Liban

À Tyr, un « printemps éternel » dans un cadre enchanteur empreint d’histoire

Que faire ce week-end
21/04/2017

Pour se détendre le temps d'un week-end, en profitant du temps printanier qui consolide son retour sur scène, le caza de Tyr présente l'avantage certain d'offrir aux visiteurs d'un jour une concentration appréciable de monuments ou de sites historiques et archéologiques dans un espace géographique réduit, accessible à deux heures de voiture de Beyrouth. La région de Tyr s'est remise, dans sa longue histoire, de diverses invasions, comme elle l'a fait à maintes reprises depuis Nabuchodonosor, ce qui explique sans doute la richesse du patrimoine de la ville.

Pour organiser de manière rationnelle votre visite dans le secteur, vous pouvez débuter par le vieux quartier chrétien traditionnel, concentré sur l'ancienne presqu'île. Il constitue un labyrinthe dans lequel vous vous perdrez facilement avec plaisir, avec les maisons basses et les ruelles colorées. L'odeur de l'iode vous suivra même dans les églises et la cathédrale médiévale qui ont survécu à travers les siècles. Les curieux pourront même se baigner par-delà les rochers le long de la ville, avec un masque et un tuba, pour admirer les ruines de l'ancienne cité phénicienne désormais engloutie. Selon la saison, vous pouvez également nager avec des tortues. L'étonnement est de mise cependant en observant à l'horizon des falaises et une pointe : Israël est tout proche.

Vous pouvez aisément étendre votre programme sur un week-end et dormir dans l'un des hôtels de la corniche ou vous rendre en amoureux dans l'une des luxueuses chambres des auberges du quartier chrétien, sur le front de mer, avec certaines bâtisses qui datent de la période croisée. Le lendemain, allez visiter les ruines romaines terrestres, accessibles à pied. Baladez-vous le long de l'immense hippodrome et du chemin qu'Alexandre construisit autrefois pour assiéger la ville inaccessible. En taxi, vous pouvez relier Tyr à Cana, la ville où, si l'on en croit saint Jean, Jésus changea l'eau en vin pour un mariage.

Enfin, une fois que vous aurez tout visité, comme Hérodote le fit dans la ville du pourpre, vous pourrez alors longer la corniche de Tyr et profiter d'une promenade autour du petit port (bien évidemment protégé par une statue mariale, protectrice des pêcheurs). Dégustez lors d'un déjeuner ensoleillé un bon poisson frais avec un verre d'arak dans l'un des restaurants qui bordent le port. Le charme bucolique de ce paseo, loin du chaudron beyrouthin, vous permettra de vous sentir presque dans un autre pays. Joint au port, se trouve dans ce cadre enchanteur le souk de Tyr, plus authentique que celui de Beyrouth, dans lequel vous trouverez sans doute toutes les curiosités que l'on peut espérer voir dans les échoppes traditionnelles de la ville.

 

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Beauchard Jacques

Oui, la ville et ses richesses sont magnifiques....

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