Des rebelles syriens préparent des obus de mortier prêts à être lancés. Ward Al-Keswani/Reuters
Deux jours après le discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a reconnu pour la première fois l'engagement de ses troupes auprès de l’armée régulière syrienne contre les rebelles, une ONG a accusé le parti chiite libanais de superviser les opérations de l'armée syrienne, notamment les combats de rue, à Homs, dans le centre du pays.
"L'armée syrienne, appuyée par des supplétifs (pro-régime) et des officiers de l'Iran et du Hezbollah, a pris le contrôle de larges parties du quartier de Wadi al-Sayeh" dans le centre de Homs, rapporte jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui s'appuie sur un large réseau de militants et de sources médicales.
Wadi el-Sayeh se situe à mi-chemin entre le quartier de Khaldiyé et les quartiers du vieux Homs, deux zones aux mains des rebelles et assiégées par l'armée depuis près d'un an.
"La prise de Wadi el-Sayegh va lui permettre d'isoler ces deux secteurs" en coupant la route qui les relie, indique l'OSDH. "Dans le vieux Homs, il y a 800 familles assiégées depuis près d'un an, dont des centaines de blessés. Elles sont menacées car si le vieux Homs (à majorité sunnite) est pris, on craint des actes de vengeance (des pro-régime) à caractère confessionnel", ajoute l'OSDH.
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Homs, troisième ville du pays et surnommée par les militants la "capitale de la révolution", est une ville divisée en quartiers sunnites, alaouites, chrétiens et mixtes quasiment étanches où se concentrent les tensions confessionnelles du pays. Le régime est dirigé par les alaouites, communauté minoritaire du président Bachar el-Assad, tandis que la majorité de la population et de la rébellion, est sunnite.
Le discours de Nasrallah
Le Hezbollah a reconnu mardi, par la voie de son secrétaire général, Hassan Nasrallah, participer aux combats dans la région de Qoussair, dans la campagne de Homs, où il affirme défendre des villages habités par des Libanais, et dans le haut lieu chiite religieux de Sayeda Zeinab, à l'est de Damas.
Dans un discours retransmis en direct à la télévision, Hassan Nasrallah a mis en garde les opposants, plus précisément les groupes salafistes, contre toute tentative de détruire, à Damas, le mausolée de Sayeda Zeinab, fille du premier imam chiite, Ali ben Abi Taleb, et petite-fille du prophète Mohammed. " Il y a actuellement des combattants qui se trouvent à quelques centaines de mètres du mausolée à Damas, a précisé Nasrallah. C’est un lieu de culte extrêmement important dans son symbolisme, d’autant que les groupuscules armés ont menacé de le détruire une fois qu’ils auront mis la main sur cette localité", a affirmé Nasrallah qui a prévenu des "répercussions extrêmement dangereuses" si l’édifice était détruit. "Afin d’éviter la discorde, les États qui financent les groupuscules salafistes sont invités à les dissuader de s’en prendre à ce haut lieu symbolique", a-t-il lancé.
Il a également prévenu que les "amis de la Syrie", en référence à son parti et à son parrain iranien, ne permettront pas la chute du régime et qu'en cas de nécessité ils pourraient se retrouver "dans l'obligation d'intervenir" sur le terrain.
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Le chef du Hezbollah s'est adressé dans son discours à la rébellion syrienne, affirmant : "Vous n'allez pas pouvoir faire tomber le régime militairement, la bataille est encore longue".
Selon lui, l’objectif derrière ce qui se passe en Syrie "ne consiste pas seulement à extirper ce pays de l’axe de la résistance". "Le but est de détruire la Syrie et de l’épuiser pour la rendre totalement impuissante", a-t-il affirmé.
"Ce qui est actuellement demandé, c’est d’empêcher que ce pays continue d’avoir une influence régionale", a-t-il insisté, rappelant que les effets de ce conflit se feront ressentir "au Liban, en Palestine, en Jordanie, en Irak et en Turquie".
Hariri et Geagea condamnent
Réagissant à ces propos, l’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri a accusé le Hezbollah de lier le sort de la Syrie à celui du Liban. "Nasrallah veut effacer le Liban de la carte politique, il est en train de conduire le pays vers la destruction et la discorde", a-t-il averti dans un communiqué publié mercredi. "Nasrallah a annoncé qu’il restera aux côtés du régime de Bachar el-Assad jusqu’à la mort, a dit chef du courant du Futur. Il veut continuer à exécuter les ordres des Iraniens qui refusent la chute de ce régime".
De son côté, le chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea a affirmé mercredi que le Liban est en "danger" et que l’autorité de l’État est "affaiblie". Il a également déclaré que le parti chiite n’est pas en devoir de protéger les lieux saints en Syrie parce que c’est la responsabilité du régime de Bachar el-Assad. Il a enfin déclaré que ce régime "est sur le point de tomber".
(Pour mémoire : « Les brigades des hommes libres de la Békaa » pour faire face aux combattants du Hezbollah)
Mercredi, l'opposition syrienne a, elle aussi, dénoncé les "menaces" de Hassan Nasrallah. "Les Syriens et les Libanais espéraient (...) que le commandement du Hezbollah cesserait ses attaques à Homs et Damas et qu'il se rendrait compte de la gravité de la situation dans la région", indique un communiqué de la Coalition de l'opposition. "Mais (ils) n'ont entendu que des menaces (...) et des mises en garde contre l'embrasement de la région et un aveu d'ingérence dans les affaires syriennes", poursuit le texte diffusé dans la nuit.
L'opposition a appelé le gouvernement libanais "à mettre fin immédiatement aux opérations militaires menées par le Hezbollah dans des régions proches de la frontière syrienne", selon le communiqué, accusant le parti chiite de "se tenir aux côtés du régime Assad dans sa guerre contre le peuple syrien".
Jeudi, l'opposition syrienne a également critiqué la récente visite du cheikh salafiste libanais Ahmad el-Assir à Qoussair, estimant qu'elle "joue en faveur du Hezbollah et non pas de l’opposition syrienne".
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Wadi el-Sayeh se situe à mi-chemin entre le quartier de Khaldiyé et les quartiers du vieux Homs, deux zones aux mains des...



La vraie question est qu'il ne fallait pas laisser entrer le loup dans la bergerie, maintenent qu'il y est les poules vont payer pour les maquereaux. En général le hezb résistant ne s'implique que pour gagner. Il n'est pas eul et la Syrie n'est pas la Lybie etc....etc....en ce moment la panique en israel est palpable, en direct une vidéo montre les officiers expliquer aux réservistes que la prochaine guerre contre eux sera d'un autre ordre, je crois que l'initiative de la guerre n'est pas vraiment entre les mains des sionistes, sinon ils n'auraient pas attendu aussi longtemps, c'est pas de leurs habitudes. Il ne fallait pas laisser entrer le loup dans la bergerie!!!
17 h 42, le 02 mai 2013