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Alep meurtrie par de nouveaux raids : 30 morts vendredi

Un accord russo-américain portant sur un arrêt des combats à Lattaquié et dans la Ghouta doit entrer en vigueur samedi

Les bombardements ont encore semé la mort vendredi à Alep, dans le nord de la Syrie, tuant 30 personnes. REUTERS/Abdalrhman Ismail

Les bombardements ont encore semé la mort vendredi à Alep, dans le nord de la Syrie, tuant 30 personnes alors qu'un accord russo-américain portant sur un arrêt des combats dans deux autres secteurs doit entrer en vigueur samedi.

Une frappe de l'aviation du régime a notamment touché une clinique dans la partie rebelle d'Alep, blessant plusieurs personnes, selon la Défense civile. Ce bombardement survient après la forte émotion provoquée par la destruction d'un hôpital mercredi soir, où ont été tués une trentaine de civils, un acte qualifié d'"inexcusable" par le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon.

"La terre est en train de trembler sous nos pieds", a témoigné un habitant du quartier de Boustane al-Qasr, de nouveau pris pour cible vendredi par des raids de l'aviation du régime. "Les bombardements n'ont pas arrêté dans la nuit, on n'a pas fermé l’œil", a-t-il précisé à l'AFP.
Pour les habitants d'Alep, la trêve imposée fin février par les Russes et les Américains au régime et aux rebelles n'est plus qu'un lointain souvenir. Plus de 230 civils ont en effet péri en une semaine dans les bombardements ayant touché la grande ville du nord, divisée depuis 2012.
Ce bilan s'est alourdi vendredi de 13 morts dans les quartiers tenus par le régime et de 17 côté rebelle, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Des dizaines de personnes ont été blessées.

(Voir aussi : Alep sous les bombes : les images)

 

"Point de rupture"
Un correspondant de l'AFP a constaté que la clinique touchée par les frappes avait été à moitié détruite. "C'est un établissement au service des civils, il n'y pas de présence armée ici", a lancé à l'AFP son directeur, Hassan al-Ahmad.

Par peur de nouveaux bombardements, la prière du vendredi des musulmans a été suspendue pour la première fois dans les quartiers rebelles, selon une instance religieuse.
Et en ce Vendredi saint pour les orthodoxes, Nour Chmeilane, une chrétienne de 25 ans d'un quartier d'Alep-ouest, a renoncé à aller à la messe. "Nous avons mis nos affaires dans une seule valise et nous nous préparons à partir à tout moment", témoigne-t-elle.

 

(Lire aussi : Syrie : les limites de la diplomatie... et de la guerre )

 

Ces derniers bombardements surviennent au surlendemain de frappes contre l'hôpital al-Qods qui ont fait une trentaine de morts, dont un pédiatre, un dentiste et des enfants. Alors que ces frappes ont soulevé l'indignation à l'étranger, le régime de Bachar el-Assad a démenti avoir bombardé l'hôpital.
Pour le Comité international de la Croix-Rouge, Alep est désormais "aux portes d'un désastre humanitaire".

Et dans une lettre publiée par l'organisation Crisis Action, des médecins d'Alep ont lancé un cri d'alarme.
"Nos hôpitaux sont près du point de rupture" à cause de l'intensification des frappes, disent-ils.
"Bientôt, il n'y aura plus de professionnels de santé à Alep. Vers qui se tourneront alors les civils" qui auront besoin de soin?, s'interrogent-ils.
Le Haut Commissaire aux droits de l'homme de l'Onu, Zeid Ra'ad Al Hussein, a pour sa part dénoncé un "mépris monstrueux pour les vies de civils par toutes les parties au conflit".

(Lire aussi : « Si la trêve tient, c’est entre les États-Unis et la Russie, pas entre l’opposition et le régime »)

 

Trêve sur deux fronts
Face au carnage, l'émissaire de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura a appelé jeudi la Russie et les Etats-Unis à prendre une "initiative urgente" pour la remettre en selle la trêve de fin février.
Quelques heures plus tard, un accord russo-américain a été annoncé sur l'entrée en vigueur d'un arrêt des hostilités samedi matin sur deux fronts mais pas à Alep. L'accord porte sur le nord de la région de Lattaquié, un fief du régime dans l'ouest du pays, et la Ghouta orientale, une région rebelle à l'est de Damas.
L'agence publique russe Ria Novosti a fait état de "l'introduction d'un processus de détente" dans ces régions "à partir de (vendredi) minuit".

Michael Ratney, l'envoyé spécial américain pour la Syrie, a confirmé "un nouvel engagement de cessation des hostilités par toutes les parties (...) samedi à 00H01 (vendredi 22h00 GMT)".
Il a cependant indiqué dans un communiqué que les deux pays n'était pas arrivés à un accord sur Alep. "Nous discutons avec la Russie pour arriver rapidement à un accord afin de réduire la violence dans cette région aussi", a-t-il ajouté.
Dans un communiqué mis en ligne, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a appelé les parties en conflit à s'engager de nouveau dans une trêve "indispensable".

 

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Les bombardements ont encore semé la mort vendredi à Alep, dans le nord de la Syrie, tuant 30 personnes alors qu'un accord russo-américain portant sur un arrêt des combats dans deux autres secteurs doit entrer en vigueur samedi.


Une frappe de l'aviation du régime a notamment touché une clinique dans la partie rebelle d'Alep, blessant plusieurs personnes, selon la Défense...

commentaires (8)

J'ajouterais que que je n'ai plus de nouvelles de Bassam FAKHOURY,chirurgien, de nationalité syrienne, depuis 3 ans. Je n'ai aucun moyen de le contacter en Syrie. Mohammad et Bassam étaient liés par une grande amitié

FAKHOURI

20 h 37, le 29 avril 2016

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Commentaires (8)

  • J'ajouterais que que je n'ai plus de nouvelles de Bassam FAKHOURY,chirurgien, de nationalité syrienne, depuis 3 ans. Je n'ai aucun moyen de le contacter en Syrie. Mohammad et Bassam étaient liés par une grande amitié

    FAKHOURI

    20 h 37, le 29 avril 2016

  • Je viens d'apprendre le décès dans sa clinique du docteur Mohammad Wassin Maaz, pédiatre, que je connais par le canal de mon cousin Bassam FAKHOURY c'est un homme de grande valeur qui disparait sous les obus russo-syrien J'espère que les nations de cette terre tiennent une comptabilité précise des meurtres, atrocités imposés à tout un peuple par un dirigeant lui-même ophtalmo de profession. Un médecin fait serment de soigner et de sauver l'être humain, son semblable On a en face de nous un assassin hors du commun Paix à ton âme Mohammad Nous ne t'oublierons pas Tu as sauvé beaucoup d'enfants à Alep Repose En Paix

    FAKHOURI

    20 h 33, le 29 avril 2016

  • donc nous avons eu dans l'antiquite Neron, et dans le contemporain Bashar el assad !! (khallas hafez sont pere allah y ghame2lo n'est apparu que comme un mini dictateur) haha !!

    Bery tus

    20 h 28, le 29 avril 2016

  • HITLER ET BERIA DEPASSES !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    18 h 44, le 29 avril 2016

  • Le sentimentalisme facile ne pourra pas faire de Alep la ville syrienne , je répète syrienne autre chose qu'une ville qui doit revenir à la Syrie, nettoyée des mains des salafowahbitesdaechiennes turcosbensaouds. Cela ouvrira la route vers raqqaille et deir ezzor, et la voie pour la paix , sous la bonne gouvernance du héros de la résistance BASHAR EL ASSAD . Ainsi soit il ..Amen.

    FRIK-A-FRAK

    17 h 17, le 29 avril 2016

  • Bachar El Assad + Poutine = SUPER HITLER Pas de respect de la parole donnée pour la trêve et sans aucun respect de l'être humain, surtout s'il est innocent

    FAKHOURI

    17 h 09, le 29 avril 2016

  • bachar le seul president au monde qui peut rivaliser avec NERON QUI BRULA ROME !!!!

    Bery tus

    15 h 49, le 29 avril 2016

  • Génial, le carnage continue. Vive le héros Bachar.

    carlos achkar

    15 h 35, le 29 avril 2016