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Moyen-Orient - Syrie

Damas annonce un accord avec Moscou sur le sort des bases russes

Après un an et demi de négociations entre les deux pays, les bases de Tartous et Hmeimim seront transformés « en centres conjoints de formation ».

Vue aérienne sur la base russe de Hmeimim, dans la région de Lattaquié, sur le littoral de la Syrie, le 11 mars 2025. Photo Omar Haj Kadour/AFP

La Syrie a annoncé dimanche être parvenue à un accord sur l'avenir des deux bases russes sur son territoire, que Moscou avait utilisées pour soutenir le président Bachar el-Assad jusqu'à sa chute fin 2024.

La Russie était une alliée indéfectible de Bachar el-Assad durant les 13 années de guerre civile syrienne, fournissant, grâce à ces bases, un soutien aérien capital aux forces de l'ex-président, lui permettant de se maintenir au pouvoir.

Les installations militaires du port de Tartous et de l'aéroport de Hmeimim, sur la côte méditerranéenne, seront transformées « en centres conjoints de formation (...), dans le cadre de nouveaux arrangements préservant les intérêts mutuels », a déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères, cité par l'agence de presse officielle Sana. L'accord, fruit d'un an et demi de négociations, « a fixé un délai n'excédant pas trois mois pour achever le processus », a précisé l'agence. Parallèlement, les installations civiles des deux bases seront remises aux autorités de Damas. Moscou n'a pas commenté cette annonce dans l'immédiat.

Chaïbani salue un accord « historique »

Le renversement de Bachar el-Assad en 2024, par une coalition de rebelles islamistes, a porté un sérieux coup à l'influence de Moscou dans la région. Le président Vladimir Poutine s'efforce depuis de nouer des relations avec les nouvelles autorités de Damas. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a inspecté dimanche les installations et infrastructures incluses dans l'accord, qualifié d'« historique » par l'agence Sana.

De son côté, l'Autorité syrienne de l'aviation civile, a déclaré par la voix de son directeur Omar al-Hasri, avoir pris le contrôle de l'aéroport international de Lattaquié, une installation civile adjacente à Hmeimim, dont les activités étaient étroitement liées à la présence russe sur la base militaire. L'Autorité va œuvrer à sa « remise en état », a précisé M. Hasri, une étape « importante » en vue de réintégrer les aéroports du pays « dans le système national de l'aviation civile ».

La base aérienne de Hmeimim et la base navale de Tartous constituaient les seuls avant-postes militaires officiels de la Russie en dehors de l'ex-URSS. Elles sont restées opérationnelles pendant les négociations.

« Nouvelle phase »

Moscou les avait largement utilisées lors de son intervention en 2015 dans la guerre civile syrienne en soutien à Bachar el-Assad, pilonnant les zones tenues par les rebelles. Le renversement de Bachar el-Assad en 2024, par une coalition de rebelles islamistes, a porté un sérieux coup à l'influence de Moscou dans la région.

Depuis, le président russe Vladimir Poutine s'efforce depuis de nouer des relations avec les nouvelles autorités de Damas et a ainsi reçu à deux reprises à Moscou son homologue syrien, Ahmad el-Chareh, depuis la chute d'Assad. Lors de sa dernière visite en janvier, M. Poutine avait notamment salué les progrès dans les relations bilatérales, félicitant son homologue pour ses « efforts visant à rétablir l'intégrité territoriale de la Syrie ».

Le ministère syrien des Affaires étrangères a de plus estimé que cet accord ouvre une « nouvelle phase » dans les relations entre Damas et Moscou.

Damas a exigé à plusieurs reprises que la Russie extrade l'ancien dictateur syrien, qui s'est réfugié à Moscou avec son épouse, Asma el-Assad, depuis son éviction. Plus tôt cette année, le Kremlin avait retiré ses forces de l'aéroport de Qamichli, dans la zone autonome kurde dans le nord-est de la Syrie.

La Syrie a annoncé dimanche être parvenue à un accord sur l'avenir des deux bases russes sur son territoire, que Moscou avait utilisées pour soutenir le président Bachar el-Assad jusqu'à sa chute fin 2024.La Russie était une alliée indéfectible de Bachar el-Assad durant les 13 années de guerre civile syrienne, fournissant, grâce à ces bases, un soutien aérien capital aux forces de l'ex-président, lui permettant de se maintenir au pouvoir. Les installations militaires du port de Tartous et de l'aéroport de Hmeimim, sur la côte méditerranéenne, seront transformées « en centres conjoints de formation (...), dans le cadre de nouveaux arrangements préservant les intérêts mutuels », a déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères, cité par l'agence de presse officielle Sana. L'accord,...
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