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À La Une - Liban

Loi électorale : le contre-la-montre est lancé

Adwan à la Maison du Centre, Machnouk à Aïn el-Tiné, Bassil à Bkerké

Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, reçu par le patriarche maronite Béchara Raï vendredi 2 juin 2017 à Bkerké. Photo Ani.

Les formations politiques sont entrées vendredi dans un contre-la-montre pour trouver un accord sur la nouvelle loi électorale, dont les contours sont désormais entérinés, conformément au calendrier fixé après l'ouverture d'une session extraordinaire du Parlement du 7 au 20 juin, date d'expiration du mandat des députés.

Accord avant le prochain Conseil des ministres
"Je tiendrai la promesse que nous avons faite aux Libanais d'une nouvelle loi électorale juste", a déclaré le président Michel Aoun en début d'après-midi.

La veille, le chef de l'Etat avait signé le décret d'ouverture de la session extraordinaire, consacrée au vote d'une nouvelle loi électorale. Une séance plénière de la Chambre sur cette question est prévue le 5 juin. La date du 7 juin pose dans ce contexte une question sur la constitutionnalité de la séance convoquée par le président du Parlement, Nabih Berry, pour le 5 juin, soit deux jours plus tôt.

"La course contre la montre a commencé", a résumé vendredi le vice-président des Forces libanaises, Georges Adwan, à l'issue d'un entretien à la Maison du Centre. "Nous devons tout faire pour obtenir un accord sur la loi électorale avant le prochain Conseil des ministres", prévu mercredi, "pour que le gouvernement l'approuve et le transmette au Parlement pour être soumise au vote", a-t-il poursuivi.

Les formations politiques examinent depuis plusieurs jours une proposition de loi basée sur la proportionnelle et un découpage en 15 circonscriptions dont les modalités restent à entériner, notamment le procédé de décompte des voix.

 

(Lire aussi : Législatives : les diplomates mettent la pression)

 

Bassil à Bkerké
Dans la matinée, le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, avait été reçu à Bkerké par le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, avec qui il a discuté de ce dossier. "Alors que la loi orthodoxe et d'autres propositions n'ont pas été acceptée, nous sommes venus dire au patriarche Raï que la proposition basée sur la proportionnelle était en passe d'être finalisée", a-t-il déclaré à l'issue de cet entretien.

"Nous n'avons jamais proposé de transfert de sièges", a ajouté le leader du CPL, en référence à une idée soulevée, et semble-t-il enterrée, pendant les discussions sur la loi électorale, "car nous refusons le transfert d'électeurs".

"Nous continuerons à lutter pour que tous les Libanais recouvrent leurs droits", a-t-il ajouté, réaffirmant son opposition à la loi en vigueur et au vide au Parlement.


(Lire aussi : Une nouvelle loi électorale dans dix jours ?)



Machnouk à Aïn el-Tiné
Le ministre de l'Intérieur, Nohad Machnouk, s'est de son côté entretenu à Aïn el-Tiné avec Nabih Berry. "Les fonctionnaires doivent suivre une formation d'entre six et sept mois pour se familiariser avec la nouvelle loi électorale" en passe d'être finalisée, a déclaré M. Machnouk à l'issue de cet entretien. "Nous sensibiliserons les citoyens à la nouvelle loi électorale grâce à une campagne média et l'utilisation des nouvelles technologies", a assuré le ministre.

En d'autres termes, les législatives ne pourront pas avoir lieu avant six à sept mois. Les législatives étaient programmées pour le mois de juin, mais en l'absence d'accord sur une nouvelle loi électorale, le scrutin ne peut plus se tenir avant la fin du mandat des députés. La question de la prorogation pourrait être ainsi à nouveau posée.

Le ministre de l'Intérieur a également fait savoir qu'il a transmis à M. Berry une étude relative aux législatives, un document qu'il avait remis jeudi à Michel Aoun et qu'il doit encore transmettre au Premier ministre Saad Hariri.

 

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Les formations politiques sont entrées vendredi dans un contre-la-montre pour trouver un accord sur la nouvelle loi électorale, dont les contours sont désormais entérinés, conformément au calendrier fixé après l'ouverture d'une session extraordinaire du Parlement du 7 au 20 juin, date d'expiration du mandat des députés.
Accord avant le prochain Conseil des ministres"Je tiendrai la...

commentaires (2)

D,ICI UN AN QUI VIVRA VERRA...

DENIONS LA CENSURE.GARDONS NOS LIBRES EXPRESSIONS.

19 h 15, le 03 juin 2017

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Commentaires (2)

  • D,ICI UN AN QUI VIVRA VERRA...

    DENIONS LA CENSURE.GARDONS NOS LIBRES EXPRESSIONS.

    19 h 15, le 03 juin 2017

  • Promesses puis promesses et enfin promesses , attendons voir.

    Antoine Sabbagha

    23 h 29, le 02 juin 2017

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