Rechercher
Rechercher

À La Une - Syrie-Israël

Raids israéliens en Syrie après des tirs de roquettes sur le plateau du Golan

Le ministre de la Défense israélien adresse une mise en garde directe au président Assad.

Dans la nuit du 27 au 28 janvier 2015, l'armée israélienne a mené de nouveau raids contre des bases syriennes sur le Golan. AFP PHOTO / MENAHEM KAHANA

L'armée de l'air israélienne a mené dans la nuit de mardi à mercredi des raids contre des positions de l'armée syrienne dans la région sous tension du plateau du Golan, a indiqué l'armée israélienne.

"Plus tôt aujourd'hui (mardi) des roquettes se sont abattues sur le Golan. En réponse, il y a peu de temps, l'armée israélienne a attaqué des bases d'artillerie de l'armée syrienne", a indiqué l'armée israélienne dans un communiqué diffusé aux premières heures de mercredi. "L'armée tient le gouvernement syrien pour responsable de toutes les attaques en provenance de son territoire et prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre les citoyens israéliens", a précisé le porte-parole de l'armée Peter Lerner.

Le ministre de la Défense israélien Moshé Yaalon a adressé une mise en garde directe au président syrien Bachar el-Assad. "Les attaques menées cette nuit par l'armée de l'air contre des cibles situées en territoire syrien sous le contrôle d'Assad sont un message clair que nous ne tolérerons aucun tir vers le territoire israélien, aucune violation de notre souveraineté et que nous réagirons avec force et détermination", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déjà prévenu mardi soir qu'Israël était prêt à répondre "avec force" et que "ceux qui jouent avec le feu vont se brûler les doigts".


Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, qui s'appuie sur un large réseau de sources en Syrie, les frappes ont touché deux bases de la province de Kuneïtra, où le Hezbollah est le fer de lance des opérations du régime syrien. Israël avait commencé par riposter avec son artillerie lorsque les roquettes, au moins deux, tirées depuis le Golan syrien se sont abattues mardi dans la zone du plateau occupée par Israël.


Les accrochages se sont multipliés avec l'extension du conflit syrien sur le Golan. La partie du Golan occupée par Israël est régulièrement frappée par des projectiles venus du côté syrien, où les combats font rage entre l'armée syrienne d'un côté et de l'autre les rebelles et des jihadistes. Il n'apparaît pas toujours clairement si les tirs sont intentionnels ou non. Mais l'armée israélienne a jugé que ceux de mardi étaient délibérés.


Les tensions dans le secteur se sont considérablement accentuées avec le raid meurtrier mené le 18 janvier en Syrie contre le Hezbollah et attribué à Israël. L'opération a tué six membres du Hezbollah, ainsi qu'un général des Gardiens de la révolution iraniens.

Israël n'a pas revendiqué ni démenti officiellement la responsabilité de ce raid mais s'attend depuis à une riposte du Hezbollah et a considérablement renforcé ses moyens militaires. Des batteries du système antimissiles "dôme de fer" ont été mises en place. Six canons de 155 mm israéliens étaient ainsi postés à quelques centaines de mètres de la ligne mercredi matin, a constaté un photographe de l'AFP.

 

Israël a également creusé des tunnels à la frontière avec le Liban afin de repérer d'éventuels passages sous-terrains appartenant au Hezbollah, rapportaient mercredi plusieurs médias israéliens. L'armée a précisé au Jerusalem Post que cette décision répond à une demande des habitants de la localité frontalière de Zir'it, inquiets de la présence de tunnels du Hezbollah dans la zone. L'armée israélienne a précisé qu'aucun passage sous-terrain du Hezbollah n'a été trouvé, soulignant que ce n'est pas la première fois que l'armée effectue des travaux de ce type.

 

(Pour mémoire : Golan : "Nous ne nous attendions pas à ce que les tués aient une telle envergure", affirme une source israélienne)

 


L'Iran a fait passer aux Etats-Unis le message que leurs alliés israéliens avaient franchi la ligne rouge et devaient s'attendre à "subir les conséquences de leurs actes".

Israël suivra aussi avec la plus grande attention les propos du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui doit s'exprimer vendredi pour la première fois sur le raid attribué à Israël.


Israël a annexé en 1981 la partie du Golan qu'il occupait depuis 1967 et la guerre des Six jours. Cette annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale. Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre, mais la ligne de cessez-le-feu était considérée jusqu'à ces dernières années comme relativement calme.

 

Lire aussi
Le Golan faute de mieux, la chronique de Nagib Aoun

Raid sur le Golan : Assad dénonce les "prétextes" israéliens pour "assassiner" des hezbollahis

"Le Hezbollah a un plan à long terme et n'agira pas sous le coup de la colère"

L'armée de l'air israélienne a mené dans la nuit de mardi à mercredi des raids contre des positions de l'armée syrienne dans la région sous tension du plateau du Golan, a indiqué l'armée israélienne.
"Plus tôt aujourd'hui (mardi) des roquettes se sont abattues sur le Golan. En réponse, il y a peu de temps, l'armée israélienne a attaqué des bases d'artillerie de l'armée syrienne", a indiqué l'armée israélienne dans un communiqué diffusé aux premières heures de mercredi. "L'armée tient le gouvernement syrien pour responsable de toutes les attaques en provenance de son territoire et prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre les citoyens israéliens", a précisé le porte-parole de l'armée Peter Lerner.
Le ministre de la Défense israélien Moshé Yaalon a adressé une mise en garde directe au président...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut