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À La Une - Liban

Le corps de Kaëd Ghadada, exécuté par l'EI, remis à sa famille à Ersal

Le médiateur qatari transmet au gouvernement les revendications des jihadistes : la libération de 400 détenus islamistes et la somme de 5 millions de dollars.

Les proches des militaires libanais détenus par les jihadistes manifestant le 4 septembre 2014 devant le Parlement à Beyrouth. AFP PHOTO/ANWAR AMRO

Le corps d'un civil libanais qui avait été enlevé par les jihadistes fin août à Ersal, dans la Békaa, a été remis vendredi soir à sa famille dans cette localité sunnite frontalière de la Syrie, ont indiqué des habitants et l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
"La dépouille de Kaëd Ghadada, qui porte un impact de balle à la tête, est arrivée à Ersal. Il avait été enlevé par l'Etat islamique (EI) puis exécuté. Son corps a été remis à sa famille", a précisé Ani.

Mercredi, c'est le sergent Ali Sayyed, décapité par l'EI, qui était enterré à Fnaydek au Liban-nord. Le sergent avait été kidnappé avec des dizaines de soldats et de membres des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) à Ersal, le 2 août, lors de combats avec des jihadistes venus de Syrie. L'EI,  Front al-Nosra et un troisième groupe rebelle islamiste syrien lié à l'EI détiennent toujours une trentaine de policiers et de soldats libanais.

 

(Lire aussi : Ali Sayyed, un sergent affable, généreux et pacifique)


Alors que la famille de Ghadada garde le silence, des habitants de Ersal ont déclaré à l'AFP que la victime, qui possède une carrière dans le jurd, avait été enlevée à son domicile par des hommes armés.
Dans une vidéo postée par un site proche d'al-Nosra, deux hommes se présentant comme des Syriens racontent qu'ils travaillaient avec Ghadada pour le compte du Hezbollah. Ils indiquent que le parti chiite leur a donné une formation et leur a demandé de procéder à des missions de surveillance, voire de tirer contre Ersal. Mais l'ANI et des habitants assurent que Ghadada a été tué par l'EI.

 

(Lire aussi : L'armée formelle : Pas de présence terroriste sur les hauteurs de Baskinta et de Sannine)


Vendredi, dans une vidéo diffusée sur YouTube intitulée "Qui paiera le prix", le Front al-Nosra a lancé un ultimatum on ne peut plus clair au Hezbollah et à l'armée libanaise, les menaçant des foudres jihadistes si le parti chiite ne se retire pas de Syrie. Le groupe avait déjà posté le 23 août une vidéo montrant neuf soldats et policiers kidnappés et appelant le Hezbollah à retirer ses combattants de Syrie.

Médiation qatarie
Outre le retrait du Hezbollah de Syrie, les ravisseurs réclament un échange avec des prisonniers islamistes détenus au Liban. Pas de négociations avec les preneurs d'otages, a toutefois tranché jeudi le gouvernement à l'unanimité à l'issue d'un Conseil des ministres. "La sécurité des otages militaires ne peut faire l'objet d'un compromis ou d'un échange car l'État fera face férocement à tout ce qui menace leur vie", a déclaré le ministre de l'Information, Ramzi Jreige rapportant les décisions du Conseil des ministre. "Cette affaire pourrait faire l'objet de négociations à travers des canaux internationaux", a-t-il ajouté.

Vendredi, le vice-Premier ministre Samir Mokbel a lui aussi souligné que les autorités libanaises refusent tout échange de prisonniers. M. Mokbel a ajouté que le gouvernement traite sérieusement avec l'aide du Qatar le dossier des militaires enlevés par les jihadistes.

(Lire aussi: Appel commun de personnalités islamiques de tous bords à « libérer l'islam de Daech »)

Un médiateur syrien, dépêché par le gouvernement qatari, s'est d'ailleurs rendu vendredi dans le jurd de Ersal pour rencontrer l'émir d'al-Nosra, Abou Malek Tallé. Peu d'informations ont filtré sur cette réunion de cinq heures à part le fait que le médiateur aurait exhorté les jihadistes à ne pas attenter à la vie des otages. Abou Malek aurait de son côté réitéré les revendications d'al-Nosra, notamment la libération des prisonniers islamistes de Roumieh, selon des sources informées.
L'EI a, de son côté, publié vendredi sur son site un communiqué dans lequel il affirme avoir été "surpris par la venue du médiateur qatari", sachant que "l'EI avait accepté le principe d'une médiation indirecte avec le gouvernement libanais".

Selon des informations rapportées samedi par les médias locaux, le médiateur qatari, qui a quitté Ersal, a transmis au gouvernement libanais les revendications des deux groupes : la libération de 400 détenus islamistes détenus dans les prisons libanaises ainsi qu'une rançon de 5 millions de dollars.

 

 

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Le corps d'un civil libanais qui avait été enlevé par les jihadistes fin août à Ersal, dans la Békaa, a été remis vendredi soir à sa famille dans cette localité sunnite frontalière de la Syrie, ont indiqué des habitants et l'Agence nationale d'information (Ani, officielle)."La dépouille de Kaëd Ghadada, qui porte un impact de balle à la tête, est arrivée à Ersal. Il avait été...

commentaires (3)

La nausee....

Michele Aoun

16 h 39, le 06 septembre 2014

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Commentaires (3)

  • La nausee....

    Michele Aoun

    16 h 39, le 06 septembre 2014

  • Pauvre soldat massacre par cette criminelle organization , que Dieu recoive son ame . Ces gens travaillent pour le sionisme et le protége a la frontiere syrienne du Golan pour empecher les resistants de liberer cette partie usurpee comme l'est toute la Palestine . Mais rien n'y fera , les resistants arriveront a bout de ces sauvages esclaves de leurs maîtres israeliens .

    FRIK-A-FRAK

    16 h 36, le 06 septembre 2014

  • Triste de voir Qatar jouer à l'avocat du diable .

    Sabbagha Antoine

    16 h 36, le 06 septembre 2014

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