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Golan : En plus des membres du Hezbollah, le raid israélien a causé la mort de militaires iraniens

Syrie

Parmi les tués iraniens, un général des Gardiens de la Révolution.

OLJ/AFP
19/01/2015

En plus de six membres du Hezbollah, six militaires iraniens, dont un officier des Gardiens de la révolution (Pasdaran), ont péri dimanche dans le raid israélien contre Kuneïtra, sur le plateau du Golan syrien, a affirmé à l'AFP une source proche du Hezbollah. Les militaires iraniens étaient en mission de reconnaissance, a précisé la source.
L'Iran a confirmé la mort d'un général des Gardiens de la Révolution, l'armée d'élite de la République islamique, dans le raid.

Il s'agit d'un des coups les plus durs portés au Hezbollah depuis le début de la guerre en Syrie, où il combat les rebelles aux côtés du régime de Bachar el-Assad. Des responsables du Hezbollah ont indiqué que le fils d'Imad Moughniyeh, ex-commandant militaire du Hezbollah lui-même assassiné en 2008, figure parmi les morts. Jihad Moughniyeh (né en 1989) était enterré lundi après-midi dans la banlieue sud de Beyrouth, où une foule d'est rassemblée pour les funérailles.

 

(Lire aussi : Pour le Yediot, le Hezbollah répondra, mais évitera d'ouvrir un nouveau front avec Israël)

 

Outre Moughniyeh, la frappe a tué le commandant Mohammad Issa (né en 1972, marié et père de quatre enfants), un des responsables du dossier Irak-Syrie, et quatre autres membres du Hezbollah, selon une source proche du mouvement armé chiite.

Dimanche soir, le Hezbollah a précisé que parmi les morts figurent aussi Abbas Ibrahim Hijazi, né en 1979, marié et père de quatre enfants ; Mohammad Ali Hassan Abou al-Hassan, né en 1985, célibataire ; Ghazi Ali Dawi, né en 1988, marié et père d'un enfant ; Ali Hassan Ibrahim, né en 1993, célibataire.

 

Une source israélienne de sécurité a fait état dimanche d'une frappe menée par hélicoptère contre des "éléments terroristes" accusés de préparer des attaques contre l'Etat hébreu.

Ce raid a fait monter d'un cran les tensions au Liban, où l'armée a intensifié ses patrouilles le long de la frontière avec Israël. Israël, qui cherche à empêcher des transferts d'armes vers le puissant mouvement libanais, a déjà frappé à plusieurs reprises en Syrie. Les responsables du Hezbollah n'ont pas commenté publiquement le raid de dimanche, qualifié par sa chaîne de télévision, al-Manar, d'"aventure risquée menaçant la sécurité du Moyen Orient".

 

"Pas de riposte d'envergure du Hezbollah"
Initialement, le Hezbollah se consacrait à la lutte contre l'Etat hébreu, mais le mouvement chiite est désormais très impliqué en Syrie où il combat auprès de l'armée du régime. Ses forces étant ainsi sollicitées, et le Liban très fragilisé par le conflit syrien, les velléités sont faibles d'ouvrir un nouveau front contre Israël. Le Hezbollah devra donc trouver une réaction appropriée, qui ne déclenche pas d'hostilités ouvertes, soulignent des analystes.

 

(Lire aussi : La presse libanaise entre menaces et mises en garde)

 

"Le Hezbollah ne peut pas riposter (massivement), car s'il riposte, il y aura une autre guerre. Or le Hezbollah est en Syrie, et n'est pas prêt à combattre contre Israël", a déclaré à l'AFP Hilal Khashan, professeur de sciences politiques à l'Université américaine de Beyrouth. Trois jours avant la frappe de dimanche, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait menacé de riposter aux raids israéliens, annonçant pour la première fois que son parti possédait depuis 2006 des missiles iraniens Fateh-110 pouvant atteindre tout le territoire israélien.

Par ce raid, "les Israéliens ont montré que le Hezbollah bluffe", poursuit M. Khashan, estimant que si le mouvement peut lancer des attaques à petite échelle, telle que la bombe posée près de la frontière avec Israël qu'il a revendiquée l'an passé, il se retiendra de toute action d'envergure. "Nasrallah dira que les Israéliens cherchent à provoquer dans le cadre de leur campagne électorale, et qu'il ne faut pas tomber dans leur piège", estime le chercheur.

 

"La résistance va répondre. L'ennemi, ses soldats et son peuple vont voir une réponse claire. Il n'est pas nécessaire de discuter de sa nature, de son comment, de son timing et de son lieu", pouvait-on lire, lundi matin, dans al-Akhbar, un quotidien proche du Hezbollah. (voir ici notre revue de la presse libanaise)


Cette analyse est partagée en Israël. "Le Hezbollah ne veut pas d'une guerre ouverte", affirme Yoram Schweitzer, ancien chef du service militaire israélien de lutte contre le terrorisme. "Il a un certain nombre d'options pour répliquer à différents niveaux. Nous estimons qu'il ne souhaite pas aller au contact pour le moment", indique-t-il à l'AFP.

Dans les colonnes du Yediot Aharonot, un journaliste estimait qu'il ne fallait pas s'attendre  à l'ouverture d'un nouveau front entre le parti chiite et l'armée israélienne sur le plateau du Golan. (En savoir plus en lisant ici)

 

Le Liban est toujours techniquement en guerre avec Israël, qui a occupé le sud du pays pendant 22 ans, jusqu'en 2000. En 2006, une guerre a opposé l’État hébreu au Hezbollah, faisant plus de 1 200 morts au Liban, en majorité des civils, et 160 victimes israéliennes, surtout des soldats.

 

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

QU'EST-CE QU'ILS FOUTAIENT AU GOLAN LES HEZBOLLAHIS ET LEURS CHEFS IRANIENS ?

M.V.

C'est le général Soleimani qui va pas être content...! car, il avait réussi a passé incognito à Gaza....!

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