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À La Une - Liban

Nouvelle journée de colère des familles des militaires enlevés par les jihadistes

Un échange avec les détenus islamistes est envisageable, déclare Machnouk.

Les familles des militaires libanais enlevés par des jihadistes bloquant mercredi 24 septembre 2014 la route de Dahr el-Baïdar. Photo Ani

Les familles des militaires libanais enlevés depuis début août par les jihadistes dans le jurd de Ersal (Békaa) ont bloqué mercredi une nouvelle fois plusieurs routes au Liban, dont un axe vital reliant Beyrouth à l'est du pays, prenant au piège des dizaines d'automobilistes.

Les manifestants, qui se sont regroupés par dizaines, ont dressé des tentes au milieu de la route de Dahr el-Baïdar, au niveau du village de Falougha, bloquant la circulation dans les deux sens vers et de Beyrouth. Les familles avaient déjà bloqué cet axe important sur la route de Damas lundi durant plusieurs heures.
D'autres axes routiers ont aussi été bloqués, notamment la route Tarchich-Zahlé et celle reliant Kefraya au Chouf.

 

(Lire aussi : Raccommodage politicien en vue)


"Tout le monde refuse de négocier pour ramener nos enfants", a affirmé un manifestant brandissant le portrait d'un proche retenu en otage. "Nous maintiendrons la fermeture de cette route tant que nos fils resteront entre les mains de ces groupuscules", a-t-il martelé. Des pneus ont été brûlés sur place.

Depuis les combats sanglants entre l'armée libanaise et les jihadistes ultra-radicaux à Ersal, dans la plaine orientale de la Békaa, en août, une trentaine de soldats et policiers sont toujours retenus en otage. Trois d'entre eux ont déjà été exécutés par leurs ravisseurs du groupe de l'État islamique (EI, ex-Daech) et du Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda).

Certains manifestants ont fustigé l'attitude des politiciens qui "restent les bras croisés face au drame vécu par les familles des militaires". "Pourquoi ne font-ils rien pour ramener nos enfants ? Pourquoi rien n'a été fait depuis deux mois ?", s'est interrogé le père d'un soldat.
"Des enfants veulent voir leur père, des femmes attendent leur mari, a crié un manifestant, L'Etat refuse de nous protéger".

"Arrêtez de nous mentir. Si vous êtes incapables de nous rendre nos enfants, dites le nous clairement", a affirmé un représentant des familles aux journalistes sur place.

 

(Lire aussi : Salam à « L'OLJ » : L'EI a tué plus de sunnites que de chiites et de chrétiens...)



Les manifestants ont à nouveau accusé les autorités libanaises d'avoir échoué à obtenir la libération des militaires, sommant le gouvernement de répondre aux exigences des jihadistes de libérer des détenus islamistes à la prison de Roumieh.

Les parents des militaires enlevés avaient coupé mardi, durant trois heures, l'autoroute Beyrouth-Tripoli, dans les deux sens au niveau de Qalamoun, gardant la vieille route maritime ouverte. Ils avaient expliqué qu'ils n'avaient pas bloqué la route de Dahr el-Baïdar, comme ils l'avaient fait lundi, car ils avaient voulu tenir parole et exécuter la mise en garde adressée au ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk.

 

Ces manifestations interviennent alors que les négociations indirectes avec les jihadistes piétinent. Le Comité des ulémas musulmans sunnites a estimé mardi qu'il n'y aura pas de solution au dossier des militaires enlevés à Ersal si le Hezbollah continue de refuser leur échange contre des prisonniers fondamentalistes détenus à Roumieh.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a assuré que son parti "n'est pas opposé au principe de la négociation" pour obtenir la libération des soldats et agents de l'ordre tombés aux mains des groupes jihadistes. Mais la négociation doit se faire "à partir d'une position de force et non pas en mendiant", a-t-il insisté, plaidant pour des médiations discrètes, loin des médias.

 

(Lire aussi : Joumblatt : D'accord pour un échange, à certaines conditions)

 

Mercredi soir, le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk a affirmé qu'un échange entre les militaires et les détenus islamistes à Roumieh est "envisageable". "L'échange est envisageable, en se basant sur les lois en vigueur, et tout ce qui se dit contrairement à cela est totalement faux", a souligné M. Machnouk.

Le gouvernement libanais avait d'abord clairement exprimé son refus de tout échange. Le Premier ministre Tammam Salam s'était rangé à l'avis du commandement de l'armée et des services de sécurité dans l'affaire des otages demandant que tout le monde s'y rallie dans la lutte ouverte que le Liban mène contre le terrorisme. M. Salam avait également estimé que le Liban ne pouvait pas négocier sous la menace constante d'une liquidation des soldats et agents de la sécurité enlevés.

 

 

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Les familles des militaires libanais enlevés depuis début août par les jihadistes dans le jurd de Ersal (Békaa) ont bloqué mercredi une nouvelle fois plusieurs routes au Liban, dont un axe vital reliant Beyrouth à l'est du pays, prenant au piège des dizaines d'automobilistes.Les manifestants, qui se sont regroupés par dizaines, ont dressé des tentes au milieu de la route de Dahr el-Baïdar, au niveau du village de Falougha, bloquant la circulation dans les deux sens vers et de Beyrouth. Les familles avaient déjà bloqué cet axe important sur la route de Damas lundi durant plusieurs heures.D'autres axes routiers ont aussi été bloqués, notamment la route Tarchich-Zahlé et celle reliant Kefraya au Chouf.
 
(Lire aussi : Raccommodage politicien en vue)
"Tout le monde refuse de négocier pour ramener nos enfants", a...
commentaires (1)

Les manifestants ont raison d' accuser les autorités libanaises d'avoir échoué à obtenir la libération des militaires et aussi le plein droit de couper les routes et advienne que pourra .

Sabbagha Antoine

11 h 25, le 24 septembre 2014

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Commentaires (1)

  • Les manifestants ont raison d' accuser les autorités libanaises d'avoir échoué à obtenir la libération des militaires et aussi le plein droit de couper les routes et advienne que pourra .

    Sabbagha Antoine

    11 h 25, le 24 septembre 2014

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