Les Etats-Unis tentent d'éviter la destruction totale de la Syrie, a déclaré lundi à Madrid le secrétaire d'Etat américain, John Kerry.REUTERS/Juan Medina
Les États-Unis tentent d'éviter la destruction totale de la Syrie avec ses conséquences pour la région, et la vague d'émigration supplémentaire qu'elle entraînerait, a déclaré lundi à Madrid le secrétaire d’État américain, John Kerry.
Washington estime avoir la responsabilité "de tenter d'éviter la destruction totale et complète de la Syrie", a-t-il déclaré. Le secrétaire d’État a confirmé, lors d'une escale à Madrid, ce qu'il avait évoqué dimanche à Paris: une réunion dans les prochains jours avec des dirigeants russes, turcs, et saoudiens pour chercher une solution politique au conflit.
"Le niveau d'immigration en Europe est dangereux" en raison de la difficulté à l'absorber, et "la menace de voir encore plus (de réfugiés) arriver si la violence continue et que la Syrie implose est réelle", a averti le secrétaire d’État.
( Lire aussi : Syrie : qui combat qui, et où )
M. Kerry a exprimé la crainte que par son intervention militaire dans le conflit, la Russie cherche "simplement à maintenir en place" le président syrien Bachar el-Assad, ce qui ne ferait selon lui "qu'attirer plus de jihadistes et augmenter le nombre de réfugiés". En revanche, une autre voie est possible si Moscou veut chercher une solution politique et simultanément combattre Daech (acronyme arabe de l'organisation État islamique).
Par ailleurs, le président français François Hollande a assuré lundi que la France ne frappe pas "telle ou telle catégorie de terroristes" mais "les camps d'entraînement". Cette déclaration intervient alors que les frappes françaises contre l'EI, qui comprend des combattants français, ont suscité des critiques sur leur légalité.
"Nos frappes visent des lieux d'entraînement des terroristes en Syrie", où des gens s'entraînent "pour mener des combats en Syrie" mais "aussi pour aller poser des bombes dans notre pays", a déclaré sur RTL François Hollande, qui a indiqué qu'environ 600 Français étaient présents "sur les zones de combat" de Syrie et d'Irak.
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Washington estime avoir la responsabilité "de tenter d'éviter la destruction totale et complète de la Syrie", a-t-il déclaré. Le secrétaire d’État a confirmé, lors d'une escale à Madrid, ce qu'il avait évoqué dimanche à Paris: une réunion dans les prochains jours avec des dirigeants russes, turcs, et saoudiens pour chercher une solution politique au conflit.
"Le niveau d'immigration en Europe est dangereux" en raison de la difficulté à l'absorber, et "la menace de voir encore plus (de réfugiés) arriver si la violence continue et que la Syrie implose est réelle", a averti...


On s'en fout ! Encore dix ans de guerre, et ils seront à égalité avec Nous. Œil pour œil ! Dent pour dent !
10 h 43, le 20 octobre 2015