Cette photo non datée, fournie et diffusée par le radiodiffuseur public allemand Deutsche Welle (DW) le 20 février 2026, montre le journaliste turc de la DW Alican Uludag. Ce dernier a été placé en détention provisoire par un tribunal d'Istanbul le 20 février 2026 pour avoir prétendument « insulté le président », ce qui a conduit Berlin à exiger sa libération immédiate. Photo fournie par Deutsche Welle / AFP
Un journaliste turc travaillant pour la radio-télévision publique allemande Deutsche Welle (DW), libéré en mai après 90 jours de détention, a annoncé mardi sa nouvelle arrestation.
« Je suis en train d'être arrêté », a écrit Alican Uludag, journaliste à Ankara du service turc de la DW, dans un message posté sur X au moment de son interpellation.
Un communiqué du parquet d'Ankara a indiqué qu'une enquête avait été ouverte sur les publications du journaliste sur les réseaux sociaux, suite à des allégations d' « incitation à la haine et à l'hostilité publiques » et de diffusion de fausses informations.
Les autorités allemandes et plusieurs ONG de défense des droits humains avaient dénoncé son arrestation fin février pour « insulte au président » et demandé sa libération immédiate, jugeant infondées les poursuites à son égard.
Un tribunal d'Ankara avait ordonné le 21 mai sa libération conditionnelle après 90 jours de détention dans le plus grand centre pénitentiaire de Turquie, à Silivri, dans l'ouest d'Istanbul.
Alican Uludag était également poursuivi pour « diffusion publique de fausses informations » et « dénigrement public des institutions judiciaires ».
La directrice générale de la Deutsche Welle, Barbara Massing, a déclaré mardi dans un communiqué que la nouvelle arrestation de M. Uludag était « profondément préoccupante ».
« Le travail journalistique ne doit pas être criminalisé », a-t-elle affirmé, soulignant que la DW s'attendait à ce que « les droits d'Uludag soient pleinement respectés » et qu'elle « continuait à se tenir fermement » au côté du journaliste.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été poursuivies ces dernières années en Turquie pour l'accusation d' « insulte au président », souvent en raison de publications sur les réseaux sociaux.
Les arrestations dans les milieux d'opposition et parmi les voix critiques se sont accentuées au début du mois à l'approche du sommet de l'Otan qui s'est tenu dans la capitale turque.


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