Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, lors d'une réunion des BRICS à New Delhi, en Inde, le 14 mai 2026. Photo Arun SANKAR / AFP
Après une série de sanctions imposées par le Trésor américain à plusieurs responsables politiques et, pour la première fois, sécuritaires au Liban, ainsi qu'à l'ambassadeur d'Iran à Beyrouth, Téhéran a condamné vendredi une décision « honteuse » et une violation de la souveraineté libanaise.
Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné des mesures « illégales et injustifiables » à l'encontre de son ambassadeur au Liban Mohammad Reza Chibani, dénonçant le « mépris de l'administration américaine pour le droit international et la charte des Nations unies et le respect de la souveraineté nationale. » Fin mars, le ministère libanais des Affaires étrangères avait déclaré M. Chibani, persona non grata, et lui avait intimé l'ordre de quitter le territoire. Cette décision n'avait finalement pas été suivi d'effets. Une source diplomatique iranienne avait justifié que l'ambassadeur reste à Beyrouth par la « volonté du président (du Parlement) Nabih Berry et du Hezbollah ».
Dans son texte, la diplomatie iranienne a dénoncé une mesure américaine « honteuse » qui vise à « saper la souveraineté nationale du Liban et à semer la discorde au sein de la société libanaise ». Le ministère a en outre souligné que Téhéran reste « attaché au renforcement de ses relations amicales » avec le Liban.
Les sanctions imposées jeudi soir par Washington marquent un tournant et reflètent une pression américaine d'un niveau supérieur sur Beyrouth. Elles ont visé, outre l'ambassadeur Chibani et plusieurs personnalités du mouvement Amal et du Hezbollah, deux officiers libanais en fonction.

