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À La Une - Crise

Militaires enlevés : le Liban salue le rôle médiateur du Qatar

Le Front al-Nosra diffuse une nouvelle vidéo des otages.

Le Premier ministre libanais Tammam Salam à son arrivée à Doha. Faisal AL-Tamimi/AFP

Le Premier ministre, Tammam Salam, a salué dimanche le rôle joué par le Qatar pour obtenir la libération des militaires libanais enlevés depuis début août par des jihadistes islamistes. "La détention de nos militaires requiert le renforcement de notre unité nationale", a déclaré M. Salam de Doha, soulignant que le chef de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, restera dans l'émirat pour suivre l'évolution des négociations.
"Nous espérons avancer pas à pas dans ce dossier épineux et compliqué et nous espérons que la visite du président turc, Recep Tayyip Erdogan, à Doha se répercutera positivement sur cette affaire", a-t-il dit. "Les négociations sur le dossier des militaires ne sont qu'à leurs débuts".

Le général Abbas Ibrahim avait fait état plus tôt de "demandes rédhibitoires" des jihadistes de l’État islamique (EI) et du Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda) pour libérer les militaires libanais qu'ils détiennent. "Les revendications des ravisseurs de l'EI et du Front al-Nosra ne sont pas les mêmes et les négociations se déroulent séparément", avait déclaré M. Ibrahim à son arrivée au Qatar. "Le Qatar joue un rôle de médiateur avec le Front al-Nosra et l'EI et il y a des demandes rédhibitoires des ravisseurs et d'autres auxquelles nous pouvons répondre".

De violents affrontements entre l'armée libanaise et des jihadistes déclenchés le 2 août à Ersal ont provoqué la mort de 20 soldats, 16 civils et des dizaines de militaires. Ils se sont achevés par le retrait des combattants islamistes vers les montagnes environnantes et la région syrienne du Qalamoun, frontalière du Liban.
Depuis, une trentaine de soldats et de policiers sont retenus en otage par trois groupes : l’EI, le Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda, et Jaych al-islam, un groupe rebelle islamiste syrien.
Les terroristes ont déjà décapité deux soldats - Ali Sayyed (sunnite) et Abbas Medlej (chiite) - et menacent d'en tuer un troisième.

Dimanche, le Front al-Nosra a diffusé une nouvelle vidéo montrant quatre des otages. Le clip, de 17 minutes et en deux parties, contient les conversations téléphoniques qu'ont eues deux des militaires, Ahmad Abbas et Georges Khoury, avec leurs familles.

Le soldat Georges Khoury demande à sa sœur lors de la conversation ce qui leur est arrivé après l'avoir rencontré en compagnie du cheikh Moustapha Hojeiry, qui faisait office de médiateur avec les jihadistes.
De même, Ahmad Abbas demande à son père des nouvelles de la famille et l'exhorte à déployer des efforts pour obtenir sa libération.
Deux autres militaires apparaissent dans la vidéo, mais ne prennent pas la parole. Le Front al-Nosra a diffusé aussi dans la vidéo des images de femmes et d'enfants syriens en Syrie.

 

 

Les jihadistes réclament le retrait de Syrie du Hezbollah, engagé dans les combats aux côtés de l'armée de Bachar el-Assad, mais également un échange avec des prisonniers islamistes détenus au Liban.


Le Qatar, petit et riche pays gazier du Golfe, a annoncé cette semaine avoir contribué à la libération en Syrie de 45 Casques bleus fidjiens enlevés le 28 août par le Front Al-Nosra. En août, Doha avait affirmé avoir obtenu après des "efforts acharnés" la libération du journaliste américain Peter Theo Curtis, otage pendant 22 mois du Front Al-Nosra. En mars, il avait joué un rôle clé dans la libération de 13 religieuses syriennes retenues en otage par le Front Al-Nosra pendant quatre mois.

 

 

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