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À La Une - Conflit

Le Hezbollah dément un retrait partiel de ses combattants de Syrie

"Il ne s'agit que de rumeurs qui s'inscrivent dans le cadre d'une guerre psychologique contre le parti", selon un organe de presse proche du parti chiite.

Des combattants du Hezbollah à bord d'un véhicule transportant un missile Fajr-5, lors d'une parade militaire à Nabatiyeh, au Liban-sud, le 28 novembre 2012. Photo d'archives AFP/MAHMOUD ZAYYAT

Depuis l'annonce lundi soir par la Russie d'un retrait partiel de ses forces présentes en Syrie, des informations font état d'un retrait de combattants du Hezbollah qui se battent aux côtés du régime du président syrien Bachar el-Assad. La formation chiite a aussitôt démenti ces informations, les qualifiant de rumeurs.

Lundi, le site Janoubia, dirigé par des intellectuels chiites hostiles au Hezbollah, affirmait que "des centaines de combattants du Hezbollah se sont retirés de Syrie hier (le 13 mars), sans signes avant-coureurs, et ont rejoint leurs domiciles dans la banlieue-sud de Beyrouth". Janoubia citait des sources proches du parti chiite. Le site estimait que "l'annonce du retrait (partiel) militaire russe est le facteur essentiel qui a poussé le Hezbollah à passer de l'offensive à la retraite".

Al-I'lam al-Harbi, organe de presse proche du Hezbollah, a appelé à "ne pas croire aux rumeurs véhiculées par les groupes armés (en références aux rebelles et aux jihadistes combattant en Syrie) depuis la décision russe du retrait partiel de ses contingents armés en Syrie (...)". Cet organe de presse, dont le communiqué a été repris par plusieurs médias locaux et internationaux, a également estimé que l'annonce du Front al-Nosra, qui affirme vouloir mener une offensive en Syrie "48 heures" après le début du retrait militaire partiel russe, est infondée. Dénonçant des rumeurs qui s'inscrivent dans le cadre d'une guerre psychologique contre le parti, l'organe appelle les médias "à ne pas tomber dans le piège qui consiste à relayer ces fausses informations".

Une source proche du Hezbollah a, quant à elle, affirmé au quotidien al-Joumhouria que les combattants du parti présents en Syrie sont toujours sur place. "Il n'y a pas de retrait", a dit cette source. "Les rumeurs (...) visent à mettre la pression sur le Hezb, afin de le pousser à se retirer comme le font actuellement les Russes", ajoute cette source. 

Même son de cloche de la part de sources également proches du parti, qui ont démenti tout retrait au quotidien panarabe al-Chark al-Awsat. Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a de son côté affirmé au même quotidien que le Hezbollah a effectué des permutations au sein des rangs de ses combattants en Syrie. Mais il a écarté toute possibilité de son retrait à court terme.

Mardi, des bombardiers russes ont fait leur retour sous les vivats en Russie après l'annonce surprise de Vladimir Poutine du désengagement du gros de son contingent militaire de Syrie, dont l'Onu et les Occidentaux espèrent qu'il aura un effet positif sur les négociations de Genève. En dépit de ce retrait, Moscou poursuivra ses frappes contre des "objectifs terroristes", a cependant prévenu l'armée russe.

 

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Depuis l'annonce lundi soir par la Russie d'un retrait partiel de ses forces présentes en Syrie, des informations font état d'un retrait de combattants du Hezbollah qui se battent aux côtés du régime du président syrien Bachar el-Assad. La formation chiite a aussitôt démenti ces informations, les qualifiant de rumeurs.
Lundi, le site Janoubia, dirigé par des intellectuels chiites hostiles au Hezbollah, affirmait que "des centaines de combattants du Hezbollah se sont retirés de Syrie hier (le 13 mars), sans signes avant-coureurs, et ont rejoint leurs domiciles dans la banlieue-sud de Beyrouth". Janoubia citait des sources proches du parti chiite. Le site estimait que "l'annonce du retrait (partiel) militaire russe est le facteur essentiel qui a poussé le Hezbollah à passer de l'offensive à la retraite".
Al-I'lam al-Harbi,...
commentaires (6)

"Le Hezbollah dément..." Dommage! Quoique, après tout, on n'est pas très pressé de les voir revenir chez nous!

Yves Prevost

07 h 01, le 17 mars 2016

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Commentaires (6)

  • "Le Hezbollah dément..." Dommage! Quoique, après tout, on n'est pas très pressé de les voir revenir chez nous!

    Yves Prevost

    07 h 01, le 17 mars 2016

  • La debandade sera totale...pauvre Syrie...

    Soeur Yvette

    16 h 32, le 16 mars 2016

  • Certains fakkihîstes se sont 1 peu assagis, grâce à leur nouvel embourgeoisement, en s’éloignant du héZébbb pour se rapprocher de la réalité. Mais ces "new bourgeois" s’étaient si acoquinés avec ce héZébbb-là, et tellement "donnés aux affres de l'histoire" que celle-ci les prit au mot ! D’ailleurs, la majorité d'entre eux sont à tel point prisonniers de leurs propres illusions, que c'est précisément dans les lieux les plus citadins de ce "milieu" originaire de la montagne qu’on suit encore aveuglément ce héZébbb-là. Pour cette population, le centralisme Citadin l'avait continuellement empêché d'agir, et elle n'avait brisé que tout récemment les liens dans lesquels la grande Ville, Beyrouth, avait enfermé sa volonté rurale. Certains nourrissent même toujours l'idée grotesque de s’imaginer pouvoir encore contrôler ce héZébbb par 1 constitution, 1 parlement, 1 Tribunal ou même par 1 "redoutable" et bien sûr "illustre" Déclaration de Bääbdâh ; basée, elle, yîîîh, essentiellement sur la Niaiserie ; dont l’idée de base n’est autre que la célèbre théorie du Slâïméééne qui conSiste à faire de son mieux en attendant de faire grandement pitié ! Simple aléatoire tout petit embourgeoisement de simples fakkihîstes, élaboré initialement ; et surtout péniblement durant 3 longues décennies ; en réalité et dans les faits, malheureusement, comme simple écran de fumée mais qui partira incessamment, bien évidemment, en fumée ! "Alea jacta est ! Le sort en est jeté !".

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    15 h 25, le 16 mars 2016

  • LA DEBANDADE SERA TOTALE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    14 h 52, le 16 mars 2016

  • Ils n'ont qu'à rester tant qu'ils sont payés pour défendre le régime ASSAD. Le seul problème: ils meurent en martyr mais pour aucune cause et pour rien vu que le Bachar est fini.

    Achkar Carlos

    12 h 34, le 16 mars 2016

  • Je pense que comme il a eu les cojones pour assumer son implication , il en fera de même pour un éventuel retrait. De toute façon les carottes sont cuites pour les comploteurs , il se retirera bien un jour , la fleur au fusil .

    FRIK-A-FRAK

    12 h 16, le 16 mars 2016

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