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À La Une - Syrie/Irak

Les jihadistes abattent un avion du régime près de Damas

Double attentat à Bagdad, combats près de Kirkouk.

Des immeubles détruits à perte de vue, à Jobar, dans la banlieue de Damas. REUTERS/Yousef Homs

Le groupe Etat islamique (EI) a abattu un avion militaire du régime qui bombardait un secteur rebelle dans la province de Damas, a affirmé vendredi une ONG, qui a précisé que le pilote avait été tué.  L'EI et les factions rebelles ont, depuis le début de la guerre civile il y a près de quatre ans, abattu plusieurs appareils militaires du régime. "Un avion a été abattu dans la région de Bir Qassab, au sud de Damas, et son pilote est mort", a expliqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Son directeur Rami Abdel Rahmane a précisé à l'AFP que l'appareil avait été touché par un missile alors qu'il bombardait des régions rebelles.

Les jihadistes ont posté sur les réseaux sociaux des photos de l'avion et du cadavre du pilote, en revendiquant l'attaque qui a eu lieu jeudi soir. Une des photos publiées par les partisans de l'EI montre un champignon de fumée et sur d'autres clichés figurent le corps ensanglanté du pilote et sa carte d'identité militaire. Un tweet des jihadistes affirme: "Les Lions du Califat (de l'EI) ont abattu un avion à Bir Qassab et le pilote a été tué. Que Dieu en soit remercié".

L'EI est positionné dans différents secteurs de la province de Damas, principalement dans la région de Qalamoun, près du Liban.

 

(Lire aussi : Course contre la montre pour la libération des otages japonais et jordanien)

 

Combats entre jihadistes et modérés dans le nord de la Syrie

La guerre se poursuivait aussi dans le nord de la Syrie. Les combats qui opposent les jihadistes syriens du Front al-Nosra aux rebelles du Hazzm soutenus par les puissances occidentales dans la province septentrionale d'Alep se sont étendus à celle d'Idleb, rapporte le mouvement. Ils ont éclaté jeudi quand l'aile locale d'el-Qaëda s'est emparée de positions du Hazzm à l'ouest d'Alep, dans l'une des dernières poches de résistance de l'opposition modérée. "Il y a maintenant des combats à Idleb et à Jabal al-Zaouiya", a déclaré un représentant du Hazzm joint par téléphone. Dans la province d'Alep, des affrontements ont lieu à Atarib, localité située à une vingtaine de kilomètres de la frontière turque, a-t-il précisé.

Selon l'OSDH, d'intenses combats se sont déroulés dans la nuit autour de la caserne du 46e régiment, dans l'ouest de la province d'Alep, et entre ce secteur et la province d'Idleb, où le Front al-Nosra s'est emparé en octobre de nombreuses positions des modérés. Les jihadistes ont pris quelques points de contrôle mineurs, précise l'ONG.

Al-Nosra dit avoir lancé son offensive en représailles à la capture de deux de ses membres par le Hazzm, qui est l'un des derniers mouvements rebelles non-jihadistes du nord de la Syrie.

 

(Lire aussi : La victoire à Kobané ne suffit pas à dire "mission accomplie", avertit le Département d'Etat US)

 

En Irak

En Irak, des combats étaient signalés entre l'EI et les peshmergas kurdes près de Kirkouk, à 250 km environ au nord de la capitale irakienne. Ces combats ont éclaté vendredi matin par un assaut lancé par les jihadistes de l'EI. D'après la police locale, les jihadistes ont bombardé au mortier des positions tenues par les peshmergas kurdes dans quatre districts situés au sud-ouest de la ville. De sources médicales, on fait état d'au moins quatre morts et 70 blessés dans les rangs des forces kurdes irakiennes.

 

Un double attentat à la bombe a, par ailleurs, fait 18 morts vendredi dans le centre de Bagdad. Le double attentat de Bagdad visait le quartier de Bab el-Charki, qui abrite un important marché et fait face à la "zone verte", le quartier où se trouvent la plupart des bâtiments officiels, sur l'autre rive du Tigre.

Samarra, à 125 km au nord de Bagdad, a aussi été visée par la terreur, quand deux kamikazes se sont fait exploser à un barrage de sécurité dans le centre-ville, faisant trois morts et cinq blessés parmi les policiers et les miliciens chiites présents.

 

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Le groupe Etat islamique (EI) a abattu un avion militaire du régime qui bombardait un secteur rebelle dans la province de Damas, a affirmé vendredi une ONG, qui a précisé que le pilote avait été tué.  L'EI et les factions rebelles ont, depuis le début de la guerre civile il y a près de quatre ans, abattu plusieurs appareils militaires du régime. "Un avion a été abattu dans la région de Bir Qassab, au sud de Damas, et son pilote est mort", a expliqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Son directeur Rami Abdel Rahmane a précisé à l'AFP que l'appareil avait été touché par un missile alors qu'il bombardait des régions rebelles.
Les jihadistes ont posté sur les réseaux sociaux des photos de l'avion et du cadavre du pilote, en revendiquant l'attaque qui a eu lieu jeudi soir. Une des photos publiées...
commentaires (2)

"Un avion!" du régime bääSSyriaNique ? Un tacot, oui !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

17 h 11, le 30 janvier 2015

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Commentaires (2)

  • "Un avion!" du régime bääSSyriaNique ? Un tacot, oui !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    17 h 11, le 30 janvier 2015

  • Faisant etat de 2 tués seulement, dont l’officier de la brigade Givati, et de 7 blessés, elle semble douteuse pour certains observateurs israéliens qui n’excluent pas une manipulation de la part de la censure militaire israélienne. Non seulement cette version diffère de celle véhiculée par certains medias libanais (dont certains ont évoqué 15 tués), mais aussi de la version des médias israéliens qui ont rendu compte au tout début de l’attaque de 4 tués. L’analyste de la dixième chaine de télévision israélienne Alone Ben David fait partie de ces sceptiques. Il est persuadé que l’armée est en train de cacher le véritable nombre des tués dans les rangs des poltrons. D’autant que selon le Yediot Aharonot « 10 officiers du bataillon Tsabar de la brigade d’élites Givati se trouvaient dans le convoi». Un expert libanais militaire et ancien officier dans l’armée libanaise a expliqué sous le couvert de l’anonymat pour le site d’information libanais al-Hadath News que les véhicules qui ont été détruits transportent habituellement à leur bord 5 passagers. Il en découle, à en croire la version israélienne des deux voitures, que 10 au moins n’ont pu échapper et auraient dû périr. A vos postes , H.N nous dit toute la verite sur les chapardeurs et poltrons .

    FRIK-A-FRAK

    16 h 00, le 30 janvier 2015

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