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Assad "accueillerait favorablement" une élection de Aoun à la présidence du Liban

Le président syrien assure que son pays "n'interfère dans les affaires d'aucun pays arabe".

Le président syrien Bachar el-Assad. Photo d'archives/AFP

Le président syrien Bachar el-Assad a indiqué mercredi dans une interview accordée au quotidien al-Akhbar qu'il accueillerait favorablement une élection du chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun à la présidence de la République, tout en assurant que son pays "n'interfère dans les affaires d'aucun pays arabe".

Pour le président syrien, une élection de M. Aoun serait "d'abord dans l’intérêt du Liban mais aussi dans l’intérêt des relations fraternelles (entre le Liban et la Syrie, ndlr)". "Nous savons que Michel Aoun est un patriote, qu'il n'est pas confessionnel et croit en la Résistance et l'arabité".

Pour M. Assad, Michel Aoun est "un homme intègre et honnête qui s'est battu avec dignité et s'est réconcilié avec dignité". Le président syrien a également salué en lui un homme "qui est resté fidèle à ses prises de position envers la Syrie, en dépit des tempêtes et des tentations", a-t-il ajouté.

 

(Pour mémoire: Des propos attribués par « al-Joumhouriya » à Aoun suscitent la polémique)

 

Ce soutien indirect de Bachar el-Assad à Michel Aoun intervient deux jours après un vibrant hommage du vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Mokdad, au chef du CPL.
"Nous sommes témoins du fait que le général Aoun a de l'expérience, il a foi dans le Liban et sa souveraineté et il croit dans les relations libano-syriennes. Il s'emploie en outre à rechercher des solutions aux problèmes du Liban". Et le ministre syrien d'ajouter : "Si le général Aoun est choisi, je peux affirmer qu'il le mérite. Les qualifications évoquées par les Libanais (concernant le profil du président) s'appliquent parfaitement à lui".

 

(Pour mémoire : Kandil : « Aoun est le candidat de l'alliance des vainqueurs en Syrie »)

 

Pour élire un successeur au président Michel Sleiman, dont le mandat a expiré le 25 mai, le chef du Législatif Nabih Berry avait convoqué les députés à une première séance plénière le 23 avril. Celle-ci n'a pas débouché sur l'élection d'un président, aucun des candidats n'ayant obtenu le nombre de voix nécessaires. Les quatre tours suivants ont tourné court, faute de quorum.

Alors que le 8 et le 14 Mars campent sur leurs positions, le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a indiqué mardi dans une interview accordée à la chaîne al-Hadath, qu'au cas où il verrait le chef du Courant du Futur, Saad Hariri, la semaine prochaine à Paris, il envisage de l'informer qu'il s'oppose aux candidatures à la présidence de la République des chefs du CPL, Michel Aoun, et des Forces libanaises, Samir Geagea, et qu'il réaffirmera son appui "au candidat de la modération" que représente, selon lui, le député Henri Hélou.

Lundi, Samir Geagea a affirmé qu'il était prêt à se retirer pour un autre candidat qu'il jugerait acceptable et a invité Michel Aoun à adopter la même démarche afin de sortir de l'impasse.

 

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Le président syrien Bachar el-Assad a indiqué mercredi dans une interview accordée au quotidien al-Akhbar qu'il accueillerait favorablement une élection du chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun à la présidence de la République, tout en assurant que son pays "n'interfère dans les affaires d'aucun pays arabe".
Pour le président syrien, une élection de M. Aoun serait "d'abord dans l’intérêt du Liban mais aussi dans l’intérêt des relations fraternelles (entre le Liban et la Syrie, ndlr)". "Nous savons que Michel Aoun est un patriote, qu'il n'est pas confessionnel et croit en la Résistance et l'arabité".
Pour M. Assad, Michel Aoun est "un homme intègre et honnête qui s'est battu avec dignité et s'est réconcilié avec dignité". Le président syrien a également salué en lui un homme "qui est resté...
commentaires (9)

Tant que ce n'est pas Israel ou Da3ech ou les parangons de la démocratie dans le marécage arabe...

Wassim Henoud

23 h 54, le 11 juin 2014

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Commentaires (9)

  • Tant que ce n'est pas Israel ou Da3ech ou les parangons de la démocratie dans le marécage arabe...

    Wassim Henoud

    23 h 54, le 11 juin 2014

  • Les faits jusqu'à ce jour donnent raison au libérateur de son peuple d'un complot ourdi par les ennemis des résistances , qui lorgneraient plus vers un candidat au passé sulfureux , fait de crimes et de collaborations , mais qui n'osent pas dire leur préférence .

    FRIK-A-FRAK

    19 h 47, le 11 juin 2014

  • Il faut se calmer un peu, non mais c'est l'hystérie généralisée. C'est au conditionnel et puis le président démocratiquement et fraichement élu (on parle pas de ces pays arabo-obscurantistes sans élections du golfe Persique), d'un pays frère et ami a le droit de dire son point de vue sur un autre probable président avec lequel il devra entretenir les meilleurs,importants, et étroits rapports fraternels, amicaux et diplomatiques qui soient pour la meilleure collaboration possible entre nos 2 pays bien distincts, bien que si proches dans beaucoups de domaines.

    Ali Farhat

    19 h 45, le 11 juin 2014

  • Il ne manquait plus que celui là pour nous indiquer, nous les libanais, le meilleur choix à faire. Il est vrai qu'après avoir assassiné 160.000 syriens, + les tortures, + tout les reste pour se maintenir au pouvoir, + la complicité d'Obama, +++++ il n'est pas en position de donner le moindre avis et qu'il commence par mettre de l'ordre dans son pays. Le petit Hitler + le Hezbollah + Aoun, c'est pire que le triangle des Bermudes !!!

    FAKHOURI

    16 h 08, le 11 juin 2014

  • Quel avenir florissant si le Liban et la Syrie ont des présidents comme Aoun et Bachar!! Les fleurs seront surtout pour les tombes des innocents ... Que Dieu nous garde de cette double malédiction !

    CBG

    15 h 43, le 11 juin 2014

  • D'abord ce n'est pas aux nazis de penser à la place des Libanais, même si nos dirigeants ont du mal à penser depuis des décennies. Ensuite, ma foi, que dire de plus que ce que nous répétons concernant les propos de ce despote menteur et criminel ?... Quand il dit que "son pays n'interfère dans les affaires d'aucun pays arabe", veut-il dire que le Liban n'a jamais été un pays arabe ou bien prend-il les gens pour plus crétins que lui et ses alliés ? La teneur de cette interview démontre parfaitement à quel point le pauvre petit suiviste Aoun est manipulé, soumis et endoctriné. Sa position est loin d'être enviable : soit il prend ses distances au risque de sa vie, soit il va jusqu'au bout en vendant son pays aux autres ennemis. Malheureusement pour les Libanais, c'est la deuxième hypothèse qui se profile nettement avec l'aide des armes illégales, les menaces et les intimidations des mercenaires.

    Robert Malek

    15 h 31, le 11 juin 2014

  • LE MAÎTRE... ET LE : PAGE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    15 h 23, le 11 juin 2014

  • Puisque Bashar a décidé que Aoun était celui qu'il voudrait voir Président, même si Aoun était Dieu sur terre nous n'en voulons plus!!!

    Pierre Hadjigeorgiou

    15 h 17, le 11 juin 2014

  • Des compliments gratuits pour semer plus de zizanie entre 8 et 14 mars .

    Sabbagha Antoine

    14 h 49, le 11 juin 2014

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