgar Douglas Adrian, Prix Nobel de physiologie en 1932, et l'économiste de renommée mondiale John Maynard Keynes, Skandar, 27 ans, s'est mis aujourd'hui à la politique. Diplômé en arabe et en études du Moyen-Orient au Pembroke College de Cambridge, il est actuellement conseiller parlementaire de Crispin Blunt, député du Parti conservateur.

Parmi les présents à cette soirée, Tammam Salam, le président de l'AUB Fadlo Khuri et son épouse Lamia, Antoine et Janine Maamari, Tony et Youmna Asseily, Fayek et Hala Hourani, Dave et Maya Corm, Marc et Hala Cochrane, Nadine Begdache, Nadim Cortas, Reda Maamari, Riad el-Assaad, Nada Debs, Mariana et Jamal Abdel-Nour, Hoda Zurayk, Nohad Makdessi, Charles Glass, Soumaya et Christian Bardawil, Mona et Fadlo Khawli, Salam Raci, Salim et Grace Barakat, Lina Saïdi, Samar Damlouji et les inséparables Vasso Salam et Suzy Lebbos.

 

Java, vin et passion, cocktail parfait pour les Français
Quelque cinq cents personnes ont défilé à la cadence de la java dans les jardins de la Résidence des Pins où le bal musette organisé par la Société française de bienfaisance battait son plein. Accompagnés de l'orchestre et d'un accordéon, dont le son a fait toute la différence, Kristian Abou Anni et Manel Mallat (Cats Production) ont enchaîné différents genres musicaux, offrant une plongée dans les beaux jours de la première moitié du XXe siècle.

La musette était si joyeuse que c'était purement grisant pour Bob Wehbé, Christian et Maya Ibrahimcha, Papou Lahoud, Samir et Léna Tannous, Poussy et Greta Achkar, Françoise Allegrin Boustany et Marilys Hatem (qui, pour l'occasion, a joué les event planners) et d'autres encore qui se sont lâchés sur la piste, ne prenant que le temps de trois pauses. Pour écouter le discours d'Arnaud Pescheux, chargé d'affaires a.i., qui a fait l'éloge de la présidente de la Société française de bienfaisance Vicky Hakimé et de son équipe, et fait part de son regret de l'absence de l'ambassadeur Emmanuel Bonne, rappelé à Paris pour son nouveau poste de directeur du cabinet du ministre des Affaires étrangères. Pour goûter ensuite au somptueux buffet préparé par Nicolas Audi. Et pour la distribution des lots de tombola.

Ce soir-là, l'ambiance légère a fait des heureux, parmi eux, Christiane Kammermann, sénatrice représentant les Français établis hors de France, le ministre Nicolas Tuéni et Rhéa, Maurice et Hind Sehnaoui, Salim et Nidal Wardy, Mona Pharaon, radieuse dans sa robe blanche, Zafer et Tonia Chaoui, Georges et Zeina Tabet, Tony et Claude Amatoury, Maro Khazen, Vera Mokbel, Marie Zakhour, Samir et Amira Abillama, André et Mimi Kamel, Camille et Liliane Menassa, Salim et Danièle Saad, Jihad Moawad, Abed et Salma Tabbara... Présents également, l'ambassadeur de Grèce Theodore M. Passas, Samia et Kamal Samaha, Danièle Touma, Mimo Boustani, Samir et Colette Kassis, et même François Abi Saab (et Gaby) qui était toutefois ému de se retrouver dans ce cadre où il a vécu près d'un demi-siècle.
Signalons que la totalité des bénéfices de cette soirée ira soutenir les familles françaises et franco-libanaises dans le besoin.

 

Le rendez-vous cannois...un succès !
Deux temps forts pour le cinéma libanais sur la Croisette : la présentation à la Quinzaine des réalisateurs de Lebanon Factory : quatre courts-métrages, écrits et réalisés par Mounia Akl, Chirine Abou Chacra, Ahmad Ghossein et Rami Kodeih, en binôme avec quatre jeunes cinéastes étrangers. « Un cru exceptionnel (que ces films), le meilleur aux dires des responsables du festival », rapporte Maya de Freige, présidente de la Fondation Liban Cinéma.

De la jeune génération aux pionniers, un grand hommage a été réservé à Georges Nasser pour son film Ila Ayn (Vers l'inconnu). Présenté au Festival de Cannes en 1957, ce long-métrage a été sélectionné dans la rubrique Cannes Classics 2017. Avec sa thématique actuelle de l'émigration, le film, dans une version remarquablement restaurée, a ému un public venu nombreux. Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, visiblement très touché par la présence du réalisateur et son retour à Cannes 60 ans plus tard, lui a réservé un témoignage élogieux.

Des honneurs qui méritent bien une grande fête sur la plage. Organisée par la Fondation Liban Cinéma en association avec Abbout productions et le soutien de l'Office libanais de tourisme en France, d'IDAL et de Bankmed, elle a rassemblé plus de 500 invités, dont les réalisateurs Kawthar Ben Hania, Abdel Rahman Sissako, Élia Suleiman, Khalil Joreige et Joana Hadgithomas, Firas Khoury, Anas Khalaf, Omar Zohairy ; des producteurs comme Roman Paul, Christophe Bruncher, Thierry Lenouvel, Jana Wehbé et Lara Bou Saifan. Les distributeurs étaient également là, notamment Mario Haddad, Gian Luca Chacra, Hania Mroué et Gabrielle Dumont. Se sont joints à eux Rémi Bonhomme (de la Semaine de la critique), des responsables du Festival de Venise, de Toronto, de Locarno, du Festival de Tripoli, de la Fabrique des Cinémas du monde et de ZDF Arte.

ditavonbliss@hotmail.com

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