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À La Une - Municipales 2016/VIdeo

L'émotion et les larmes de Nadine Labaki pour Beyrouth

L'actrice et réalisatrice libanaise, Nadine Labaki, votant lors des municipales, à Beyrouth. Mme Labaki est candidate sur la liste Beyrouth Madinati. REUTERS/Mohamed Azakir

Face aux journalistes, la réalisatrice Nadine Labaki, candidate sur la liste "Beyrouth Madinati", n'a pu contenir son émotion, ce dimanche, au premier jour des municipales libanaises. Des larmes qui reflètent l'ampleur des espoirs que les militants et partisans de cette liste issue de la société civile placent dans ce scrutin pour la capitale libanaise.

Ce dimanche est "un moment décisif pour réaliser à Beyrouth ce dont nous rêvons", a déclaré la réalisatrice Nadine Labaki aux journalistes. "Nous avons toujours chanté Beyrouth et tourné des films sur Beyrouth, il est temps d'œuvrer pour Beyrouth. Aujourd'hui, on ne peut pas rester à la maison et regretter demain de ne pas avoir voté. Aujourd'hui, c'est la chance pour changer", a-t-elle ajouté.

 

 

Ces municipales sont le premier scrutin national organisé depuis les dernières municipales en 2010 dans un pays sans président depuis deux ans, sans nouveau Parlement depuis 2009 -l'actuel ayant prolongé lui-même son mandat à deux reprises - et qui est paralysé par des divisions politiques exacerbées par le conflit en Syrie voisine. Ces municipales sont aussi un test pour la société civile qui affronte pour la première fois, via la liste "Beyrouth Madinati", la classe politique traditionnelle accusée de corruption et d'incompétence.

 

Dans la capitale, la participation a toutefois été faible. A 18 heures, le taux de participation ne s'élevait qu'à 17,76% à Beyrouth, tandis qu'il oscillait à la même heure entre 34 et 48 % dans la Békaa. La tension était par ailleurs palpable à Zahlé, chef-lieu de la Békaa.

Mona Hallak, l'une des 24 membres de la liste "Beyrouth Madinati", a affirmé que le faible taux de participation aux municipales dans la capitale s'explique par "le sentiment de désespoir des citoyens".

Jusqu'à présent les listes pour les municipales étaient concoctées par les partis traditionnels souvent dirigés par d'anciens seigneurs de la guerre civile (1975-1990). Les mouvements de la société civile ont pris de l'ampleur après la "crise des déchets" qui a exposé au grand jour en 2015 l'inaction des dirigeants, dénoncée dans des manifestations non partisanes inédites.


"Beyrouth Madinati" compte des employés, des enseignants, des journalistes, des pêcheurs et des artistes comme Nadine Labaki. Consciente d'être un "outsider", la liste espère bousculer le jeu et s'attaquer aux problèmes minant la vie quotidienne dans un pays où les familles politiques traditionnelles se partagent les postes depuis son indépendance de la France en 1943.


Le Liban souffre d'une déliquescence des infrastructures et des services publics avec de graves pénuries d'électricité et d'eau potable. Les Beyrouthins suffoquent dans les embouteillages qui paralysent une ville mangée par le béton et manquant d'espaces verts.
L'accumulation de tonnes de déchets après la fermeture de la principale décharge du pays l'été dernier et l'incapacité des deux camps rivaux participant au gouvernement à résoudre ce problème ont suscité un ras-le-bol inédit.
La classe libanaise est divisée entre le camp emmené par M. Hariri et soutenu par l'Arabie saoudite et les Etats-Unis et celui, appuyé par l'Iran et le régime syrien de Bachar el-Assad, dirigé par le puissante Hezbollah chiite. Paradoxalement, ces rivaux se sont alliés pour les municipales de Beyrouth pour faire face à "Beyrouth Madinati".

 

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Face aux journalistes, la réalisatrice Nadine Labaki, candidate sur la liste "Beyrouth Madinati", n'a pu contenir son émotion, ce dimanche, au premier jour des municipales libanaises. Des larmes qui reflètent l'ampleur des espoirs que les militants et partisans de cette liste issue de la société civile placent dans ce scrutin pour la capitale libanaise.
Ce dimanche est "un moment décisif...

commentaires (3)

SI JE POUVAIS VOUS PASSER UN MOUCHOIR... DOMMAGE, JE SUIS LOIN !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

14 h 28, le 09 mai 2016

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Commentaires (3)

  • SI JE POUVAIS VOUS PASSER UN MOUCHOIR... DOMMAGE, JE SUIS LOIN !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    14 h 28, le 09 mai 2016

  • "La classe politique est divisée entre le camp Hariri soutenu par l'Arabie saoudite et les États-Unis et celui, appuyé par l'Iran, le poutinien Nain et le régime bääSSyrien aSSadique, dirigé par l'haSSine, le "fakkîh" chïïte ! Paradoxalement, ces rivaux se sont alliés pour les municipales de Beyrouth pour faire face à Beyrouth Madinati." ! Comme par hasard.... Mais, malgré tout leur Mauvais Œil à ces soi-disant "beyrouthinnns", BRAVO encore à : NADINE LABAKI !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 48, le 09 mai 2016

  • dommage madame vous etes venue un peu trop tot !!..a mon avis

    Bery tus

    02 h 27, le 09 mai 2016

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