Rechercher
Rechercher

À La Une - tensions

Indignation en Turquie après le décès d'une jeune femme abattue par la police

"Ma fille n'est pas une terroriste, pourquoi lui ont-ils tiré dessus ?", s'est plainte la mère de la victime issue de la minorité alévie.

Issue de la minorité alévie (musulmans progressistes), Dilek Dogan, 25 ans, est morte dimanche soir à l'hôpital où elle était soignée après avoir été blessée par balle au cours d'une intervention de la police antiterroriste dans le district de Sariyer à Istanbul le 18 octobre 2015. AFP PHOTO / OZAN KOSE

La mort d'une jeune femme abattue chez elle par un policier qu'elle avait prié de se déchausser, selon sa famille, a suscité lundi une vive émotion en Turquie à six jours à peine des élections législatives anticipées du 1er novembre.

Issue de la minorité alévie (musulmans progressistes), Dilek Dogan, 25 ans, est morte dimanche soir à l'hôpital où elle était soignée après avoir été blessée par balle au cours d'une intervention de la police antiterroriste dans le district de Sariyer à Istanbul le 18 octobre, a rapporté la presse turque.
Selon le témoignage de ses parents, des policiers ont pénétré dans le domicile familial et la jeune femme leur a demandé de ne pas entrer avec leurs chaussures. Les agents ont refusé et l'un d'eux lui a tiré dessus.

Citée par les médias locaux, la police a de son côté affirmé que la jeune femme a été touchée lors d'une altercation entre un agent et un membre de sa famille qui aurait tenté de lui prendre son arme.
"Ma fille n'est pas une terroriste, pourquoi lui ont-ils tiré dessus ?", s'est plainte la mère de la victime.

Le décès de la jeune femme a suscité une vague de réactions sur les réseaux sociaux. "Voici la vérité: nous sommes tous à une balle de devenir un hashtag", s'est alarmée @bahar088 sur Twitter, reprenant l'un des slogans phares des manifestations contres les violences policières aux Etats-Unis.

 

(Lire aussi : À une semaine des législatives, le parti d'Erdogan en campagne frénétique)


A quelques jours d'élections législatives anticipées cruciales, des opposants au président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan se sont emparés de l'incident.
"Vous verrez, il n'y aura ni procès, ni enquête", a réagi le chef de file du parti de la démocratie des peuples (HDP, prokurde), Selahattin Demirtas.
"S'il y a eu une faute, elle sera rendue publique et les sanctions appropriées seront prises", a toutefois assuré lundi un vice-Premier ministre, Numan Kurtulmus.

Au début du mois, une vidéo montrant la dépouille d'un homme kurde traînée par un véhicule blindé de la police dans le sud-est de la Turquie avait suscité un tollé, obligeant le Premier ministre Ahmet Davutoglu à annoncer l'ouverture d'une enquête.

 

Lire aussi
« Heureusement que mon fils est à l'hôpital, sinon il pouvait être un des kamikazes... »

La Turquie n'est pas un « camp de concentration », martèle Davutoglu

Le sud-est à majorité kurde de la Turquie en état de guerre larvée

La reprise des violences plombe l’économie du sud-est de la Turquie

 

Pour mémoire
Quand un ministre turc "souhaite mourir en martyr

Et si le chef historique du PKK avait la solution ?

« Pousser la Turquie à la guerre civile turco-kurde, c'est pousser le pays à la catastrophe »

La mort d'une jeune femme abattue chez elle par un policier qu'elle avait prié de se déchausser, selon sa famille, a suscité lundi une vive émotion en Turquie à six jours à peine des élections législatives anticipées du 1er novembre.Issue de la minorité alévie (musulmans progressistes), Dilek Dogan, 25 ans, est morte dimanche soir à l'hôpital où elle était soignée après avoir...
commentaires (1)

MINORITÉ ALEVI = ALAOUITE... LE SULTANAT SE DÉCHAÎNE CONTRE LES MINORITÉS !

LA LIBRE EXPRESSION

19 h 45, le 26 octobre 2015

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • MINORITÉ ALEVI = ALAOUITE... LE SULTANAT SE DÉCHAÎNE CONTRE LES MINORITÉS !

    LA LIBRE EXPRESSION

    19 h 45, le 26 octobre 2015

Retour en haut