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À La Une - Repère

Les principaux reculs de l'EI en Syrie et en Irak

L'organisation jihadiste contrôle encore de larges pans de territoires dans ces deux pays, où elle mène des attentats sanglants.

A Fallouja, en Irak, un soldat de l’armée irakienne tenant un drapeau de l’EI. Ahmad al-Rubaye/AFP

Le groupe Etat islamique (EI), chassé de la frontière syro-turque, a subi d'importants revers militaires, mais l'organisation jihadiste contrôle encore de larges pans de territoires en Syrie et en Irak, où elle mène des attentats sanglants.

L'EI a aussi perdu plusieurs chefs, dont l'un de ses commandants Omar al-Shishani et le stratège et porte-parole Abou Mohamed al-Adnani, tués dans ces deux pays, où plusieurs forces, dont une coalition conduite par les Etats-Unis, combattent les jihadistes.

 

(Lire aussi : L’EI frappe en Syrie et fait au moins 48 morts)

 

SYRIE

Kobané
Ville kurde, à la frontière turque, Kobané a été érigée en symbole de la lutte contre l'EI, qui en a été chassé le 26 janvier 2015 après plus de quatre mois de combats menés par les forces kurdes avec le soutien des frappes aériennes de la coalition.

Tall Abyad
Située dans la province de Raqqa, fief de l'EI, la ville a été reprise par les YPG (Unités de protection du peuple kurde) le 16 juin 2015. Ville clé pour l'approvisionnement de Raqqa, Tall Abyad était l'un des points de passage informels avec la Turquie pour le transit des armes et des combattants.

Palmyre
La cité antique, à 200 km à l'est de Damas, a été reprise le 27 mars 2016 par l'armée, soutenue par l'aviation russe et au sol par le Hezbollah et les forces spéciales russes. L'EI, qui avait pris Palmyre en mai 2015, y avait procédé à des destructions de son riche patrimoine archéologique.

 

(Lire aussi : Au Moyen-Orient, la lutte contre l’EI peut attendre)

 

Manbij
Le 6 août 2016, les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition arabo-kurde soutenue par Washington, se sont emparées de Manbij, contrôlée par l'EI depuis 2014, et qui constituait pour l'EI un carrefour de ravitaillement vital avec la Turquie.

Jarablos
Le 24 août, des rebelles appuyés par l'aviation et les chars turcs ont repris à l'EI Jarablos, à la frontière, dans le cadre de l'opération "Bouclier de l'Euphrate" de la Turquie, visant à la fois le groupe jihadiste et les milices kurdes.

Frontière syro-turque
Le 4 septembre, les forces turques et les rebelles ont chassé l'EI de ses dernières positions le long de la frontière. L'EI a désormais "perdu tout contact avec le monde extérieur" (...), estime l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

(Lire aussi : Malgré ses revers, l'EI n'est pas fini)

 

IRAK

Tikrit
A 160 km au nord de Bagdad, Tikrit, à majorité sunnite, a été reprise le 31 mars 2015 par les forces gouvernementales après leur plus grande opération contre l'EI, qui contrôlait la ville depuis près de 10 mois. Téhéran et Washington ont été impliqués dans l'opération.

Sinjar
Le 13 novembre 2015, les forces kurdes appuyées par des frappes aériennes de la coalition ont repris Sinjar (nord), coupant une route stratégique de communication pour les jihadistes entre l'Irak et la Syrie. L'EI s'en était emparé en août 2014, se livrant à de multiples exactions contre les habitants, en majorité issus de la minorité yazidie.

Ramadi
Ville sunnite à 100 km à l'ouest de Bagdad, Ramadi a été complètement récupérée aux jihadistes le 9 février 2016. Chef-lieu de la province occidentale d'Al-Anbar, frontalière de la Syrie, elle était sous la coupe de l'EI depuis mai 2015.

Fallouja
Première cité d'Irak à tomber aux mains de l'EI en janvier 2014, Fallouja (50 km à l'ouest de Bagdad) a été reprise par l'armée le 26 juin 2016, après un mois d'offensive durant laquelle des dizaines de milliers d'habitants ont fui la ville.

Qayyarah
Le 25 août 2016, les forces irakiennes ont chassé l'EI de Qayyarah (nord), une position clé en vue de la bataille de Mossoul, dernier grand bastion de l'EI en Irak.



LIBYE

Syrte
Les forces du gouvernement d'union nationale (GNA) ont lancé le 3 septembre une nouvelle offensive contre le dernier réduit de l'EI à Syrte, son principal fief dans le pays.

 

 

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