Liban

Visite éclair à Beyrouth du conseiller spécial de Fillon

Présidentielle française

Jérôme Chartier, l'émissaire du candidat de la droite française reçu par Aoun, Berry, Hariri, Raï et Deriane.

20/04/2017

Plus de 300 personnes de la communauté française ont accueilli le week-end dernier le conseiller spécial de François Fillon, Jérôme Chartier, qui a effectué en fin de semaine une visite éclair à Beyrouth, accompagné du député franco-libanais de l'Hérault, le Dr Élie Aboud, chargé du dossier des chrétiens d'Orient, et du Dr Antoine Maalouf, PDG de l'hôpital du Levant.

La réunion, organisée par Fabienne Blineau, conseillère consulaire élue, était placée sous le signe de « la cohérence et la fidélité ». Dans son mot d'accueil, Fabienne Blineau a indiqué qu'un déplacement de François Fillon était prévu au Liban avant d'être annulé en raison des circonstances actuelles.

Le député Élie Aboud a salué Jérôme Chartier pour sa fidélité à François Fillon qui a tenu à le déléguer au pays du Cèdre. « François Fillon porte le Liban dans son cœur, a souligné Élie Aboud. Depuis 25 ans, il est avec les Libanais. » Élie Aboud a par la suite évoqué l'unité de sa famille politique, « même si certaines personnes ont préféré prendre le large face aux difficultés », et a rappelé la citation du général de Gaulle, concernant ceux et celles « qui sont dans le vent, qui ont le destin d'une feuille morte ». Et d'ajouter : « On ne peut pas aimer la France si on n'aime pas Fillon, parce que, aujourd'hui, la France a besoin d'un homme fort. La voix de la France ne peut pas s'éteindre avec un homme solide, doté de vision, de recul et d'expérience », a déclaré le député Élie Aboud.

Prenant à son tour la parole, Jérôme Chartier a dénoncé « la machination montée contre François Fillon ». « Face à François Hollande qui n'a jamais voulu endosser la responsabilité de président de la République, les Français ont fini par comprendre qu'une machination a bel et bien été montée contre François Fillon, a affirmé Jérôme Chartier. Machination non seulement parce que, en 5 ans, la politique de Hollande a achevé de mettre notre pays par terre, mais parce que, avec un million de chômeurs en plus, Hollande a réussi à provoquer la désespérance sur le territoire français. La jeunesse française est poussée à l'expatriation pour réussir. Nombreux sont les instituts culturels et les consulats qui ont fermé leurs portes. Les investisseurs investissent ailleurs. La France ne tient plus son rôle de 5e puissance mondiale », a affirmé M. Chartier. Saluant par ailleurs le courage de François Fillon de « vouloir renouer avec l'ambition française pour en faire un pays de plein emploi », Jérôme Chartier a invité la communauté française à faire son choix. « La décision est entre vos mains, a-t-il relevé. Il faut redonner à la France son esprit de conquête. » « La France doit renouer avec une stratégie de rayonnement. »

 

(Lire aussi : La présidentielle française à nouveau rattrapée par le terrorisme)

 

Jérôme Chartier a par la suite expliqué le programme du candidat à l'Élysée, tant au niveau de l'emploi que de celui du pouvoir d'achat, de la sécurité, sans oublier la stratégie concernant le Moyen-Orient et le conflit qui enlise de plus en plus la Syrie. L'envoyé spécial de Fillon a rappelé aux Franco-Libanais qu'« une France grande et indépendante est une France bonne pour le Liban et pour les Libanais », en estimant de ce fait qu'au cas où Fillon serait élu président, « il fera tout pour trouver le moyen de résoudre le conflit en Syrie, qui impacte énormément le Liban du fait des réfugiés ». « Il va œuvrer à mobiliser toutes les énergies positives afin que les réfugiés syriens puissent retrouver leur patrie », a souligné M. Chartier.

À la question de savoir ce que pense Fillon du régime de Bachar el-Assad, la réponse était claire : « Fillon considère que la guerre en Syrie est un fléau auquel il faut mettre fin. Ceux qui souhaitent que ce conflit aussi terrible et cruel soit résolu doivent se retrouver autour d'une table. » Et Jérôme Chartier de se demander : « Pourquoi la voix de la France ne s'élève pas encore pour demander la saisine du Tribunal pénal international ? »
Notons que dans le cadre de sa visite éclair d'un peu plus de 24 heures, M. Chartier a été reçu par le président Michel Aoun, le chef du législatif Nabih Berry, le Premier ministre Saad Hariri, le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, et le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, en présence de la délégation qui l'accompagnait.

 

 

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