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Syrie : plus de trois ans de conflit

Repère
OLJ/AFP
02/06/2014

La Syrie est en proie depuis le 15 mars 2011 à un conflit déclenché par une révolte pacifique qui s'est transformée en conflit armé face à la répression menée par le régime de Bachar el-Assad.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), plus de 162.000 personnes ont été tuées depuis le début des violences. Retour sur plus de trois ans de conflit.

 

-2011-


- 15-16 mars: A Damas, rassemblements pour "une Syrie sans tyrannie". Plusieurs manifestations contre le pouvoir sont ensuite violemment réprimées à Damas et Deraa (sud). Le régime dénonce une "rébellion armée de groupes salafistes".

 

Une manifestation contre le régime syrien, à Damas, le 15 mars 2011.

 

-23 mars: la répression de manifestations à Deraa fait au moins 100 morts (témoins et militants des droits de l'Homme). Le mouvement y avait commencé après l'arrestation et la torture d'élèves soupçonnés d'avoir écrit des slogans anti-régime sur les murs.

 

 Manifestation à Deraa, le 18 mars 2011.

 

- 30 juillet: Création de l'Armée syrienne libre (ASL), dirigée par un colonel réfugié en Turquie. L'ASL est composée essentiellement de civils ayant rejoint la rébellion, encadrés par des déserteurs.

- 18 août: Le président américain Barack Obama et ses alliés occidentaux appellent Assad à partir et renforcent les sanctions contre son régime.

- 4 octobre: Premier veto russo-chinois à un projet de résolution condamnant damas pour la répression des manifestations.

 

En octobre 2011,  le premier veto russo-chinois à un projet de résolution condamnant Damas. AFP/Stan Honda

 

-12 novembre: La Ligue arabe suspend la Syrie de l'organisation et appelle au retrait des ambassadeurs arabes.

 

-2012-


- 1er mars: L'armée prend le contrôle du quartier de Baba Amr, bastion de la rébellion à Homs (centre), après un mois de siège et de bombardements (centaines de morts, ONG).

 

Le siège de Homs, en février 2012



- 16 juin: Des observateurs de l'ONU chargés de surveiller un cessez-le-feu complètement ignoré suspendent leurs opérations.

- 30 juinAccord à Genève entre les grandes puissances sur une transition politique, qui maintient le flou sur le sort d'Assad. Il n'a jamais été appliqué.

- 18 juillet: Quatre hauts responsables en première ligne dans la répression de la révolte, dont le beau-frère d'Assad, Assef Chawkatsont tués à Damas dans un attentat, qui intervient au lendemain du lancement par les rebelles de l'ASL de la bataille de damas. Le 20 juillet, les rebelles lancent la bataille d'Alep (nord).

 

Les funérailles d'Assef Chawkat à Tartous.

 

 

- août: entrée en action massive des armes lourdes, dont les avions bombardiers.

- 11 nov: Les composantes de l'opposition signent, après d'intenses pressions occidentales et arabes, un accord pour constituer une Coalition nationale de l'opposition.

 

-2013-


- 14 février: Les Gardiens de la révolution, garde prétorienne du pouvoir iranien, annoncent qu'un de leurs commandants a été tué en Syrie par des rebelles. Leur chef avait admis en septembre l'envoi de "conseillers" militaires.

 

- 3 mai: Israël mène deux raids aériens sur des cibles militaires près de Damas, disant vouloir empêcher un transfert d'armes au Hezbollah.

 

- 25 mai: Le Hezbollah dit combattre en Syrie pour "protéger" le Liban.

 

(Pour mémoire: Liban : l'implication du Hezbollah dans le conflit syrien)



- 5 juin: Le régime et son puissant allié, le Hezbollah, prennent aux rebelles la ville clé de Qousseir, près de la frontière libanaise.

 

Les combats à Qousseir.

 


- 21 août: Offensive dans deux zones contrôlées par les rebelles près de Damas. L'opposition et des pays occidentaux accusent le régime d'avoir tué des centaines de personnes avec des gaz toxiques.

 

La photo de l'intolérable : les corps des victimes, principalement des enfants, alignés dans une morgue de fortune. L'opposition syrienne a accusé le régime d'avoir perpétré une attaque aux armes chimiques dans la banlieue de Damas, le 21 août 2013. AFP/HO/SHAAM NEWS NETWORK



- Septembre: un accord russo-américain sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien d'ici mi-2014 écarte in extremis la menace d'une frappe américaine, brandie après l'attaque chimique.

 

- 18 octobre: Neuf pèlerins libanais chiites enlevés en Syrie sont libérés après plus de 500 jours de captivité. Onze Libanais avaient été enlevés le 22 mai 2012 dans la province d'Alep (nord), alors qu'ils revenaient d'un pèlerinage en Iran. Deux d'entre eux avaient été libérés courant 2013. Malgré les démentis des familles, les ravisseurs les accusaient d'appartenir au Hezbollah, le parti chiite libanais qui combat en Syrie les insurgés aux côtés du régime de Bachar el-Assad. (Lire l'interview d'un des otages).

 

L'un des neuf pèlerins retrouve sa femme à l'aéroport de Beyrouth. REUTERS/Mohamed Azakir

 

 

-2014-


- 3 janvier : Des groupes rebelles lancent une offensive dans le Nord contre le groupe l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, ou Daech), l'accusant d'exactions et de faire le jeu du régime.

- 22 janvier: Ouverture à Genève de négociations inédites entre régime et opposition sous l'égide de l'ONU. Une 2e session de pourparlers se termine le 15 février sur un constat d'échec.

 

 Lakhdar Brahimi présente ses excuses au peuple syrien après l'échec de Genève 2 (voir à 4min et 40 secondes)

 

- 9 mars: Les religieuses de Maaloula sont libérées en échange de quelque 150 prisonnières détenues par le régime syrien, grâce à une médiation libano-qatarie. Les 13 religieuses, syriennes et libanaises, et leurs trois auxiliaires avaient été enlevées le 3 décembre dans leur couvent de Maaloula, localité chrétienne au nord de Damas. Elles étaient depuis détenues à Yabroud, bastion rebelle près de la frontière libanaise, par le Front Al-Nosra.

 

 

 La libération des nonnes, une vidéo postée sur YouTube par l'activiste syrien Hadi Abdallah.

 

- 9 mai: L'armée entre dans la vieille ville de Homs, assiégée et bombardée par l'armée pendant plus de deux ans, après le retrait des 2.000 derniers rebelles en vertu d'un accord sans précédent entre belligérants.

- 14 mai: L'émissaire international pour la Syrie Lakhdar Brahimi jette l'éponge, comme son prédécesseur Kofi Annan.

 

 

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