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Mahmoud, 56 ans, agent de sécurité : « Je m’offre de petits luxes de temps en temps »

Un homme, un métier
16/09/2013

Mahmoud, 56 ans, est agent de sécurité depuis une douzaine d’années, dont environ 10 ans passés au service de la firme privée Securitas. Marié, père de deux grands enfants, il perçoit un salaire mensuel de 900 000 livres, auxquelles viennent parfois s’ajouter des heures supplémentaires.
« Je ne me plains pas, affirme-t-il. Je m’offre de petits luxes de temps en temps. Je mange de la viande tous les jours, je fume des cigarettes américaines... Je m’en sors. »


Cet ancien militaire de carrière a rejoint l’armée à 21 ans, après avoir prématurément quitté l’école. « J’ai passé 23 ans dans l’armée », indique-t-il avec fierté. Une institution qui lui a appris l’importance de la discipline et qui lui a inculqué des valeurs durables, souligne-t-il.


En 2000, Mahmoud quitte l’armée et, après avoir empoché ses indemnités de fin de service (environ 69 millions de livres, auxquelles viendra bientôt s’ajouter la retraite, soit 1 184 000 livres par mois), il se reconvertit aussitôt dans la sécurité privée. Un métier qu’il apprécie et qui lui permet de rester actif jusqu’à sa retraite.
Sur le plan de la protection sociale, Mahmoud est pris en charge par l’armée.


En ce qui concerne ses dépenses mensuelles, une grande partie de ses revenus est consacrée au remboursement de ses dettes : un prêt immobilier (300 000 livres par mois, échéance 2014) et un prêt auto (250 000 livres par mois, échéance 2014 également). Son fils de 19 ans est en outre inscrit dans un institut public, ce qui représente une dépense annuelle de 350 000 livres.


À ces dépenses s’ajoutent les frais de nourriture, les dépenses courantes, l’essence, « trop chère », avoue Mahmoud, qui préfère limiter les déplacements quand il le peut, et les sommes allouées à sa femme et sa fille, toutes deux inactives.
Au final, même si certaines fins de mois peuvent se montrer difficiles à boucler, en raison du remboursement des diverses échéances, Mahmoud s’estime satisfait. « Il ne me reste plus qu’un an pour régler mes dettes ; je pourrai souffler après et me détendre », conclut-il.

 

 

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