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Conflit

Reprendre Mossoul à l’EI est possible, selon Abadi

Deux journalistes irakiens tués dans le Nord ; des raids du régime syrien font 42 morts près de Damas.

Des combats opposaient hier l’armée irakienne et l’EI dans le secteur de Mouqdadiyah, à 90 km au nord-est de Bagdad. Photo Reuters

Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a estimé hier que les forces irakiennes sont capables de reprendre Mossoul, la deuxième ville d'Irak, à l'État islamique (EI), le seul obstacle étant l'absence de connexion par la route entre les troupes qui sont proches de la ville et le reste de l'armée.
« Il y a des gars à nous sur le terrain, des peshmergas (forces kurdes) et des troupes irakiennes dans la région. Le seul problème est le lien terrestre entre le reste de nos troupes en Irak » et la région, a-t-il ainsi déclaré lors du Forum économique de Davos. « Nous devons avoir une liaison entre le reste des forces irakiennes et les peshmergas, et les forces de la coalition, et cela peut être fait », a-t-il ajouté, précisant : « Nous combattons maintenant pour nous assurer que la liaison routière sera faite. »
Rappelons que le chef du commandement central de l'armée américaine (Centcom) le général Lloyd Austin, a déclaré cette semaine au Wall Street Journal que les États-Unis et l'Irak préparent une offensive militaire au printemps ou à l'été pour reprendre Mossoul. « Je vous dirais qu'il peut y avoir une surprise là-bas. Dans de nombreux combats avec Daech (autre nom de l'EI), on est surpris de constater parfois que les combattants se contentent de fuir, ils ne combattent pas, ce qui constitue un changement dans leur stratégie, parce que le moral de Daech est à la baisse, non à la hausse », a-t-il ajouté.
Les frappes aériennes américaines se sont récemment concentrées sur Mossoul pour faire pression sur le groupe État islamique. Des peshmergas ont également lancé avec succès des offensives terrestres pour reprendre le contrôle de routes aux mains des jihadistes de l'EI près de Mossoul. La coalition qui mène des frappes aériennes en Irak depuis début août estime avoir stoppé l'avancée de l'EI dans ce pays, mais les jihadistes conservent pour l'instant l'essentiel de leurs positions.
En attendant, les violences se poursuivent. Hier encore, sept personnes dont deux journalistes, ont été tuées par l'EI dans le secteur de Mouqdadiyah, à 90 km au nord-est de Bagdad, ont rapporté leurs employeurs et des responsables. Ali al-Ansari et un second journaliste de la chaîne satellitaire al-Ghadeer sont les deux victimes, selon le responsable local de cette télévision, Karim Fadhel. Deux de leurs confrères, Moustafa Hamid et Qousay Sahib, qui travaillent pour la télévision publique Iraqiya, ont été blessés, a ajouté le responsable de leur chaîne dans la province de Diyala, Uday Abdelkarim. Les versions diffèrent sur le lieu exact et le type d'attaque ayant coûté la vie aux sept personnes. Certaines sources affirment que des tirs d'obus ont atteint la ville de Mouqdadiyah tandis que d'autres font état d'un bombardement et de combats au nord de la ville. Cinq miliciens ont aussi été tués et plus d'une vingtaine ont été blessés, selon des responsables médicaux et de sécurité.
De l'autre côté de la frontière, en Syrie, l'armée de l'air a mené hier des raids meurtriers sur une localité rebelle proche de Damas tuant 42 civils, dont 6 enfants, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). « Le nombre de personnes tuées dans un massacre commis par les avions de guerre du régime contre le village de Hammouriyé, dans la Ghouta orientale, s'élève à 42 dont six enfants », selon cette ONG. Selon les Comités locaux de coordination (LCC, qui regroupe des militants hostiles au régime), le raid a visé une place du village au moment où les fidèles sortaient de la mosquée après la prière de vendredi.

(Source : AFP)


Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a estimé hier que les forces irakiennes sont capables de reprendre Mossoul, la deuxième ville d'Irak, à l'État islamique (EI), le seul obstacle étant l'absence de connexion par la route entre les troupes qui sont proches de la ville et le reste de l'armée.« Il y a des gars à nous sur le terrain, des peshmergas (forces kurdes) et des troupes...

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