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Un monde de solutions (II)

Éliminer la douleur par la couleur

Santé
Simonetta Caratti | La Regione Ticino pour Sparknews/Suisse
20/09/2014

 «À ma première séance de chromothérapie, j'avais très mal aux genoux et j'ai dû interrompre le traitement. Puis la douleur s'est atténuée et j'avais aussi moins mal aux cervicales. Chaque visite du thérapeute me soulageait énormément.» Ce témoignage est celui de Maria, pensionnaire de la Casa Anziani Malcantonese, une résidence suisse pour personnes âgées où un essai clinique sur la douleur a été mené en utilisant la chromopuncture.
Cette étude, approuvée par le Service de santé du canton du Tessin, a produit des résultats étonnants: dès la première séance, la douleur a diminué de 30% pour ensuite pratiquement disparaître. La consommation d'antalgiques, tels la morphine et d'autres opiacés, a été réduite de moitié. Les médecins eux-mêmes ont été surpris: onze patients sur douze ne ressentaient absolument plus aucune douleur et consommaient deux fois moins de cachets.
«J'avais très souvent de violentes migraines, mais elles ont maintenant presque disparu. J'attendais la venue du thérapeute avec plaisir, car après chaque séance, j'étais aussi de meilleure humeur», affirme Giovanni, un autre pensionnaire.

 

Le Dr Fausto Pagnamena s'apprêtant à traiter avec on crayon de couleur.

 

Enregistrer l'intensité de la douleur
Cette étude est la première à s'être déroulée sur une année entière (de février 2012 à mars 2013), pour évaluer de façon objective les effets de la chromopuncture sur la douleur: des infirmières travaillant indépendamment du chromothérapeute enregistraient l'échelle d'intensité de la douleur indiquée par les patients avant et après les séances.
Le principe de la chromopuncture paraît très simple: un faisceau de lumière colorée, appliqué sur la peau le long du trajet des méridiens d'acupuncture ou en d'autres points précis de réflexologie, atténue la douleur. «La lumière est la langue de communication des cellules. Lorsque cette langue est perturbée, les couleurs transmettent à l'organisme une information qui rétablit l'équilibre», explique le Dr Fausto Pagnamena. Ancien médecin en chef du service pédiatrique de l'hôpital La Carita de Locarno et spécialiste en chromopuncture (il a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet et enseigne cette discipline), c'est lui qui a dirigé l'essai clinique. «Nous avons utilisé une lumière infrarouge (d'une fréquence de 950 nanomètres) qui présente la même vibration que le noyau cellulaire. L'onde transmet l'information à l'organisme pour libérer des blocs d'énergie, ce qui rétablit la communication entre les cellules.» Ces blocs, précise-t-il, sont «les émotions restées bloquées pendant des années. Ce sont les briques constitutives des maladies, ses facteurs déclencheurs si souvent négligés. En libérant les blocages émotionnels par des rayonnements lumineux, le stress est évacué de l'organisme et le système immunitaire s'en trouve renforcé».
Mois après mois, c'est exactement ce qui est arrivé aux patients âgés de la résidence suisse. «Les deux premières séances visaient à rééquilibrer leur attitude émotionnelle, ce qui a déjà réduit de 30% la douleur. Ce résultat montre à quel point les émotions sont à l'origine de douleurs souvent difficiles à expliquer par une approche médicale classique. Puis nous avons poursuivi le traitement avec un rayonnement infrarouge, et la douleur a encore plus régressé.»


Tous les patients ont été diagnostiqués avant d'être traités à raison d'une séance d'une demi-heure par semaine. Cet essai a été réalisé en collaboration avec des médecins, car la chromothérapie est complémentaire de la médecine conventionnelle. Si les résultats ont surpris le personnel médical de la résidence, le Dr Pagnamenta, lui, savait à quoi s'attendre: «Je traite les migraines, l'insomnie, les douleurs de dos et bien d'autres choses avec les lumières colorées depuis 25 ans. En ciblant des points spécifiques, on peut effacer la douleur en quelques séances à peine. Et en cas de maladie dégénérative grave, le traitement peut renforcer le système immunitaire.»

 

Des stylos lumineux colorés utilisés sur un patient lors d'une séance de chromopuncture.

 

Efficacité constante
Il était essentiel que cette étude soit évaluée indépendamment du thérapeute afin de confirmer la validité des résultats. Or il semble en effet que la douleur n'ait pas reparu après interruption du traitement hebdomadaire: «Nous avons évalué la perception de la douleur chez les patients un mois après la dernière séance. L'efficacité était constante. Seul un patient sur douze n'a pas bénéficié du soulagement qu'il espérait.»


Comment expliquer que le traitement ne marche pas systématiquement? «Je vais vous raconter une histoire, répond le Dr Pagnamenta. Une patiente habitant l'une des vallées est venue me consulter pour un mal de dos. Au bout de trois séances, elle souffrait toujours, mais elle avait changé : elle était plus calme, moins sensible aux disputes domestiques et elle supportait mieux la douleur.» Il y aurait donc un facteur psychologique, et le scepticisme aurait aussi des effets? «Oui, conclut le médecin. Le cerveau contribue aussi à la guérison.»
Roberto Perucchi, directeur de la résidence, est lui aussi satisfait de l'expérience. «Le fait de pouvoir réduire considérablement la perception de la douleur et diviser par deux la consommation d'antalgiques, dont la morphine, est un excellent résultat », convient-il. La méthode a également des retombées financières intéressantes puisqu'elle permet d'économiser sur les médicaments. «Cette technique doit faire l'objet de recherches plus poussées. L'essai sera reproduit dans une autre résidence afin de collecter des données supplémentaires.»


Entre-temps, à la Casa Anziani Malcantonese, la chromopuncture continue d'être appliquée et est aujourd'hui proposée régulièrement par l'institution où un thérapeute s'occupe des patients deux fois par semaine. La décision vient à la fois du personnel médical de la résidence et des résidents eux-mêmes, qui peuvent demander une consultation. «De plus en plus de patients veulent essayer cette thérapie», se réjouit Laura Ceolin. Cette thérapeute diplômée explique que les médecins sélectionnent les patients dont la douleur résiste aux remèdes conventionnels. «La plupart du temps, je commence par travailler sur l'anxiété. À partir du moment où elle est évacuée, d'autres symptômes s'améliorent ou disparaissent», assure-t-elle.
Les interventions auprès de patients atteints de troubles cognitifs ont également livré des résultats prometteurs: «Leur état s'améliore après une séance. Certains retrouvent le sourire ou réagissent mieux aux stimuli extérieurs; d'autres récupèrent partiellement leur équilibre et arrivent à se lever. Dans certains cas, ce sont des traits de caractère anciens qui refont surface.» Ainsi, l'expérience se poursuit.

 

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ET LES CHINOIS CROIENT QUE LES CORNES DE RHYNOCÉROS ET LES DÉFENSES D'ÉLÉPHANTS, AUSSI BIEN QUE TOUTES LES CORNES DE PRESQUE TOUS LES ANIMAUX, SONT DES APHRODISIAQUES... LA MÉDICATION ? DANS LA CAVITÉ CRÂNIENNE !

Sabbagha Antoine

Vive les couleurs qui peuvent faire des miracles de nos jours .

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