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Nasrallah : Le sang de Badreddine va nous pousser à renforcer notre présence en Syrie

Liban

Le secrétaire général du Hezbollah appelle les Sudistes à participer aux élections municipales dimanche.

OLJ
20/05/2016

Dans un discours prononcé lors d'une cérémonie en hommage au chef militaire du Hezbollah, Moustapha Badreddine, tué la semaine dernière en Syrie, le secrétaire général du parti chiite, Hassan Nasrallah, a annoncé vendredi que sa formation va renforcer sa présence en territoire syrien. Sur le plan politique, le leader du Hezbollah s'est contenté d'un bref appel aux Sudistes, les invitant à participer au troisième round des élections municipales ce dimanche.

Dans la première partie de son discours, Hassan Nasrallah a présenté ses condoléances à la famille du "commandant martyr" et aux familles de tous les "martyrs tombés en Syrie". Il a ensuite rappelé les grandes étapes du parcours militaire du cadre hezbollahi jusqu'à sa mort, soulignant que Badreddine était "l'un des premiers hommes de la résistance islamique à faire face à l'ennemi israélien". 

Moustapha Badreddine, environ 55 ans, était responsable du dossier de la Syrie, où la guerre fait rage depuis cinq ans entre troupes du régime, rebelles et jihadistes, après la répression d'une révolte pacifique pro-démocratie en 2011. Il était aussi l'un des cinq membres du Hezbollah accusés du meurtre de Rafic Hariri, l'ex-Premier ministre libanais tué dans un attentat à Beyrouth en 2005. Il était même qualifié de "cerveau" de l'attentat. Il faisait en outre l'objet de sanctions du Trésor américain. 

"Quand le Hezbollah a décidé de partir combattre en Syrie, Moustapha Badreddine avait été chargé de diriger les unités militaires et sécuritaires en territoire syrien, a dans ce contexte précisé Hassan Nasrallah. Dans un premier temps, il dirigeait les opérations à partir du Liban car je lui interdisais de partir en Syrie, par crainte pour sa sécurité. Mais ces derniers mois, il passait la majorité de son temps en Syrie."  Selon le chef du Hezbollah, "c'est grâce aux efforts de Badreddine que la résistance a réalisé des exploits et empêché la chute de la Syrie".

Et Hassan Nasrallah de souligner par ailleurs : "Le martyr avait également joué un rôle central dans le démantèlement des cellules d'espionnage au Liban".

(Reportage : Obsèques à Ghobeyri : au milieu des tirs nourris, une colère contenue)

 

"Nous n'accusons pas sans preuves"
Samedi dernier, le Hezbollah avait accusé des islamistes extrémistes d'être derrière la mort de Moustapha Badreddine, une rare mise en cause de ces groupes dans l'assassinat d'un cadre aussi important du parti. Aucun groupe rebelle ou jihadiste, que le Hezbollah combat aux côtés du régime dans la guerre en Syrie, n'a cependant revendiqué l'attaque. Le parti chiite, qui a livré une guerre à Israël en 2006, accuse généralement l'Etat hébreu de l'assassinat de ses cadres, mais pour la première fois, il ne l'a pas mis en cause. Le Hezbollah est l'ennemi juré d'Israël et classé "organisation terroriste" par les Etats-Unis. Il est devenu la bête noire des rebelles et des jihadistes depuis son entrée en guerre aux côtés du régime.

Commentant la mise en cause des islamistes dans la mort de Badreddine, Hassan Nasrallah a confirmé qu'"aucun élément ne pointe le doigt vers les Israéliens". "Nous sommes contre les accusations politiques, a martelé Nasrallah. Même dans le cadre d'une guerre psychologique, nous ne mentons pas et nous n’accusons pas sans preuves".

Le chef du Hezbollah s'est dans ce contexte dit "désolé d’entendre certains Libanais et Arabes dire que le parti chiite a peur" d'accuser Israël. "Aujourd'hui, je dis aux Israéliens et aux Arabes qui sont encore plus mensongers : Si vous touchez à un de nos moujahidine, notre réponse sera dure et directe, quelles que soient les conséquences",  a-t-il lancé. Et d'insister : "Comme notre histoire le montre, quand des données prouvent la responsabilité de l'armée israélienne dans n'importe quelle opération, nous ne le cachons pas et nous ne reculons pas".

Sur l'implication de Badreddine dans l'assassinat de Rafic Hariri, Hassan Nasrallah a déclaré que "le dossier du tribunal international n'existe pas pour nous et ne mérite aucun commentaire de notre part". 

 

(Repère : L'implication du Hezbollah dans le conflit syrien)

 

"Pas le premier ni le dernier"
La mort de Badreddine fait perdre au parti chiite l'un de ses plus importants leaders depuis la mort de son chef militaire en février 2008 à Damas, Imad Moghniyé. Mais Hassan Nasrallah a tenu dans son discours à assurer que "la résistance ne compte plus sur une personne mais est en développement continu dans la quantité et dans la qualité". Et de lancer : "Le martyr Moustapha Badreddine n'est pas le premier et ne sera pas le dernier sur la voie de la résistance".

Revenant sur l'implication de son parti dans la guerre en Syrie, Hassan Nasrallah a déclaré : "Nous sommes partis en Syrie pour défendre le Liban et nous sommes conscients des conséquences de ce choix".

Et de marteler : "Nous allons rester en Syrie où nous allons envoyer un plus grand nombre de commandants. Le martyr d'un de nos cadres ne nous mènera pas à nous retirer de la bataille. Au contraire, le sang de Mustapha Badreddine va nous pousser à accroître et renforcer notre présence en Syrie et à poursuivre la lutte".

Hassan Nasrallah a conclu son discours par un appel aux Sudistes pour qu'ils participent au troisième round des élections municipales dimanche. "La participation à ce scrutin au Liban-Sud est très importante notamment dans le cadre de la guerre psychologique menée contre nous", a-t-il déclaré.

 

Lire aussi

L'élimination de Moustapha Badreddine, un épisode de la guerre de l'ombre régionale

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ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Excellent.... "instituteur" de perroquets.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DU TARTARIN DE TARASCON... WILL KIMECHE 3AM IT SAKKER...

FAKHOURI

Il a sorti le grand jeu du mensonge et de l'illusion qu'ils nous vend depuis des années
Ce qui est étonnant, c'est qu'il veut bien vivre au Liban, envoyer de jeunes libanais mourir pour une cause qui n'est pas la nôtre
Il ne se rend pas compte qu'il est devenu complice d'un tyran doublé d'un assassin
Ce qui m'étonne dans son discours, c'est qu'aucun habitant de la zone sud et de la Bekaa écoute avec dévotion quelqu'un comme HN et ils acceptent ses mensonges et de se sacrifier pour la Syrie
En affichant sa determination de se consolider en Syrie, pourquoi n'irait il pas aller vivre en Syrie près de ses combattants
J'ai toujours appris que le rôle d'un chef c'est de auprès de ses hommes
Il prefere s'enterrer sous terre et venir déblaterer à la TV
ce n'est pas très courageux tout ça
Il n'a rien d'un patriote libanais
Il s'est vendu, exploite les chiites libanais et il vient nous faire la morale

ON DIT QUOI ?

Grand visionnaire qui n'a rien à voir avec ces "gagne-petit", n'arriveront à comprendre son combat que ceux qui auront la patience de voir la fin de l'histoire.

Si le monde est en voie de redistribution des cartes, la fin des traités d'antan et les alliances nous elles que nous vivons, H.N est partie prenante à ces changements .
Le monde sourit aux audacieux , on ne se souvient que des résistants qui n'étaient qu'une poignée au début de la 2ème guerre mondiale , les collaborateurs, tous ont été définitivement enterré dans leur lâcheté.

Souvenons nous de ces mots , la résistance ne tient pas qu'à un seul individu , elle est globale et multiforme .

Atalante fugitive

.....jusqu'au dernier de ses hommes en age de combattre, allez, zou!

Irene Said

Les sempiternels discours inutiles, ridicules, juste bons à mettre en transes les moutons-suiveurs-bêleurs au cerveau vide !
Et à contenter les enturbanés de noir à Téhéran et leur petit protégé à Damas !

Et après cela on a le culot d'affirmer que l'on veut protéger le Liban ?

Irène Saïd

Yves Prevost

"nous ne mentons pas et nous n’accusons pas sans preuves"! Dans la bouche de HN, c'est certainement la blague de l'année!

Bery tus

mais alors ya sayyed si damas vous est tant chere a ce point PQ NE DEMENAGEZ VOUS PAS VOTRE QUARTIER GENERAL COMME LE FPLP TIENS !!

KHEIREDDINE EL-AHDAB

Et ceux qui ne veulent pas subir les humeurs de Hassan Nasrallah, ils n'ont pas le choix? Heureusement que j'ai quitté ce foutoir il y a 25 ans; quelle perte de temps ça aurait été d'endurer tout ça...

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Et l'haSSine souligner par ailleurs : "Le Mossttaphâh avait également joué un rôle central dans le démantèlement de l'immense "réseau? hariri"...." !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

"Enterré" since DIX années sous Quarantième Sous-sol !
Et il menace encore !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Des Cauchemars, c'est bien cela sa véritable ambition ! Car toute sa substance n'est jamais que l'ombre d'un Cauchemar.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

KILL WAHAD OU MAWWALOU...

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

"L'haSSine a tenu à assurer que (la résistance?) ne compte plus sur une personne, mais est en développement continu dans la quantité et dans la qualité." !
Ou, comme lorsqu’on fait de son "vœu", le même mensonge qu’un serment de joueur....

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Il finira comme Ärafât, chassé de Bâïyroûth, çuilà !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

"Mossttaphâh Badréddîne du héZébbollâh, environ 55 ans, était responsable du (délicat) dossier HARIRI !
Il était aussi l'un des cinq membres de ce même héZébbb accusés du meurtre de feu Raffîkk HARIRI, l'ex-Président libanais.... du Conseil aSSaSSiné dans un attentat à Beyrouth en 05.
Il était même qualifié de "cerveau" de cet Horrible Attentat. Il faisait en outre l'objet de sanctions du Trésor américain." !
L'haSSine, lui, raconte que "quand le héZébbb a décidé d'envoyer ses miliciens guerroyer en Syrie le peuple syrien, Mossttaphâh Badréddîne avait été même chargé de diriger les unités militaires et sécuritaires en ce territoire de la Wilâïyâh sœur-syrienne." !
"Dans un premier temps, ajoute l'haSSine, il dirigeait les opérations à partir du Liban car je lui interdisais de partir en Syrie, par crainte du Tribunal Spécial pour le Liban." !

Honneur et Patrie

Hassan Nasrallah parle-t-il du Liban ou de Damas ou Téhéran ? Si c'est du Liban, sait-il ou non qu'il y a un gouvernement dans ce pays. Le Liban n'est pas "le quart vide" (er-Robh el-khali) en Arabie heureuse.

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