Le chef de l'Etat syrien Bachar el-Assad a fait mercredi une rare apparition publique dans le centre de Damas, en visitant une centrale électrique à l'occasion de la fête du Travail, selon la page Facebook de la présidence. Photo AFP
Les Américains sont majoritairement hostiles à une intervention des Etats-Unis en Syrie même si le pourcentage de ceux qui y sont favorables doublerait au cas où le régime de Damas use d'armes chimiques contre sa population, montre un sondage Reuters/Ipsos publié mercredi.
Dix pour cent seulement des personnes interrogées dans ce sondage réalisé en ligne entre le 16 avril et le 1er mai estiment que Washington devrait intervenir dans les combats. Soixante-et-un pour cent sont hostiles à toute intervention. Mais la proportion des personnes favorables passe à 27% en cas d'utilisation d'armes chimiques par Damas. Celle des opposants tomberait à 44%.
Mardi, Barack Obama a promis une réévaluation des "options" américaines sur la Syrie s'il est prouvé que Damas a utilisé des armes chimiques, mais a mis en garde dans l'intervalle contre des décisions prises sans avoir "tous les éléments" en main. une semaine plus tôt, son administration avait, pour la première fois, évoqué des indices sur un recours limité du régime du président Assad à son stock d'armes chimiques, en l'occurrence du gaz sarin.
"Si je peux établir que non seulement les Etats-Unis mais aussi la communauté internationale sont sûrs que des armes chimiques ont été utilisées par le régime Assad, alors cela changera les règles du jeu", a déclaré le président.
Mercredi, des responsables sanitaires turcs ont par ailleurs indiqué que les autorités turques examinent actuellement des échantillons sanguins de victimes de la guerre civile blessées récemment du côté syrien de la frontière pour établir si des armes chimiques ont bien été utilisées. Selon ces responsables, les échantillons de sang de personnes rencontrant des difficultés respiratoires vont être envoyés dans des instituts médicaux-légaux turcs à des fins d'examens.
Le sondage montre aussi que beaucoup d'Américains restent imperméables aux événements en Syrie. Un tiers environ des personnes interrogées reconnaissent n'avoir jamais entendu parler ou lu le moindre mot sur le conflit syrien.
Ils sont huit pour cent à avoir entendu parler ou à avoir lu de manière substantielle à propos de cette guerre civile qui a fait 70.000 morts environ depuis mars 2011.
(Lire aussi : Entre Assad et les rebelles, Israël à la recherche du moindre mal)
Démission de Brahimi ?
Face à la recrudescence des violences, des sources onusiennes ont affirmé à l'AFP que Lakhdar Brahimi, médiateur des Nations unies et de la Ligue arabe dans la crise syrienne, est décidé à démissionner par lassitude et parce qu'il estime que son mandat a été mis en péril.
Nommé l'an dernier pour succéder à Kofi Annan, qui avait tiré les conclusions de son impuissance à peser sur le cours de la crise en démissionnant, le diplomate algérien a accepté de rester en poste "quelques jours encore", a dit un diplomate de haut rang. Mais il considère qu'en reconnaissant l'opposition syrienne comme représentant légitime de la Syrie lors du sommet de Doha, fin mars, la Ligue arabe a mis à mal sa neutralité.
Les rumeurs d'une démission de Brahimi circulent depuis des mois alors que l'incapacité des Etats-Unis et de la Russie à s'entendre empêche la communauté internationale d'avancer dans la recherche d'une solution politique à la guerre en Syrie.
Enfin, sur le plan humanitaire, les garde-côtes italiens ont secouru mercredi quelque 70 immigrants à bord d'un bateau de pêche à la dérive au large du sud de l'Italie, dont des dizaines de réfugiés syriens parmi lesquels un enfant apparemment blessé, selon l'agence ANSA. Le jeune garçon, qui voyageait avec sa mère, avait une cicatrice au cou, a indiqué l'agence, citant les autorités de Calabre (sud).
La plupart des personnes qui se trouvaient à bord du bateau, dont la provenance n'a pas été précisée, étaient des Syriens. Mais des Afghans, des Bangladais, des Erythréens et des Pakistanais se trouvaient également à bord de l'embarcation. Ils ont été transférés dans un lieu d'accueil provisoire à Roccella Jonica.
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Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Pour revenir à ce sujet, je vous dis que le sondage a été fait près de 519 Américains sur les presque demi milliard d'habitants. C'EST DE LA RIGOLADE PURE ET SIMPLE. DE L'INTOX OU DE L'APPÂT QU'ON JETTE AUX AUTRES... Qui ne se souvient pas de la fameuse phrase dite à Saddam que s'il envahissait le Kuwait le gouvernement Américain pourrait le comprendre, et les Américains ne voulaient pas de guerre ? QU'EN FUT-IL de Saddam et de l'Iraq ?
11 h 39, le 03 mai 2013